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14 décembre 2014

Les gagnants et les perdants de la chute du prix du pétrole

PhiGéo

Ralph Peters de Fox News propose un classement des victimes, des bénéficiaires et des dommages collatéraux de la baisse du prix du pétrole orchestré par l'Arabie Saoudite.

Les principales victimes sont l'Iran et la Russie.

"If oil prices remain low through next year, the effect on rogue governments, from the Russian Federation to Venezuela, will go from damaging to devastating.
But Western economies (and China’s) stand to benefit, with cheap oil possibly tickling Europe’s snoozing markets awake. Even most underdeveloped states will get a welcome break.
This price plunge has been driven by Saudi Arabia, OPEC’s dominant power. While it’s true that part of Riyadh’s actions respond to the energy renaissance in North America, the greater motivation is breaking Iran’s will.
The Saudis believe they can no longer rely on the US to contain Tehran’s imminent nuclear threat, so they’re out to do what our lukewarm sanctions couldn’t.
There’s no love lost between the Saudis and the Russians, either. The Saudis want the Assad regime in Syria to go. Moscow props it up."

Les États-Unis sont favorisés et parmi les victimes collatérales se trouvent principalement le Vénézuela.


Saudi Arabia’s oil war against Iran and Russia | New York Post:


11 octobre 2014

Pourquoi la Turquie rechigne à entrer en guerre contre l’Etat islamique

PhiGéo

Un article du magazine Slate discute des raisons de l'inaction de la Turquie dans la "guerre" contre le groupe "État islamique" menée par les États-Unis.

Recep Erdogan, président de la Turquie (Wikipedia)

L'auteure du texte, Ariane Bonzon, identifie deux avantages à ne pas bouger pour la Turquie :

"L'organisation de l’Etat islamique a deux gros avantages aux yeux d’Ankara: c’est une force qui  s’oppose à Bachar el-Assad –dont la chute est une priorité pour le gouvernement turc– et elle cible les Kurdes syriens du Parti de l’union démocratique (PYD), dont Ankara veut, autre priorité, stopper la marche vers l’autonomie de crainte que celle-ci serve de base arrière aux Kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, en guerre contre le pouvoir turc depuis 1984)."

L'ancien président, Abdullah Gül, aurait carrément été laxiste en laissant passer par les frontières de son pays un grand nombre de militants djihadistes. Le nouveau président, Recep Erdogan, aurait de son côté une attitude moins complaisante en ce qui concerne l'accès aux frontières, mais tout de même un point-de-vue comparable à celle de son prédécesseur pour ce qui concerne le rôle de l'EI en général.

Pourquoi la Turquie rechigne à entrer en guerre contre l’Etat islamique | Slate.fr:

31 août 2014

Al-Baghdadi impose sa loi

PhiGéo

Rue89 publie un bon compte rendu de la situation actuelle du chef Abou Bakr al-Baghdadi. On peut y lire comment un ancien général de police sous la dictature de Saddam Hussein a remplacé al Zarquaoui après 2006.

AFP - al-Baghdadi
"Baghdadi commande d’une main de fer quelque dix mille combattants, dont des milliers d’étrangers. Les vétérans de son organisation ont été aguerris par une décennie d’insurrection en Irak, puis en Syrie. A titre de comparaison, Ben Laden et Zawahiri n’ont disposé que de mille à deux mille fidèles, durant les trois années de l’âge d’or d’Al-Qaeda, de 1998 à 2001, dans l’Afghanistan taliban. Baghdadi a pour priorité immédiate de semer la terreur lors des prochaines élections en Irak, à la fin de ce mois. Mais il reviendra vite sur le terrain syrien, voie d’accès privilégié, via la Turquie, au jihad global, alors que l’Afghanistan de Ben Laden était de fait enclavé. Le compte à rebours a sans doute déjà commencé au sein de l’EIIL pour la préparation d’attentats majeurs sur le continent européen."

Le site Vice News a de plus publié des vidéos sur la radicalisation que l'organisation impose aux populations qu'elle contrôle. L'embrigadement est pour le moins spectaculaire.

http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/22/letat-islamique-vu-vice-commentaire-dun-reportage-inedit-254339

Al-Baghdadi, l’émir djihadiste dont la tête est mise à prix | Rock the Casbah | Rue89 Les blogs:

17 août 2014

Team USA zappe le Sénégal à cause... du virus Ebola

PhiGéo

Le site Sport.fr annonce l'annulation de la visite de l'équipe nationale de Basket Ball américaine au Sénégal prévue le 27 août :

Jerry Colangelo - Reuter
"C’était une visite historique. Pour la toute première fois, l’équipe des Etats-Unis avait prévu de se rendre en Afrique, à Dakar le 27 août prochain, sur sa route pour l’Espagne où elle participera à la Coupe du monde 2014 du 30 août au 14 septembre. Mais le peuple sénégalais ne verra finalement pas les stars de Team USA."

Les autorités américaines ne veulent prendre aucun risque même minime a dit en substance Jerry Colangelo patron de la fédération américaine.

Team USA zappe le Sénégal à cause... du virus Ebola - Basket - Sports.fr:

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9 août 2014

Une nouvelle philosophie des bourreaux ?

PhiGéo

Vous pouvez lire un nouvel article de l'auteur de ce blogue dans la Revue du Cavalier bleu. Le point de départ de cet article est une analyse et un commentaire critique de deux textes illustrant les efforts de la philosophie pour justifier l'usage de la torture dans la lutte contre le terrorisme. 


Note de bas de pageet l'article intitulé : « The case for Dirty Harry and against Alan Dershowitz » de Uwe SteinhoffNote de bas de pa. Ces deux textes illustrent selon moi un paradigme philosophique. Celui de l'approche analytique au sujet du problème posé par l'usage de la torture au cours des interrogatoires liés à la lutte contre le terrorisme en Occident.

20 juillet 2014

Offensive israélienne à Gaza

PhiGéo  

Vue de la ville de Gaza, 5 juillet 2012
Gaza
La chaîne d'information en continue RFI a demandé au colonel Goya de commenter l'offensive terrestre de l'armée israélienne à Gaza. Selon ce militaire, il s'agit pour Israël d'une solution à court terme qui a peu de chances d'aboutir à une accalmie prolongée. Il est extrêmement difficile de mener une opération dans la ville de Gaza et il est peu probable que l'armée israélienne tente de le faire. D'après le colonel Goya la situation est marquée par un paradoxe tragique où la population palestinienne est à coup sûr perdante. Voici ce qui dit le colonel :

"[...] on se retrouve dans cette situation paradoxale qu’on avait trouvé aussi un peu au début de la guerre de 2006, où finalement les adversaires ne s’affrontent pas militairement, les miliciens du Hamas ne vont pas affronter les colonnes blindées de Tsahal parce que ce serait suicidaire. L’armée israélienne évite de rentrer dans les rues de Gaza-ville parce que ce serait extrêmement difficile. Donc on se retrouve avec des combattants qui ne s’affrontent pas véritablement, qui s’affrontent de façon indirecte et en réalité frappent surtout les civils. Donc ce sont les civils qui paient cette guerre, plutôt que les militaires."

Depuis que le colonel Goya a écrit ses lignes des centaines de civils palestiniens sont morts et une quinzaine de soldats israéliens. Il n'y a pas de cessez-le-feu en vue.

Offensive israélienne à Gaza: l'analyse du colonel Michel Goya - Moyen-Orient - RFI

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31 mai 2014

Syrie : un attentat-suicide commis par un Américain

PhiGéo



Le journal Le Parisien rapporte qu'un autre ressortissant américain engagé dans le jihad se manifeste, cette fois en Syrie au côté d'Al Quaida. Il était, semble-t-il, heureux que son tour vienne de rejoindre le ciel doré des martyres. Il avait environ 20 ans.

Ils sont apparemment près d'une centaine comme lui à combattre en Syrie. Il est impressionnant de voir les vidéos tournées en l'honneur des martyres. Dans le cas d'auteurs d'attentat, on peut souvent voir des scènes montrant la préparation et l'explosion elle-même. Lorsque le moudjahidin est mort au combat, la vidéo montre des images du "soldat" vivant et mort et chante ses louanges. Dans une vidéo on peut voir le "sacrifié" montant dans son camion après une accolade avec l'un de ses compagnons et partir. On voit ensuite le camion se dirigeant vers un édifice, puis l'explosion du camion et de l'édifice. La caméra montre longuement l'épaisse colonne de fumée qui monte au ciel ... avec le moudjahidin.

Il y a une véritable mystique de ces martyres et un rituel accompagné de chants qui les glorifient une fois qu'ils ont accomplis leurs missions sur terre.

Un exemple particulièrement frappant montre les derniers instants d'un combattant. Il se trouve à l'adresse suivante :

http://www.youtube.com/watch?v=daayayVpL_g

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7 mars 2013

Pyongyang brandit la menace d'une attaque nucléaire

Rassemblement organisé jeudi à Pyongyang, en Corée du Nord.
Rassemblement en Corée du Nord - Le Figaro / Chol Jin et AP
PhiGéo 

A force de dire des énormités, le régime Nord-Coréen finira peut-être par poser un acte dangereux pour lui et pour les autres (les Sud-Coréens en première ligne). La dernière menace proférée par le démon de l'Asie, celle d'une attaque nucléaire contre les États-Unies dépasse l'entendement. Elle est tellement exagérée qu'elle n'est pas prise au sérieux. Mais, il faut tenir compte du fait que la Corée du Nord est dirigée - du moins officiellement - par un jeune chef inexpérimenté qui pourrait bien se lancer dans une aventure militaire pour prouver qu'il est réellement un grand stratège comme ses biographes le disent. Il pourrait, et les "apparatchiks" de son régime avec lui, se mettent à croire ce que la propagande dit de lui; se faire prendre au jeu de la machine totalitaire dans laquelle il a grandi et qui l'a placée là où il est.

Espérons que les propos entendus ces derniers jours ne sont que de l’esbroufe et que les Coréens du Sud ne feront pas les frais de la mégalomanie du régime déréglé "dirigé" par Kim Jong-un.

Comme on dit au Québec : "C'est drôle de loin, mais c'est loin d'être drôle".

Le Figaro - International : Pyongyang brandit la menace d'une attaque nucléaire:


14 janvier 2013

French Jets Strike Deep Inside Islamist-Held Mali

PhiGéo

Dans ce texte du New York Times la genèse de l'intervention française au Mali est présentée à partir de la formation de troupes d'élites de l'armée malienne par les Américains. Troupes d'élites qui se sont ralliées en bonne partie aux islamistes d'Ansar Dine et qui ont provoqué l'affaiblissement du pouvoir malien et, par voie de conséquence, sa chute. Le chef des putchistes, le capitaine Sanogo, est d'ailleurs lui aussi un bénéficiaire de la formation américaine.

"Over the last four years, the United States has spent between $520 million and $600 million in a sweeping effort to combat Islamist militancy in the region without fighting the kind of wars it has waged in the Middle East. The program stretched from Morocco to Nigeria, and American officials heralded the Malian military as an exemplary partner. American Special Forces trained its troops in marksmanship, border patrol, ambush drills and other counterterrorism skills.
But all that deliberate planning collapsed swiftly when heavily armed, battle-hardened Islamist fighters returned from combat in Libya. They teamed up with jihadists like Ansar Dine, routed poorly equipped Malian forces and demoralized them so thoroughly that it set off a mutiny against the government in the capital, Bamako. [...]  The virtual collapse of the Malian military, including units trained by United States Special Forces, followed by a coup led by an American-trained officer, Capt. Amadou Sanogo, astounded and embarrassed top American military commanders.
“I was sorely disappointed that a military with whom we had a training relationship participated in the military overthrow of an elected government,” Gen. Carter F. Ham, the head of the Africa Command, said in a speech at Brown University last month . “There is no way to characterize that other than wholly unacceptable.”

L'Amérique favorable a une intervention n'avait plus les moyens de le faire, occupée qu'elle est sur plusieurs fronts. C'est donc la France qui s'est engagée. Il faut dire que ce pays compte plusieurs ressortissants au Mali. L'issue risque toutefois d'être, selon les auteurs de l'article, une guerilla avec les islamistes :

"With thousands of French citizens in Mali, its former colony, France decided it could not wait any longer, striking the militants at the front line and deep within their haven.
Some experts said that the foreign troops might easily retake the large towns in northern Mali, but that Islamist fighters have forced children to fight for them, a deterrent for any invading force, and would likely use bloody insurgency tactics.
“They have been preparing these towns to be a death trap,” said Rudy Atallah, the former director of African counterterrorism policy for the Pentagon. “If an intervention force goes in there, the militants will turn it into an insurgency war.”"

French Jets Strike Deep Inside Islamist-Held Mali - NYTimes.com

4 janvier 2013

The Quality of Command

Robert H. Scales - Nimitz Berkeley
PhiGéo

Dans ce compte rendu du livre de Thomas Rick intitulé The Quality of Command, Robert Scales critique l'approche selon laquelle il ne faudrait pas hésiter à congédier les généraux que l'on juge médiocres afin d'améliorer la qualité du corps des officiers supérieurs. Scales propose plutôt une approche fondée sur l'amélioration de la formation des jeunes officiers, notamment au plan académique.

Voici un extrait du raisonnement de Robert Scales :

"One constant from Marshall to Petraeus is that the winnowing process for the selection of general officers begins around the grade of major, when a few are singled out for early promotion and advanced military schooling. In DePuy’s era, as in Marshall’s, one such midcareer pruning was enough, because during the Cold War, the army knew that it needed to concentrate on promoting officers with a special talent for maneuvering large units on a conventional battlefield. Today, however, good generalship requires a broader range of strategic gifts, including ones that do not necessarily reveal themselves at lower levels. The generals of the future will have to be capable of going beyond fighting from a battle plan to seeing the battlefield before any plans have been formulated, thinking in time and imagining cultural, political, and geostrategic circumstances that have yet to materialize. They will need not just tactical and operational skills but also intuition, imagination, agility, and a deep understanding of “the politics of war,” in every meaning of that phrase."
The Quality of Command: Thomas Ricks' new book identifies an urgent challenge facing the U.S. armed forces: how to produce good generals. But Ricks' solution -- regularly firing underperforming officers -- is based on flawed historical analysis and would do more harm than good.

2 janvier 2013

Schwarzkopfs : un bilan mitigé

Norman Schwarzkopf - Daily News
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La mort récente du général américain Norman Schwarzkopf est l'occasion de réfléchir un moment sur le bilan de son travail de général et de la guerre éclair qu'il a menée en Iraq il y a maintenant plus de vingt ans.

L'article du New York Times publié au moment de sa mort propose une approche nuancée. Le général a certes procuré une victoire rapide et sans discussion à l'Amérique. Pourtant, l'ennemi n'était pas très difficile à vaincre et, en plus, il a continué à nuire pendant plusieurs années. Ce dernier fait n'étant cependant pas la faute du général, puisqu'il la décision de cesser la guerre avant d'avoir détrôner Saddam Hussein relevait plutôt des autorités politiques que militaires.

Sur le plan individuel, le général Schwarzkopf aura connu sa part de difficultés. Il a été mis en cause dans la mort d'un sergent qui était sous ses ordres, il a aussi vécu le traumatisme du Viet-Nam et les années difficiles qui ont suivi pour les forces armées américaines. Mais, il a montré une certaine résilience en tenant le coup et en se distinguant au cours des années '80 au point de devenir commandant en chef des troupes de la coalition en 1991.

Il aurait pu tenté sa chance en politique mais ne l'a pas fait. Sans doute n'aurait-il pas pu se rendre jusqu'à la présidence des États-Unis, mais un poste de sénateur était probablement à sa portée. Il n'était pas "politicien" dans l'âme, trop sentimentale peut-être comme le révèle son amour de l'opéra et du ballet ! Il était capable de bien juger la part d'éthique de conviction et de responsabilité nécessaire aux décisions de l'homme politique mais sans doute n'était-il pas prêt à faire tous les compromis que la carrière politique implique aux États-Unis.

Un bon général somme toute qui a bien servi son pays.

http://www.nytimes.com/2012/12/28/us/gen-h-norman-schwarzkopf-us-commander-in-gulf-war-dies-at-78.html?pagewanted=all&_r=0

11 décembre 2012

Conférence de Cannes sur le Moyen-Orient

Hotel Martinez Cannes
Photos of hotels directly on the beach of Cannes in immediate nearness to the film festival palace.
Hôtel Martinez - lieu de la conférence de la WPC
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L'Orient le Jour propose une revue de la conférence sur la gouvernance mondiale organisée par la World Policy Conference qui se tenait depuis quelques jours à Cannes.

Plusieurs sujets sont abordés dans l'article mais il en ressort quelques points forts surtout au sujet de l'Iran.

"Abordant les dossiers iranien et syrien, Edward Djerejian s’est d’abord montré sceptique quant à l’efficacité d’une attaque militaire contre l’Iran afin de stopper son programme nucléaire. Il a précisé sur ce plan que si Israël mène cette attaque, le programme nucléaire de l’Iran sera retardé de deux ans, et si la frappe est dirigée par les États-Unis, le répit sera de quatre ans. « Pour éradiquer la menace, il faudrait une offensive globale, ce que nul ne souhaite, a affirmé l’ancien ambassadeur américain. Une opération militaire ne fera donc que reporter la menace, mais dans l’immédiat, elle poussera le régime iranien à lancer des attaques terroristes en ayant recours notamment au Hezbollah. » [...] Intervenant à son tour sur la question, le député israélien et ancien ministre Meir Sheetrit (opposition) a souligné qu’Israël ne saurait accepter en aucun cas que l’Iran obtienne l’arme nucléaire, et même si l’État hébreu se trouve contraint d’agir seul, il n’hésitera pas à le faire."

Mais la question de la Syrie a aussi été abordée :

"Concernant la situation en Syrie, M. Djerejian a relevé que le régime syrien, depuis Hafez el-Assad et jusqu’au pouvoir actuel du fils, Bachar el-Assad, a fait preuve d’un très grand degré de résilience. « Il n’en reste pas moins que nous sommes aujourd’hui dans l’ère post-Assad, a relevé M. Djerejian. Cela est indéniable. L’indice le plus probant de cette ère post-Assad est que les rebelles ont réussi à transposer la bataille à Damas et Alep. Bachar el-Assad a montré qu’il est un ophtalmologue sans vision. En 2003, je l’avais incité à s’engager sur la voie des réformes politiques. Il m’avait alors répondu que le peuple syrien n’est pas prêt pour les réformes. En 2011, ils ont ressorti le même argument, ce qui illustre le fait que Bachar el-Assad n’a rien compris et qu’il n’est pas sérieux pour ce qui a trait aux réformes."

Edward Djerejian à Cannes : Le Hezbollah pourrait mener des actions terroristes en cas d’attaque contre l’Iran | À La Une | L'Orient-Le Jour:

12 septembre 2012

Le nucléaire iranien perturbe la relation israélo-américaine

PhiGéo

Des tensions existent au sujet du programme nucléaire iranien entre les USA et Israël. L'Amérique semble plus encline à laisser le temps au temps comme disait l'ancien président Mitterrand, alors qu'Israël, plus directement concerné, se montre moins patiente.

Le nucléaire iranien perturbe la relation israélo-américaine:



23 juillet 2012

Assad, tel un taureau blessé et furieux

Bachar al Assad - Photo albawaba
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Les choses se corsent en Syrie où le régime de Bachar al Assad semble maintenant ébranlé. Les derniers développements à Damas montrent, en effet, que le coeur du système de répression mise en place par le dictateur n'est plus à l'abri des attaques de ses opposants :

"[...] l'attentat à la bombe qui a visé le 18 juillet le siège de la Sécurité générale à Damas et qui a décapité la cellule de crise chargée de réprimer le soulèvement [trois hauts responsables y sont morts, dont le ministre de la Défense et surtout le beau-frère d'Assad, vice-ministre de la Défense, présenté comme l'homme fort du régime]. Qu'elle soit l'œuvre d'un kamikaze issu des rangs des rebelles ou d'un membre de la garde rapprochée de quelque baron du régime, cette opération révèle soudain la vulnérabilité nouvelle, totalement insoupçonnée, d'une dictature s'appuyant sur un système policier qui passait pour le modèle du genre."

C'est ainsi qu'Issa Goraieb dans le Courrier international décrit le coup porté au gouvernement syrien par son ennemi. La lutte devient d'autant plus féroce que le tyran voit son pouvoir directement menacé. D'où l'utilisation de chars d'assauts et d'hélicoptères de combats à Damas.

Goraieb ajoute que pour la première fois la ville d'Alep est aussi l'objet de combats et que des lignes de ravitaillements sont établies pour soutenir les assaillants du régime vacillant de Bachar al Assad :

"[...] pour la toute première fois Alep, deuxième ville de Syrie. Les rebelles auront par ailleurs réussi à prendre le contrôle d'un poste-frontière avec la Turquie et l'Irak [à ce jour, le 23 juillet, ils en détiennent un à la frontière avec l'Irak et trois sur la frontière turque]. Dès lors se trouve posés les premiers éléments, en tout point décisifs, d'un double et inappréciable tube d'oxygène pour la révolution : une ligne de ravitaillement en équipements militaires"

Le sort d'Assad sera-t-il le même que celui des autres dictateurs arabes de la région ? Peut-être que le soutien de la Russie et de la Chine rendront les derniers jours d'Assad moins dures que ceux de ces prédécesseurs - surtout que ceux de Kadhafi. Sans compter le fait que la Syrie a très probablement torturé pour le compte des Occidentaux pendant la guerre contre le terrorisme, services dont la divulgation publique pourrait être embarrassante pour tout le monde.

SYRIE • Assad, tel un taureau blessé et furieux | Courrier international

8 juillet 2012

Claude Revel : La France face aux armes d'influence

 La France - Un pays sous influences ?. de Claude Revel
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Excellent interview de Claude Revel sur l'intelligence économique et les pouvoirs d'influence à l'occasion de la publication de son livre : La France. Un pays sous influence ?

Claude Revel : La France face aux armes d'influence : THEATRUM BELLI

1 avril 2012

Canada as a Sea Power

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Version anglaise  publiée avec Janine Krieber dans la revue Canadian Naval Review de mon article sur le Canada comme puissance maritime.

20 février 2012

Syria, Al Qaeda, and cognitive dissonance for fans of intervention

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Le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, vient, d'après le Christian Science Monitor, de lancer un appel aux musulmans afin qu'ils fassent tombés le régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Si vous êtes un fervent opposant d'al-Assad vous avez donc comme allié le chef d'al-Qaïda. Les salafistes comme al-Zawahiri s'en prennent, en effet, depuis toujours aux régimes "laïcs" comme ceux des dictateurs comme l'était Moubarak en Égypte ou al-Assad en Syrie. C'est donc un paradoxe de voir de que le "printemps arabe" décrit par plusieurs comme une défaite des intégrismes musulmans est en train de se transformer (par exemple en Libye) en terrain de jeux pour les membres d'al-Qaïda et leurs "affiliés" comme les appellent les services de renseignements américains.

En ce qui concerne la rébellion en Syrie, il semble que certaines attaquent contre le régime soient bel et bien menées par des salafistes:

"US officials have started claiming that there is evidence of "Al Qaeda" behind some of the attacks on government forces in Syria, though what precisely they mean by "Al Qaeda" they don't say (the term seems to have become a catch-all for "Sunni jihadi"). Meanwhile, some analysts say Iran is watching all this with alarm, since Syria is something of a client regime and the loss of Assad could leave it more vulnerable to the machinations of enemies like the US and Israel."


7 février 2012

Revue de presse de la CAD

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Conference of Defence AssociationsDans sa revue de presse de la Conférence des associations de la Défense, le directeur exécutif, Alain Pellerin, place en tête de liste l'annonce par Leon Panetta d'un échéancier pour le retrait des troupes américaines d'Afghanistan.

21 janvier 2012

Time to Attack Iran

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Fort d'un argumentaire détaillé, Matthew Kroenig, dans Foreign Affairs, recommande une attaque conventionnelle rapide contre l'Iran afin d'éviter plus tard un conflit stratégique.

Kroenig tente de réfuter une à une les raisons invoquer par les adversaires d'une action immédiate contre le programme nucléaire iranien. Mais, son argument principal tient dans sa conclusion :

"Attacking Iran is hardly an attractive prospect. But the United States can anticipate and reduce many of the feared consequences of such an attack. If it does so successfully, it can remove the incentive for other nations in the region to start their own atomic programs and, more broadly, strengthen global nonproliferation by demonstrating that it will use military force to prevent the spread of nuclear weapons. It can also head off a possible Israeli operation against Iran, which, given Israel’s limited capability to mitigate a potential battle and inflict lasting damage, would likely result in far more devastating consequences and carry a far lower probability of success than a U.S. attack. Finally, a carefully managed U.S. attack would prove less risky than the prospect of containing a nuclear-armed Islamic Republic -- a costly, decades-long proposition that would likely still result in grave national security threats. Indeed, attempting to manage a nuclear-armed Iran is not only a terrible option but the worst."


Matthew Kroenig
Plusieurs aspects du raisonnement de Kroenig mériteraient une discussion approfondie mais je n'en retiendai qu'un seul ici. Il s'agit de celui selon lequel une attaque pourrait renforcer provisoirement (d'après Kroenig) le régime actuel en Iran. "Yet another argument against military action against Iran is that it would embolden the hard-liners within Iran’s government, helping them rally the population around the regime and eliminate any remaining reformists." Kroenig fait remarquer à juste titre que les " très durs" détiennent déjà les postes clés et qu'une attaque ne les portera donc pas au pouvoir. Par contre, Kroenig soutient un peu plus loin dans son texte qu'une intervention maintenant pourrait ouvrir des possibilités dans l'avenir à des réformistes. Nous pouvons douter de cette affirmation. Le raisonnement de Koenig revient à dire qu'en poussant aux extrêmes le régime iranien les choses devraient aller mieux après. Il est bien évident qu'après le pire ce qui suivra ne pourra pas être plus grave ! Là-dessus on s'entend ! Mais, il s'agit là d'un raisonnement circulaire, une tautologie. 

L'inconvénient de ce raisonnement ne concerne pas les Américains, nous sommes également d'accord là-dessus. Mais le fait de provoquer un durcissement du régime aura des conséquences graves pour le peuple iranien, car il est toujours - malheureusement - possible de radicaliser des révolutionnaires. À ce sujet, il faut préciser que Matthew Kroenig prend soin de dire que sa stratégie n'inclut pas le renversement du régime actuel en Iran afin de ne pas provoquer de réactions extrêmes : 

"Tehran would certainly feel like it needed to respond to a U.S. attack, in order to reestablish deterrence and save face domestically. But it would also likely seek to calibrate its actions to avoid starting a conflict that could lead to the destruction of its military or the regime itself. In all likelihood, the Iranian leadership would resort to its worst forms of retaliation, such as closing the Strait of Hormuz or launching missiles at southern Europe, only if it felt that its very existence was threatened. A targeted U.S. operation need not threaten Tehran in such a fundamental way. 
To make sure it doesn't and to reassure the Iranian regime, the United States could first make clear that it is interested only in destroying Iran’s nuclear program, not in overthrowing the government."

Ce qui veut dire que le régime pourra donc se radicaliser à l'intérieur (c'est même une conséquence explicitement prévue) et imposer encore plus durement son autorité à la population iranienne. L'important, du point de vue de Kroening, étant que l'autorité des ayatollahs ne cause plus de soucis à l'extérieur.

13 janvier 2012

Muslim Brotherhood hails ties with US

PhiGéo

Une visite du Deputy Secretary of State (l'adjoint du Secrétaire à la Défense) américain William Burns aux bureaux des Frères musulmans (FM) au Caire en Égypte mercredi a permis aux deux partis de préciser leurs positions respectives sur ce que devraient être les relations entre les États-Unis et l'Égypte.

Les FM ont souligné le déséquilibre de la position traditionnelle des États-Unis dans la région et l'importance de la prise en compte du "printemps arabe". Cette allusion aux "printemps arabe" veut-elle dire que ce mouvement allait dans le sens des visées historiques des FM ?

William Burns et le maréchal Hussein Tantawi - Photo AFP / Bureau militaire égyptien
Le secrétaire américain à pour sa part insisté sur les droits humains, la tolérance et le respect des engagements internationaux de l'Égypte. 

Il ressort de l'article du Daily News Egypt que les États-Unis souhaitent établir des relations "normales" avec les Frères musulmans dorénavant bien installer comme puissance politique dominante en Égypte.

L'article fait aussi mention de l'influence des salafistes purs et durs:

"Wednesday's meeting comes as Egyptians voted in the final phase of staggered elections to elect a lower house of parliament.
Egypt's two main Islamist parties have obtained a crushing lead in the seats declared so far, reflecting a regional trend since Arab Spring uprisings overthrew secular authoritarian regimes.
The Brotherhood, Egypt's best organized political movement, was widely expected to triumph in the polls through the FJP
.
But the surge by Al-Nour and the high visibility of salafi movements have raised fears among increasingly marginalized liberals about civil liberties and religious freedom."

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