Aucun message portant le libellé Kadhafi. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Kadhafi. Afficher tous les messages

1 octobre 2012

Kadhafi aurait été assassiné par un agent secret français

Le président français Nicolas Sarkozy recevant Mouammar Kadhafi à l'Elysée le 10 décembre 2007.
N. Sarkozi et M. Khadafi en 2007 - Photo AFP

PhiGéo

Ce serait les services secrets français qui auraient mis fin aux jours de Khadafi en octobre 2011afin qu'il ne révèle pas son soutien à la campagne électorale à la présidence de Nicolas Sarkozi. Ce n'est pas très convaincant, les Libyens avaient toutes les raisons du monde de s'occuper eux-mêmes de leur dictateur sans qu'un agent secret français soit requis pour le faire à leur place. Même s'il est possible que l'ancien chef libyen ait contribué d'une manière ou d'une autre à faire élire l'ancien président français, cela ne veut pas dire que ce dernier ait commander son exécution.

FRANCE - LIBYE • Kadhafi aurait été assassiné par un agent secret français | Courrier international:

23 juillet 2012

Assad, tel un taureau blessé et furieux

Bachar al Assad - Photo albawaba
PhiGéo

Les choses se corsent en Syrie où le régime de Bachar al Assad semble maintenant ébranlé. Les derniers développements à Damas montrent, en effet, que le coeur du système de répression mise en place par le dictateur n'est plus à l'abri des attaques de ses opposants :

"[...] l'attentat à la bombe qui a visé le 18 juillet le siège de la Sécurité générale à Damas et qui a décapité la cellule de crise chargée de réprimer le soulèvement [trois hauts responsables y sont morts, dont le ministre de la Défense et surtout le beau-frère d'Assad, vice-ministre de la Défense, présenté comme l'homme fort du régime]. Qu'elle soit l'œuvre d'un kamikaze issu des rangs des rebelles ou d'un membre de la garde rapprochée de quelque baron du régime, cette opération révèle soudain la vulnérabilité nouvelle, totalement insoupçonnée, d'une dictature s'appuyant sur un système policier qui passait pour le modèle du genre."

C'est ainsi qu'Issa Goraieb dans le Courrier international décrit le coup porté au gouvernement syrien par son ennemi. La lutte devient d'autant plus féroce que le tyran voit son pouvoir directement menacé. D'où l'utilisation de chars d'assauts et d'hélicoptères de combats à Damas.

Goraieb ajoute que pour la première fois la ville d'Alep est aussi l'objet de combats et que des lignes de ravitaillements sont établies pour soutenir les assaillants du régime vacillant de Bachar al Assad :

"[...] pour la toute première fois Alep, deuxième ville de Syrie. Les rebelles auront par ailleurs réussi à prendre le contrôle d'un poste-frontière avec la Turquie et l'Irak [à ce jour, le 23 juillet, ils en détiennent un à la frontière avec l'Irak et trois sur la frontière turque]. Dès lors se trouve posés les premiers éléments, en tout point décisifs, d'un double et inappréciable tube d'oxygène pour la révolution : une ligne de ravitaillement en équipements militaires"

Le sort d'Assad sera-t-il le même que celui des autres dictateurs arabes de la région ? Peut-être que le soutien de la Russie et de la Chine rendront les derniers jours d'Assad moins dures que ceux de ces prédécesseurs - surtout que ceux de Kadhafi. Sans compter le fait que la Syrie a très probablement torturé pour le compte des Occidentaux pendant la guerre contre le terrorisme, services dont la divulgation publique pourrait être embarrassante pour tout le monde.

SYRIE • Assad, tel un taureau blessé et furieux | Courrier international

7 mars 2012

Tiraillements fédéralistes en Libye

La Révolution - Delacroix
PhiGéo 

La Libye est en train de se redéfinir. C'est compréhensible après ce qu'elle a vécue en 2011. Mais, ce qui est surprenant du point de vue canadien, c'est la perception qu'ont les Libyens du fédéralisme. Cette forme de constitution est, en effet, décrite par plusieurs là-bas comme étant incompatible avec l'unité nationale. Si le pays a déjà vécu une certaine forme de fédéralisme, le régime de Kadhafi avait renforcé le pouvoir central et "gommé" les différences régionales. Voici comment Narjes Flici dans L'Expression décrit ce qui est en train de se passer :

"La Libye était autrefois divisée en trois régions administratives: la Cyrénaïque, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzan (sud).

Le système fédéral a été supprimé en 1963. Pour tenter de justifier leur initiative, les initiateurs d'un retour au fédéralisme affirment qu'un tel système sortirait l'Est de sa marginalisation qui dure depuis des décennies alors que ses détracteurs craignent que cette initiative ne favorise la partition de la Libye et ne bloque la réconciliation dans un pays qui sort d'un conflit meurtrier. «Fédéralisme et unité sont des concepts contradictoires», affirme pour sa part l'analyste libyen Mohammed ben Hariz à l'AFP à Benghazi.

«Qu'est-ce que le fédéralisme a apporté à l'Irak, sinon des conflits entre les régions autonomes riches en pétrole comme dans le Kurdistan irakien et le gouvernement central à Baghdad», s'est-t-il interrogé.

Dans la rue, des centaines de personnes ont manifesté hier contre le fédéralisme dans le sud du pays, notamment dans les villes de Sabha et Koufra, dans le désert du Fezzan, selon des vidéos mises en ligne sur Facebook.
"

Le moins que l'on puisse dire c'est que les Libyens ne sont pas encore habitués à vivre l'unité dans la diversité. Mais, ce qui est en cause ici, c'est le pouvoir du Conseil national de transition ou, plutôt, son absence de pouvoir réel sur une bonne partie du territoire Libyen et, notamment, à Benghazi où a commencé la révolte contre Kadhafi. Il semble donc que la rébellion n'est pas terminée et que le nouveau pouvoir devra faire face lui aussi à la Révolution.

20 février 2012

A victory, but at what price?

Bio Image - LIEUTENANT-GENERAL BOUCHARD J.J.C. , CMM, CD
Lieutenant-général Bouchard
PhiGéo

David Publiese signe un excellent article dans le Ottawa Citizen sur le coût politique de la victoire canadienne en Libye célébrer par ailleurs en grande pompe en novembre dernier à Ottawa. C'est à cette occasion que le lieutenant-général Bouchard a reçu la Croix du service méritoire (division militaire) pour ses services exceptionnels comme commandant de la Force opérationnelle interarmées multinationale qui a soutenue la rébellion en Libye.

La démolition du régime de Mouamar Kadhafi (sur qui personne ne pleure en tant que dictateur vaincu) a eu, en effet, d'après Publiese, des conséquences importantes dont il faut tenir compte dans l'évaluation de la participation canadienne à la guerre de libération libyenne.

Ces conséquences sont:

1) D'abord la dissémination d'armes aux groupes terroristes comme Al-Quaïda au Maghreb islamique. Ce groupe salafiste terrorise le Nord de l'Afrique depuis plusieurs années. Il a plusieurs enlèvements à son actif. AQMI a reçu la sanction d'Ousama Ben Laden il y a quelques années et bien que le mouvement origine de l'Algérie il opère au Sénégal, au Mali, au Niger et en Mauritanie. (Plus d'une centaine de soldats maliens ont, par exemple, été massacrés dans le Nord du Mali avec des armes d'origines libyenne il y a environ deux semaines).

2) Ensuite le retour de nombreux travailleurs étrangers dans leurs pays d'origines, ce qui a pour conséquence de gonfler les rangs des chômeurs dans de nombreux pays d'Afrique, dont le Mali par exemple.

3) Finalement, l'instauration du règne de la terreur en Libye où les nouveaux maîtres ne respectent aucunement les principes démocratiques, en général, et les droits de l'Homme, en particulier, et se livrent à toutes sortes d'abus, y compris la torture. Voici comment l'auteur présente les choses à ce sujet :

"Equally troubling for countries that supported the rebels was the ongoing widespread detention of individuals and the use of torture in the new Libya. 
An estimated 8,500 men, women and children are still being held in detention centres run by various militias. Navi Pillay, the United Nations high commissioner for human rights, reported that the detainees were being tortured and that both male and female prisoners were being raped.
In January, Médecins sans Frontières pulled its medical staff from detention facilities in Misrata after they determined more than 100 people had been tortured. The group's doctors were being asked to keep prisoners alive so they could be tortured again.
Around the same time, Amnesty International reported that up to a dozen people had been tortured to death by Libya's new National Military Security agency.
In early February came the news that Libya's former ambassador to France, Omar Brebesh, had been killed shortly after being arrested by a militia group. According to the autopsy, he died after suffering "multiple bodily injuries and fractured ribs."
Such cases prompted Canada's Foreign Affairs Department to deliver a diplomatic note rebuking Libya for allowing such activities to take place.
But Libyan officials dismissed allegations of torture as unfounded. The head of Misrata's military council, Ibrahim Beitelmal, instead claimed that human rights organizations such as Amnesty International and Médecins sans Frontières were part of "Gadhafi's fifth column.""

L'un des facteurs qui expliquent les dérapages en Libye seraient la perte de contrôle par le Conseil national de transition (CNT) qui assurait la jonction entre les pays occidentaux et les rebelles pendant la guerre contre le régime de Kadhafi. Le CNT n'aurait maintenant plus beaucoup d'influence. Ce serait plutôt les milices (souvent islamistes) qui détiendrait le pouvoir réel sur le terrain, et en abuserait.

Le bilan de la victoire canadienne en Libye est donc, pour le moins, nuancé.

15 février 2012

Une mauvaise comparaison entre Wade et Kadhafi

Kadhafi et des "amazones"

PhiGéo

Le Courrier internationale reprend un article très dur de El-Watan où Zine Cherfaoui condamne sans appel Abdoulaye Wade qu'il n'hésite pas à comparer à Ben Ali et Moubarak s'accrochant au pouvoir en Tunisie et en Égypte. Mais, l'auteur pousse encore plus loin la comparaison et dit même que le président actuel du Sénégal ne vaut pas mieux que le leader libyen Kadhafi. Les deux premières comparaisons sont discutables mais la dernière me semble carrément trompeuse !

Le président Wade a été élu et devra l'être encore pour conserver le pouvoir. On lui reproche seulement de se présenter une fois de trop, alors que Kadhafi ne s'est jamais présenté à des élections et n'a jamais même donner l'espoir au peuple qu'il y aurait des élections où une quelconque opposition aurait pu l'affronter dans les urnes.

Le président Wade et son clan aurait sans doute mieux fait de passer la main, c'est vrai, mais le comparer à un dictateur comme Kadhafi me semble inutile et plus apte à confondre les esprits qu'à les éclairer. Ce qui est exagéré est insignifiant. Or, les affirmations publiées dans le Courrier internationales au sujet du président Wade me semble exagérées.

19 janvier 2012

The Zintan Militia and the Fragmented Libyan State

PhiGéo

Dans ce texte publié par The Jamestown Foundation (dans la série "Hot Issue"), Dario Cristiani décrit un aspect prévisible mais néanmoins préoccupant de la situation qui prévot en Libya suite à l'effrondrement du régime de Kadhafi : celui des milices armées qui continuent de subsister dans le pays.

Le texte s'attarde plus particulièrement sur le cas de la ville de Zintan où une milice particulièrement bien organisée n'est toujours pas intégrée à la nouvelle armée nationale.

L'un des obstacles à l'intégration des milices étaient semble-t-il la personnalité du général en chef Haftar destitué récemment. Mais, plus fondamentalement, il n'existe pas beaucoup d'intérêts, ni de liens communs entre les différentes factions qui ont contribué à la défaite de Kadhafi (à l'exception de l'animosité contre le tyran). Chaque groupe à sa propre histoire, son propre récit de légitimation, son mythe :

"Apart from a powerful shared aim to get rid of Qaddafi, the various loose-knit groups of the rebel camp had little in common, leaving a general feeling of mistrust and suspicion as the main denominators of their relationship. Every militia has its own self-narrative and myth concerning its role and weight in destroying Qaddafi’s Jamahiriya. As shown by the recent clashes in and around Tripoli, the ability to obtain a consensus among the militias seems slight and the possibility that these groups will voluntarily give up their arms and get out of Libyan streets appears to be remote."



20 novembre 2011

Libya Won't Give Up Gaddafi's Son

PhiGéo

D'après l'Associated Press Le lieu du procès de Saif el Islam Kadhafi devient un objet de débat : la Libye ou la court international de La Haye ? Ceux qui l'ont pris dans la ville de Zintan veulent qu'ils soient jugé en Libye.

""The ICC is just a secondary court, and the people of Libya will not allow Seif al-Islam to be tried outside," Shammam told The Associated Press on Sunday."

Plusieurs libyens voudraient sans doute juger le fils de Mouamar Kadhafi comme son père, rapidement et sévèrement. C'est ce que craint la court internationale qui veut assurer au fils Kadhafi un procès équitable.

19 novembre 2011

Qaddafi Son Seif al-Islam Is Captured in Libya

PhiGéo

D'après le New York Times

Le dernier "résistant" de la famille Kadhafi vient d'être arrêté en Libye. Le fils de Mouamar Kadhafi qui avait la réputation d'être le plus favorable aux changements dans son pays mais qui avait pris des positions très dure dès le début de la rébellion en février 2011 devra faire face à la justice. Il sera vraisemblablement accusé de crime de guerre.

Qaddafi Son Seif al-Islam Is Captured in Libya - NYTimes.com

23 octobre 2011

In His Last Days, Qaddafi Wearied of Fugitive’s Life

PhiGéo - Marc Imbeault

Suliman Alzway dans le New York Times relate les derniers jours de Kadhafi, privé d'eau et d'électricité la plupart du temps, il vivait entouré d'une garde rapprochée comme un fugitif. L'un de ses proches, Mansour Dhao Ibrahim, interrogé par les journalistes, a raconté comment il refusait de quitter la Libye qu'il avait dirigé depuis plus de 40 ans.

Voici comment Dhao relate les dernières heures du Colonel:
 M. Dhao -  Photo Mauricio Lima for the New York Times

"About two weeks ago [...] the colonel and his sons were trapped shuttling between two houses in a residential area called District No. 2. They were surrounded by hundreds of former rebels, firing at the area with heavy machine guns, rockets and mortars. “The only decision was whether to live or to die,” Mr. Dhao said. Colonel Qaddafi decided it was time to leave, and planned to flee to one of his houses nearby, where he had been born. On Thursday, a convoy of more than 40 cars was supposed to leave at about around 3 a.m., but disorganization by the loyalist volunteers delayed the departure until 8 a.m. In a Toyota Land Cruiser, Colonel Qaddafi traveled with his chief of security, a relative, the driver and Mr. Dhao. [...] NATO warplanes and former rebel fighters found them half an hour after they left. When a missile struck near the car [...]. He said he tried to escape with Colonel Qaddafi and other men, walking first to a farm, then to the main road, toward some drainage pipes. “The shelling was constant,” Mr. Dhao said, adding that he was struck by shrapnel again and fell unconscious."

Monsieur Dhao soutient que lui et les autres proches de Kadhafi ont tenté de convaincre le Guide d'abdiquer et que les "révolutionnaires" n'étaient ni des "rats", ni des traîtres mais des Libyens et qu'il valait mieux céder. Dhao affirme aussi que Kadhafi était moins intransigeant que son fils. Tout cela n'a plus d'importance aujourd'hui.

In His Last Days, Qaddafi Wearied of Fugitive’s Life - NYTimes.com

22 octobre 2011

Kadhafi a fait sortir de Libye plus de 200 milliards de dollars

PhiGéo - Marc Imbeault

Les investissements extérieurs du régime libyen dirigé par Mouamar Kadhafi s'élévaient, selon le Nouvel Observateur, a environ 200, 000, 000, 000 de dollars US. Ce qui est intéressant dans le texte publié par le Nouvel Obs' c'est que les proches de Kadhafi et lui-même avait accès aux fonds des différentes sociétés de l'État libyen, !

"La plupart de ces fonds étaient placés dans des institutions gouvernementales libyennescomme la Banque Centrale de Libye, la Compagnie pétrolière libyenne, la Banque extérieure de Libye, ainsi que des compagnies d'investissements telle que la Libya African Investment Portfolio. Kadhafi et les membres de sa famille pouvaient cependant accéder à n'importe lequel de ces fonds s'ils en avaient le désir, indique encore le Los Angeles Times."

Une grande quantité des fonds ont été gelés au printemps 2011 par le gouvernement américain et les gouvernements européens.


Kadhafi a fait sortir de Libye plus de 200 milliards de dollars - Monde - Nouvelobs.com

21 octobre 2011

De plus en plus de questions sur les circonstances de la mort de Kadhafi

PhiGéo - Marc Imbeault

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et Amnistie internationale ont demandé qu'une enquête soit menées sur la mort de Mouamar Kadhafi.

L'article de Radio-Canada fait état des différentes versions sur les évènements entourant le décès du "colonel". Il est également fait mention du sort des autres membres de la famille de Kadhafi.

Libye - De plus en plus de questions sur les circonstances de la mort de Kadhafi - �Actualit�s - MSN CA

Battle over body delays Gadhafi's burial

PhiGéo - Marc Imbeault

D'après le site MSNBC, la fin de Kadhafi a été dure. Les combattants qui l'ont capturés se sont apparamment amusés avec lui avant de le tué. Blessés, il a été placé sur le capot d'un camion et exhibé avant d'être exécuté. Son calvaire a duré un bon moment. Il aurait invoqué la religion en vain pour faire cessé son supplice

Battle over body delays Gadhafi's burial - World news - Mideast/N. Africa - msnbc.com:

20 octobre 2011

Mouammar Kadhafi est mort

PhiGéo - Marc Imbeault  

On hésite encore un peu à le croire tellement il y a eu de revirements depuis le mois de mars dans la bataille opposant le régime du "colonel" Kadhafi et ses opposants; mais il semble bien cette fois qu'il soit mort. Le "tyran" qui régnait depuis près de 42 ans sur la Libye aurait finalement été tué à Syrte il y a quelques heures. Au moins un de ses fils serait également mort dans la même ville.
Cette image est tirée d'une vidéo qu'aurait réalisé un soldat du CNT. Elle montrerait Mouammar Kadhafi, 69 ans, l'homme qui a gouverné la Libye d'une main de fer pendant près de 42 ans.
Photo - Reuters / TV Reuters

La mort de Kadhafi enlève un poids des épaules du nouveau régime qui tente de s'installer en Libye. Même s'il ne dirigeait plus rien, ou à peu près plus rien en comparaison du CNT, depuis un bon moment dans son pays, le "colonel" représentait toujours une menace tant qu'il était vivant. Aurais-t-il pu fuir dans un autre pays et lancer de là des attaques contre le CNT - ou nuire de quelques manières - c'est difficile à dire. Mais, il est certain qu'il représentait encore un centre de ralliement pour les opposants au nouveau régime. Une poche de résistance de l'ancien ordre établi était identifié à sa personne. Elle va maintenant disparaître plus facilement.

La fin du Guide ressemble à celle du Duce. Ils ont été tous les deux rattrapés par leurs ennemis, exécutés et montrés comme du gibier mort au monde entier.
Vae Victis.

Le Figaro - International : Libye : le colonel Mouammar Kadhafi est mort:

'via Blog this'

9 octobre 2011

LIBYE. Le CNT prend pied dans Syrte

PhiGéo - Marc Imbeault

La ville de Syrte, dernier bastion important de la résistance du régime de Kadhafi est à toute fin utile aux mains des forces du Conseil national de transition libyen. C'est ce que rapporte aujourd'hui le Nouvel Observateur :

"Les forces du nouveau régime libyen ont réalisé une percée majeure dimanche 9 octobre dans le sud de Syrte, principal bastion des derniers fidèles de Mouammar Kadhafi, en prenant le contrôle de l'université et du centre de conférences Ouagadougou, au prix de combats meurtriers."

Le centre de conférences était une véritable place forte. Elle a demandé beaucoup d'efforts pour être finalement prise. Les pro-Kadhafi contrôlent encore le centre-ville d'où ils lancent des tirs d'artilleries. Il y a eu des dizaines de morts depuis hier des deux côtés.

Il est surprenant qu'il y ait encore des forces pour résister aux assauts contre le régime du "colonel" Kadhafi. La partie est perdue depuis un bon moment. On ne sait toujours pas où se trouve le colonel lui-même. La situation des populations civiles à Syrte est désespérée, les gens tentent de fuir comme ils peuvent.

Il y aura encore, après Syrte, Bani Walid à conquérir, c'est le dernier bastion qui résiste encore. En fait, les troupes du CNT attendent pour prendre la place que Syrte soit définitivement conquise.


LIBYE. Le CNT prend pied dans Syrte - Monde - Nouvelobs.com

6 octobre 2011

Abou Hadi, berceau de Kadhafi et cité fantôme 

PhiGéo - Marc Imbeault

Le village natale de Mouamar Kadhafi vient d'être pris par les rebelles libyens. Situé tout près de Syrte, dernière cité résistante de l'ancien régime, Abou Hadi représente plus que la prise d'une petite ville, c'est un symbole important, celui de la famille de l'ancien maître de la Libye.

Maintenant, il faut encore venir à bout de la résistance de Syrte. L'avance désordonnée des troupes rebelles et l'armement lourd dont dispose les derniers fidèles de l'ancien régime font que le conflit perdure encore dans cette région de la Libye. Il n'y aurait plus, d'après l'article du Figaro, que 10 km carrés à conquérir.

Reste cependant à retrouver le "colonel", toujours en fuite, toujours dangereux pour le nouveau régime. Mouamar Kadhafi sera une épine au pied des dirigeants libyens encore un certain temps. Surtout s'il réussit à échapper aux premiers assauts et à se réfugier à un endroit d'où il pourra braver les nouveaux chefs. Il pourrait encore déstabiliser à distance le nouvel ordre qui va s'installer dans son pays.

Le Figaro - International : Abou Hadi, berceau de Kadhafi et cité fantôme :

'via Blog this'

2 octobre 2011

Le clan Kadhafi : une famille éparpillée et recherchée

PhiGéo - Marc Imbeault

famille kadhafi
Ll'épouse de Kadhafi, Safia etses enfants Hannibal, Mohammed et Aïcha. Photo - Nouvel Obs / AFP

Le Nouvel Observateur fait le point sur chacun des membres de la famille Kadhafi en fuite. Une partie se trouve en Algérie, un fils est au Niger, un ou deux autres seraient encore en Libye. Le "colonel" lui-même pourrait être encore lui aussi en Libye, à Ghadamès.

Le clan Kadhafi : une famille �parpill�e et recherch�e - Monde - Nouvelobs.com

21 septembre 2011

VIDEO. Le nouveau régime libyen triomphe à l'ONU

PhiGéo - Marc Imbeault

Selon Le Nouvel Observateur  le Conseil national de transition libyen vient de remporter deux victoires politiques importantes. Il a été reconnu par l'Union africaine qui hésitait à le faire jusqu'à maintenant et, encore plus significatif, il a été accueillit aux Nations unies où son drapeau a été hissé.

Il n'y a plus que quelques poches de résistances en Libye et l'ancien homme fort de Tripoli, Mouamar Kadhafi, ne peut plus que lancer des menaces sporadiques par le truchement de la télévision Arraï de Damas. Tant qu'il ne sera pas capturé le nouveau régime ne sera toutefois pas complètement rassuré.

VIDEO. Le nouveau régime libyen triomphe à l'ONU - Monde - Nouvelobs.com:

'via Blog this'

17 septembre 2011

Les pro-Kadhafi résistent dans leurs bastions

PhiGéo - Marc Imbeault

Le Figaro rapporte une sérieuse résistance à Beni Oulid et Syrte en Libye de la part des partisans de Mouamar Kadhafi. Les troupes du Conseil national de transition (CNT) ont dû effectuées deux "replis tactiques" hier et aujourd'hui malgré une offensive menée par 6000 combattants.

Les avis sont partagés au sein même des troupes du CNT sur ce qui adviendra dans les prochains jours. Certains croient que les partisans de Kadhafi ne pourront pas tenir bien longtemps, alors que d'autres commencent à s'interroger. Il est certain, en tous cas, que la résistance de cette partie de la Libye était prévue par tous les observateurs et annoncée depuis longtemps. Il s'agit, en effet, d'un fief kadhafiste. Mais, comme le régime du "colonel" s'est effondré comme un château de cartes depuis l'offensive sur Tripoli, plusieurs croyaient que les dernières poches de résistances ne tiendraient pas très longtemps. Il semble que ce ne soit pas exactement le cas.

Le Figaro - International : Libye : les pro-Kadhafi r�sistent dans leurs bastions

15 septembre 2011

In Libya, Islamists’ Growing Sway Raises Questions

PhiGéo - Marc Imbeault

Au fur et à mesure que les choses se précisent en Libye sur l'après Kadhafi les inquiétudes quant au rôle des islamistes semble montées... C'est du moins ce qui ressort de l'article du New York Times consacré à l'influence grandissante de l'islamisme en Libye.

Ali Sallabi
Il est notamment question de personnages comme Ali Sallabi, un prêcheur religieux populiste ou d'Abdel Hakim Belhaj un combattant islamiste de longue date (qui a personnellement souffert de la répression antiterroriste pendant de longues années), et de leur influence de plus en plus importante. Bien que le premier n'occupe aucun poste officiel sa "puissance" ne fait aucun doute. Le second est en phase de supplanter l'économiste pro-américain Mahmoud Jibril au commande du gouvernement par intérim.

"Mr. Belhaj has become so much an insider lately that he is seeking to unseat Mahmoud Jibril, the American-trained economist who is the nominal prime minister of the interim government, after Mr. Jibril obliquely criticized the Islamists."

Mais ce qui est peut-être le plus significatif dans l'article de Bob Nordland et David D. Kirkpatrick, c'est l'organisation des forces islamistes libyennes dont il font état. Ces forces ne sont peut-être pas aussi nombreuses que les autres (les "laïques"), mais elles n'avancent pas en ordres dispersés. Au contraire, elles se préparent depuis longtemps et pourraient profiter plus qu'aucune autre de la situation actuelle.

Jeffrey Feltman, représentant américain, semble rassuré par les discussions qu'il a eues avec les libyens, pourtant le simple fait qu'un parti politique islamiste bien organisé participe aux élections devrait l'inquiété car il va probablement les gagner. Cette victoire probable est d'ailleurs la raison pour laquelle Ali Sallabi n'hésite pas à dire qu'il ne craint pas le verdict populaire.

Les islamistes tiennent des propos rassurants sur leurs intentions en faisant des affirmations du types de celle-ci sur les femmes par Ali Sallabi :

"Mr. Sallabi dismissed those fears, saying Islamists would not impose their traditionalist views on others. “If people choose a woman to lead, as president, we have no problem with that. Women can dress the way they like; they are free."

Monsieur Sallabi ne précise pas le sens de la liberté des femmes dont il parle ici et n’épilogue pas le statut des femmes si c'est un islamiste qui est élu !... Ce qu'il espère et ce qu'il anticipe très probablement en réalité.

In Libya, Islamists’ Growing Sway Raises Questions - NYTimes.com

9 septembre 2011

Secret Intelligence Documents Discovered in Libya

PhiGéo

L'organisation Human Rights Watch soutient sur son site Internet avoir découvert à Tripoli des documents d'archives qui indiquent clairement la complicité des gouvernements américains et britannique dans la torture pratiquée en Libye par le régime de Mouamar Kadhafi. Il s'agirait de centaines de documents et de photos retrouvés dans le bureau de Musa Kusa, ancien dirigeant du service de renseignement libyen.

Il y aurait, entre autres, des documents confirmant les dires d'Abdul Hakim Belhaj, ce dirigeant militaire de Tripoli qui a participé au renversement du régime ce printemps et qui a soutenu avoir été torturé par la CIA et par les services de renseignements libyens entre 2004 et 2010.

"The files we reviewed included details of at least four renditions, including that of Abdul Hakim Belhaj, former leader of the Libyan Islamic Fighting Group and now rebel military commander in Tripoli. The group sought to overthrow Gaddafi in the 1990s and played a major role in the current revolt.


During a mission to Libya in 2009, Human Rights Watch interviewed Belhaj. At the time, he was in Abu Salim prison, where Gaddafi locked away political prisoners and the site of a notorious 1996 prison massacre. It was also where Libya detained many of the prisoners transferred by the CIA. Belhaj said that he and his pregnant wife were detained in Malaysia in 2004, then rendered to Libya. He said CIA agents interrogated him about alleged ties to al-Qaeda – ties he denied – and beat and hung him by his limbs on a wall."

La CIA et le gouvernement américain n'ont peut-être pas utilisé la torture pour tout et pour rien, mais ils l'ont néanmoins utilisée à grande échelle sans quoi elle n'aurait pas été efficace. C'est bien là le drame. Ce type de méthode, comme la démontré l'historien McCarthy, ne s'est révélée politiquement utile que lorsqu'elle a été utilisée de cette façon. Car, sous la torture, tout le monde parle mais ne dit pas nécessairement la vérité. Il faut donc recouper plusieurs témoignages pour obtenir des informations utilisables. C'est ce qui a été le cas, par exemple, en Algérie au moment de la bataille d'Alger en 1957 où les "paras" français ont été mobilisés pour procéder aux interrogatoires musclés d'un très grand nombres d'habitants de la casbah, surtout de jeunes hommes âgés de 18 à 40 ans. (J'ai discuté plus détails cette question dans "La noblesse des fins. La torture dans l'éthique du contre-terrorisme", dont une version se trouve affichée sur ce blog).

Secret Intelligence Documents Discovered in Libya | Human Rights Watch:

Archives du blogue