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18 octobre 2014

Témoignage d'un djihadiste prêt à attaquer la France

PhiGéo

Le site du journal Libération publie le récit de l'engagement d'un djihadiste prêt à s'en prendre à n'importe quel pays membre de l'OTAN. D'abord motivé par le désir ce combattre Israël en appuyant le gouvernement Syrien, puis - converti au jihad - par celui de devenir kamikaze , le Khalil est maintenant en Turquie et conteste l'autorité d'Al Quaida et se tourne vers l'État islamique, du moins refuse la "combat des musulmans contre les musulmans". Voici le début du récit :

"Abou Khalil, un Syrien de 24 ans, est membre d’Al-Qaeda. Il en est «fier» ; il ne regrette ni ne renie rien. Il appartient au groupe «Khorassan», considéré par les services de renseignements américains comme le plus dangereux, le plus susceptible d’attaquer l’Occident sur son sol. «Oui, bien sûr que je pourrais participer à un attentat aux Etats-Unis, en France ou dans n’importe quel pays membre de l’Otan. Ce serait une juste revanche face à vos bombardements en Afghanistan et maintenant en Syrie. Il faut simplement que ce soit une opération d’envergure, qu’elle intervienne au bon moment et que la riposte contre le monde musulman soit anticipée», affirme-t-il. Il estime aussi que c’est «normal d’égorger les chiites, un par un, jusqu’au dernier», comme s’il s’agissait d’une évidence. Son jihad n’a pas de frontières et s’étend à tous les pays musulmans, qu’il veut transformer en autant d’«émirats» où un islamisme absolu régnerait."

Il n'est pas question pour Abou Khalil de retourner à la "vie merdique" qu'il avait avant le djihad. Il est trop heureux de sa vie de "guerrier". Il n'est pas question dans le texte de Libération des revenus du djihadiste, de ce qui permet à ce "soldat" de vivre et même de prendre des vacances régulièrement ! Le récit révèle les luttes intestines qui mine le djihadisme et l'attrait du djihad pour un jeune comme Khalil.

3 février 2012

Former Pakistan Army Chief Reveals Intelligence Bureau Harbored Bin Laden in Abbottabad

PhiGéo

Arif Jamal dans Global Terrorism Analysis (un bulletin de la Jamestown Foundation) soutient que l'armée pakistanaise à protéger Ousama Ben Laden alors qu'il était en fuite après les attentats du 11 septembre 2001. Ceci n'est pas nouveau en soi, par contre, ce qui est intéressant et nouveau, c'est que A. Jamal cite un ancien haut gradé de l'armée pakistanaise.

Le journaliste cite, en effet, le général Butt dans une conférence prononcée en octobre 2011 :

"In spite of denials by the Pakistani military, evidence is emerging that elements within the Pakistani military harbored Osama bin Laden with the knowledge of former army chief General Pervez Musharraf and possibly current Chief of Army Staff (COAS) General Ashfaq Pervez Kayani. Former Pakistani Army Chief General Ziauddin Butt (a.k.a. General Ziauddin Khawaja) revealed at a conference on Pakistani-U.S. relations in October 2011 that according to his knowledge the then former Director-General of Intelligence Bureau of Pakistan (2004 – 2008), Brigadier Ijaz Shah (Retd.), had kept Osama bin Laden in an Intelligence Bureau safe house in Abbottabad. In the same address, he revealed that the ISI had helped the CIA to track him down and kill on May 1. The revelation remained unreported for some time because some intelligence officers had asked journalists to refrain from publishing General Butt’s remarks. [1] No mention of the charges appeared until right-wing columnist Altaf Hassan Qureshi referred to them in an Urdu-language article that appeared on December 8. [2]"

Il est connu depuis longtemps que les relations entre les services secrets pakistanais, Al Qaïda et les Américains sont pour le moins complexes. Ce ne serait pas étonnant que Ben Laden ait été protégé à une certaine époque par les Pakistanais. L'article mentionne plus loin que les mêmes services secrets pakistanais aurait finalement aidé les Américains à retrouver Ben Laden en 2010. Ce qui ne serait pas étonnant non plus.

29 janvier 2012

Turquie : Funérailles d’Oussama ben Laden à Istanbul

  
PhiGéo
momos
Funérailles de Ben Laden à Istanbul

Le blog de Thérèse Zrihen-Dvir propose une description avec photos et vidéos des funérailles d'Oussama Ben Laden à Istanbul. L’évènement a eut lieu près de la mosquée Fatih dans un quartier réputé extrémiste.

9 septembre 2011

Ben Laden avait prévu d’attaquer la France

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D'après Frédéric Helbert qui publie un article dans Paris Match, la France était l'une des cibles visées par Ousamma Ben Laden à partir de son petit bunker d'Abbottabad au Pakistan. Ce qui ressort, semble-t-il, de documents découvert lors de l'exécution du chef terroriste le 2 mai dernier.

"Oussama Ben Laden voulait frapper en France. En y perpétrant une campagne d'attentats de masse, spectaculaires et symboliques. Des documents signés de la main même du n°1 d'Al-Qaïda le prouvent. Ils ont été récupérés par les forces spéciales américaines dans la villa-forteresse d'Abbottabad au Pakistan. Selon un haut-responsable de la CIA qui a eu accès aux notes, « Il s'agissait de passer au stade opérationnel pour frapper la France, ennemi majeur au même titre que les Etats-Unis»."

Ces projets contre la France avaient sans doute peu de chances d'être menées à bien. Ils sont qualifiés dans l'article d'Helbert "d'embryonnaires" mais, comme le rappelle l'auteur, lorsqu'on connaît l'origine de la menace et la haine des djihadistes pour la France il ne faut pas sous-estimer le danger que de tels projets ont pu représenter et peuvent encore représenter pour la France.

Il est, par ailleurs, probable que le Canada était une autre cible potentiel du leader d'al-Qaïda. Il devenait de plus en plus difficile d'atteindre directement les États-Unies, le grand Satan, mais les petits Satan comme l'Espagne, l'Angleterre, la France ou le Canada pouvaient représenter de bonnes prises en temps de vaches maigres. Car c'était le cas pour Ben Laden après le 11 septembre 2001.

EXCLUSIF. Paris Match. Ben Laden avait pr�vu d’attaquer la France - actu-match - ParisMatch.com

6 août 2011

31 US troops, mostly Navy SEALs, killed in Afghanistan

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(MSNBC et le Figaro) Les moudjahidin fidèles à la mémoire d'Ousamma Ben Laden doivent se réjouir aujourd'hui. Une opération des troupes spéciales américaines composées en grande partie de membres du même commando qui était venu à bout de l'ancien chef d'Al Qaïda s'est mal terminée hier matin. 20 membres du Team 6 du SEAL sont, en effet, morts après que l'hélicoptère Chinook qui les transportait se soit écrasée dans la province de Wardak au centre de l'Afghanistan. En tout, 31 militaires américains sont morts au cours de cet incident.

Les causes de l'écrasement ne sont pas encore bien claires. Le porte-parole des Talibans, Zabiullah Mujahid, a soutenu qu'un tir de roquette avait provoqué la chute de l'hélicoptère. Les autorités américaines n'ont pas encore expliquées ce qui était survenu exactement. 

31 US troops, mostly Navy SEALs, killed in Afghanistan - World news - South and Central Asia - Afghanistan - msnbc.com

http://www.lefigaro.fr/international/2011/08/06/01003-20110806ARTFIG00290-afghanistan-31-soldats-americains-tues-dans-un-crash.php

5 août 2011

The Truth About al Qaeda

PhiGéo  

Mueller photo
John Mueller - Ohio State University
Dans un article rédigé avec beaucoup d'aplomb pour Foreign Affairs, John Mueller ramène à de justes proportions les prétentions d'Al Quaida en ce qui a trait notamment à l'utilisation d'armes de destruction massive. Il démontre de manière convaincante que depuis les événements du 11 septembre 2011 la menace terroriste en ce domaine a été exagérée.

Les révélations récentes provenants des ordinateurs saisis suite au décès d'Ousamma Ben Laden démontreraient, en effet, que l'organisation dirigée par le Saoudien était principalement préoccupée par les attaques de drones et le financement que par la fabrication de bombes atomiques.

Depuis la destruction des bases d'Al Quaïda en Afghanistan et la chasse à l'homme mondiale qui a suivi le 11 septembre, les capacités opérationnelles de l'organisation terroriste ne lui permettait pas songer sérieusement à lancer une attaque nucléaire. L'article de Mueller fournit un excellent argumentaire en ce sens. Il décrit les conditions nécessaires à une telle entreprise et montre pourquoi Al Qaïda était incapable de les réunir.

Cela démontre, du coup, à quel point les justifications politiques de la guerre en Iraq des gouvernements occidentaux basées sur la menace d'une attaque nucléaire étaient douteuses. Il faut dire cependant que les menaces de Ben Laden n'avaient par le passé pas été prises suffisamment au sérieux. Et que, même si les liens entre l'Iraq et Al Qaïda étaient eux-mêmes douteux, il n'était  pas évident en 2002, 2003 ou 2004 d'évaluer précisément jusqu'à quel point Ben Laden pouvait mettre à exécution ce qu'il promettait dans ses messages diffusés par vidéos. La mauvaise expérience de l'Afghanistan ne devait pas être répétée en Iraq et le risque, même limité, d'une coopération entre l'Iraq et Al Qaïda en vue de la fabrication d'un engin nucléaire ne pouvait pas être assumé par l'administration américaine.

Mais, au-delà de l'Iraq, Mueller cite des exemples où Ben Laden prétendait que des attaques sanglantes en sol américains étaient en préparation... Nous savons maintenant que ces attaques, si elles étaient en préparations, ont avortés et qu'Al Quaïda était en réalité en pleine déroute. C'est ce que décrit d'ailleurs Al Suri dans son manifeste publié en 2005. C'est aussi la raison pour laquelle il propose une nouvelle stratégie pour la résistance islamique mondiale.

The Truth About al Qaeda | Foreign Affairs

4 juillet 2011

Pakistani Military Still Cultivates Militant Groups, a Former Fighter Says

PhiGéo

Carlotta Gall, correspondante du New York Times à Islamabad, décrit le soutient de l'armée pakistanaise au groupes de militants djihadistes à partir d'un cas particulier. Le nom du militant interviewé par Carlotta n'est pas révélé pour des raisons de sécurité, mais l'article est tout de même instructif. Il montre la profondeur des racines du djihad dans le système de sécurité pakistanais et explique, jusqu'à un certain point, pourquoi Ousamma Ben Laden a pu survivre dix ans au Pakistan sans être inquiété par les autorités de ce pays. Et pourquoi, il a fallu une opération secrète américaine pour venir à bout de celui qui a ordonné les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unies.

Même s'il n'est, en effet, pas évident que les pakistanais n'était pas sur le point d'arrêter Ben Laden et, même si, on peut imaginer qu'il a été "lâché" par une partie du "système de sécurité" pakistanais. Il demeure quelques faits extraordinaires : des milliers de moudjahidin ont été sacrifiés pour le protéger, l'Amérique à verser des milliards de dollars au gouvernement pakistanais pour le capturer alors que ce dernier faisait ce qu'il pouvait pour ne pas le trouver..., Ben Laden a pu continuer de diffuser sa propagande à la grandeur de la planète comme jamais auparavant. Autrement dit, non seulement les attentats de septembre 2001 ont-ils été un succès dépassant toutes les espérances du cheikh saoudien, mais, en plus, il aura pu continuer de narguer ses victimes pendant dix ans grâce à la complicité évidente du Pakistan...

Heureusement pour l'Occident, tout n'a pas bien marché pour Oussama Ben Laden. La destruction de l'Émirat d'Afghanistan et de toutes bases stables pour la résistance islamique mondiale a contrebalancé l'effet des attentats du 11 septembre. La "décapitation" du leadership djihadiste est une grande victoire des États-Unies. Ce fait est attesté dans les écrits d'al Suri et confirmé, semble-t-il, dans ceux d'Oussama Ben Laden retrouvé dans la maison Abbottabad. Il n'est, en effet, pas facile de remplacer une génération de leader en peu de temps et dans des conditions comme celles créées par la contre-attaque des États-Unies partout dans le monde suite aux attentats du 11 septembre 2001.

La principale conséquence de ce manque de leaders compétent réside dans une baisse dramatique au niveau du professionnalisme militaire. Le plus bel exemple de ceci a été donné en Iraq où les excès commis sous la gouverne d'un chef sanguinaire à pour longtemps discrédité le djihad.

La reconstruction de l'image du djihad est un travail de longue haleine que le nouveau chef d'Al Qaïda placera probablement en tête de liste de ses priorités. À court terme, il faudra cependant recruter des chefs ayant la patience nécessaire pour une telle reconstruction. Il faut reconnaître qu'en ce sens, le terreau le plus fertile est probablement celui de l'Egypte où une organisation sait fait preuve à la fois de patience et de détermination. Une organisation que le chef d'Al Qaïda connaît bien et dont il est issu : les Frères musulmans.

Pakistani Military Still Cultivates Militant Groups, a Former Fighter Says - NYTimes.com
Sur les Frères musulmans aux États-Unies on consultera (avec précautions) :
http://www.centerforsecuritypolicy.org/p18757.xml

3 juillet 2011

Bin Laden document trove reveals strain on al-Qaeda

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D'après les Washington Post l'analyse des messages reçus par Ousamma Ben Laden pendant la dernière année de sa vie témoigne de difficultés croissantes dans le domaine du financement et du recrutement. Les attaques par drones auraient été une source importante d'inquiétudes pour le chef d'Al Quaida. L'un de ses correspondant Atiyah abd al-Rahman se plaint que les responsables à peine nommés sont éléminés par les attaques de drones. En ce qui concerne le financement, Ben Laden aurait suggéré de procéder des enlèvements de diplomates afin de d'exiger des rançons pour leurs libérations.

Les messages contiennent aussi des références à Al Zawahiri:

"The cache contains correspondence between bin Laden and Ayman al-Zawahiri, who recently succeeded bin Laden as al-Qaeda’s leader. The two express frustration that the conflict between al-Qaeda and the United States is not more widely perceived among Muslims as the front of a religious war. They also voice concern about how insurgent killings of civilians in Iraq and elsewhere could undermine al-Qaeda’s standing among Muslims.

U.S. officials said nothing in the messages indicates that either knew where the other was hiding."


Ben Laden insiste dans ses correspondances sur l'importance de maintenir la pression sur les États-Unies en priorité même sur l'imposition de la charia qui demeure néanmoins l'objectif ultime.
Bin Laden document trove reveals strain on al-Qaeda - The Washington Post

24 juin 2011

Bin Laden wanted to change al-Qaida's bloodied name

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Dans un article du Gardian on peut trouver encore quelques informations sur les dernières années de Ben Laden à Abbottabad.

Il voulait, par exemple, insister sur le combat mené par l'Amérique contre l'Islam en favorisant l'usage du nom complet d'Al Quaida : Al Quaida al Jihad, la base du djihad. En s'attaquant au djihad, l'Amérique s'attaque à l'islam... Il voulait aussi, semble-t-il, reconquérir l'appui des musulmans, horrifiés par les victimes musulmanes d'attentats, notamment en Iraq.

Mais ses lettres témoignent surtout de son désarroi face à l'inexpérience des nouveaux membres d'Al Quaida et de son incapacité d'y remédier. Ce qui confirme les thèses d'Abu Musab Al Suri dans L'Appel à la résistance islamique mondiale. D'après ce stratège, la campagne menée par les forces occidentales a porté des coups sérieux au leadership du djihad et il faut maintenant reconstruire à partir de zéro. La plus grande chasse à l'homme de l'histoire, soutient Al Suri, a connu un grand succès et les moudjahidin se trouvent dans une situation critique partout dans le monde. Ils sont relativement peu nombreux si l'on tient compte du grand nombre de musulmans. Al Suri (et peut être aussi Ben Laden) ne perd pas espoir, mais il est évident que la chute de l'Émirat d'Afghanistan et les nouvelles mesures de sécurité imposées par les pays occidentaux rendent la tâche des combattants de plus en plus difficiles.

La capture d'Al Suri et la mort de Ben Laden sont d'ailleurs des preuves de cette situation de plus en plus précaire des djihadistes.

Bin Laden wanted to change al-Qaida's bloodied name | World news | The Guardian

Cellphone Offers Clues of Bin Laden’s Pakistan Ties

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Dans cet article du New York Times, Carlotta Gall, Eric Schmitt, Jane Perlez, Salman Masood et Mark Mazzetti font le point sur les liens entre Oussama Ben Laden et les services secrets pakistanais et sur ce que nous savons des allées et venues du Cheik au Pakistan. 
Maulana Fazlur Rehman Khalil
Chef d'Harakat
Photo  Athar Hussain/Associated Press
Il s'agit évidemment de connaissances partielles car les informations sont à la fois rares, parfois incohérentes, souvent démenties ou corrigées et toujours difficiles à vérifier. Mais, toujours est-il que les données recueillis dans le téléphone portable du courrier de Ben Laden mènerait à un groupe de militant Harakat-al-Moudhahidin (Harakat) qui serait le lien entre l'ISI (Inter-Service-Intelligence, nom du service secret pakistanais) et le fugitif .
Mais au-delà de ce possible lien entre Ben Laden et l'ISI, l'article relate quelques déplacements du Cheikh en "cavale" au Pakistan. Il se serait rendu, par exemple, à la frontière avec l'Afghanistan en 2009 pour discuter avec d'autres chefs djihadistes.

Cellphone Offers Clues of Bin Laden’s Pakistan Ties - NYTimes.com

16 juin 2011

Many al-Qaida targets remain after bin Laden's death

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AP, Reuters, and FBI Handout File photos


MSNBC présente une belle brochette de militants jihadistes. Tous recherchés activement par les services de sécurité américains.

Voir les courtes présentations :
Many al-Qaida targets remain after bin Laden's death - World news - Death of bin Laden - msnbc.com

15 juin 2011

Pakistan Arrests C.I.A. Informants in Bin Laden Raid

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Les relations "implosatiques" entre les services secrets pakistanais et américains ne semblent pas s'arranger ! Le New York Times rapporte que cinq informateurs pakistanais, dont un militaire haut gradé, viennent d'être arrêtés en lien avec l'exécution d'Oussama Ben Laden au mois de mai.
Avec le retrait progressif des troupes américaines d'Afghanistan, le champ s'ouvre pour les islamistes dans cette région du monde. La mort de Ben Laden n'y changera rien. Ceux qui se réjouissent du "printemps arabe" pourraient peut-être déchantés assez vite car si les dictateurs tombent, les partisans de la charia eux, ne renoncent pas. Au contraire, ils voient certains de leurs adversaires les plus coriaces disparaîtrent... Mais, en même temps, la jeunesse les rejoindra-t-elle ? Là est la question. Les islamistes sont patients. Ils attendent depuis longtemps et il ne faudrait pas prendre leur relatif silence pour un signe d'inaction. Ils travaillent en "sous-oeuvre" pour reprendre un slogan publicitaire de la télévision canadienne. Ils ne se lancent pas à la poursuite du pouvoir politique, mais occupent un autre terrain, celui de l'action sociale "réelle", plus efficace, plus profonde et plus difficile à contrer.

Pakistan Arrests C.I.A. Informants in Bin Laden Raid - NYTimes.com

26 mai 2011

CIA to search bin Laden compound

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Selon le Washington Post, la CIA va retournée sur les lieux de l'exécution d'Oussama Ben Laden au Pakistan. Les enquêteurs américains espèrent que les équipements sophistiqués dont ils diposent leurs permettront de découvrir de nouvelles informations dans la dernière demeurent de l'ancien leader d'Al Quaïda.

Le complexe où est mort OBL (Photo Washington Post)
CIA to search bin Laden compound - The Washington Post

25 mai 2011

The Bin Laden backlash

PhiGéo
Hate-filled: Extremist cleric Anjem Choudary, who is calling for Mr Obama to stand before a sharia court for 'killing Muslims'
Anjem Choudari
Le blog de Thérèse Zrihen-Dvir souligne la publication par le journal britannique Mail Online de photos et de commentaires de la manifestation islamiste à Whitehall lors de la visite par le président Obama du premier ministre Cameron. 
Les manifestants guidés par le l'imam Anjem Choudari réclamaient un procès selon les règles de la charia pour le président américain : décrit comme le plus grand ennemi de l'Islam. Barack Obama serait, en effet, responsable de plus de morts musulmans que le président Bush. 
Le président Obama est une "cible légitime" pour les moudjahidin du monde entier d'après Anjem Choudari. 


Stop and search: Police officers with a group of Muslim protesters near Downing Street today"Speaking before the march on Downing Street Choudary said Mr. Obama was enemy number one for Muslims.  Choudary said Obama was an 'even greater killer of Muslims' than his predecessor George Bush.  He said: 'Just like Osama Bin Laden is the number one enemy for the west, Obama is for Muslims.  
'He is a war criminal, it goes without saying. He has slain more Muslims than even his predecessor George Bush and has overseen the escalation of the war on Islam. 'He must be arrested and face a sharia court for his crimes."

THERESE ZRIHEN-DVIR, Regard d'un Ecrivain sur le Monde -

20 mai 2011

Les conséquences stratégiques de la mort de Ben Laden

PhiGéo
Ce billet de Pascal Boniface est intéressant à plusieurs titres : d'abord pour son contenu principal incontestable selon lequel la mort de Ben Laden ne change pas fondamentalement le problème du terrorisme, ensuite pour ses corrolaires, l'affaiblissement d'al-Quaida mais non sa fin, la possible recrudescence d'attentats pour cause de vengeance et pour faire savoir qu'on existe toujours, le renforcement de la présidence américaine, etc.
Mais, l'auteur nous sert aussi une portion de la "tarte à la crème" du tout bon politologue "correctiviste". Disons d'abord qu'il y en a eu au moins deux complots : celui qui a mené à la destruction des tours du WTC et celui qui a mené à l'exécution de Ben Laden. Il y en aurait même un troisième, si je comprends bien P. Boniface, celui des théoriens du complot ! Personnages plutôt fantomatiques, voire quasi-inexistants, du moins sur la scène publique, Pascal Boniface ne les nomment d'ailleurs pas, qui s'imagineraient que Ben Laden n'est pas mort... (Il semble toutefois qu'il faille ajouter à la liste des noms de ces obscures théoriens celui du non moins ténébreux président russe Medvedev.)

Pascal Boniface
Je suppose, car il n'y a pas d'autres précisions dans le texte, que les mêmes "théoriens du complot" pensent de toutes façon que ce n'est pas Ben Laden qui a organisé le complot du 11 septembre 2001, mais bien les Américains eux-mêmes pour justifier leurs guerres. Mais, la question ici est de savoir qu'est-ce que venait faire cette histoire de théorie du complot au sujet de la mort de Ben Laden dans le texte de Pascal Boniface ? Le titre portant sur les conséquences de cette mort, on ne voit pas bien la pertinence d'une conclusion en forme de "vraie-fausse" remise en question de celle-ci. 

L'évaluation des conséquences de la disparition de Ben Laden est, par ailleurs, plausible. En voici un extrait :
"La mort de Ben Laden est un événement important mais il ne change pas fondamentalement les structures de l'ordre international. C'est incontestablement une victoire dans la lutte contre le terrorisme. Ce n'est pas la fin du terrorisme. Celui-ci risque même, par un effet de rémission, de frapper de nouveau très fortement, à la fois pour venger la mort de la figure emblématique de Ben Laden et pour montrer que la mouvance Al-Qaida peut encore frapper. Al-Qaida était déjà affaiblie depuis quelques temps, et la disparition de son leader va accentuer cet affaiblissement. Mais elle n'est pas morte. Elle sera particulièrement affaiblie dans la zone Afghanistan-Pakistan mais reste vivace au Yémen, dans la zone Irak et au Maghreb, sans préjuger de l'avenir de la Libye."
��Les cons�quences strat�giques de la mort de Ben Laden�� par pascal boniface de l'iris

14 mai 2011

Pentagon: No quick review of bin Laden photos' bid

PhiGéo

La question de savoir s'il faut ou non publier les photos d'Oussama Ben Laden mort fait couler beaucoup d'encre depuis l'assaut de sa résidence il y a deux semaines. En fait, la question me semble être la même que pour n'importe quelle autre personne. Et la réponse doit être nuancée. On pourrait montrer des photos de lui mort, mais pas dans l'état où l'on laissé les membres du commandos américains. Du moins, si les informations que nous avons sont exactes. Maintenant, le fait que des photos existent et probablement aussi des vidéos de l'opération au complet, posent en soi un problème. Doit-on les montrer ? et, si non, pourra-t-on même les cacher ? ... L'article de la MSNBC soulève des questions relativement à la transparence promise par le président Obama. Il est difficile d'être transparent dans une affaire aussi brutalement exécutée.

Pentagon: No quick review of bin Laden photos' bid - World news - Death of bin Laden - msnbc.com

8 mai 2011

Ben Laden était-il vraiment "le chef actif" d'Al-Qaïda ?

PhiGéo
Le Nouvel Obs interview Matthieu Guidère et Roland Jacquard au sujet du rôle d'Oussama Ben Laden après les attentats du 11 septembre dans le leadership mondial du terrorisme. Les deux sont d'accords pour dire qu'il jouait plus qu'un rôle symbolique, mais il y a tout de même une différence de degré dans leur appréciation.
Sans doute que Ben Laden continuait à "fomenter des mauvais coups" à l'intention de l'Amérique et qu'il aurait souhaité rééditer quelque chose de semblable à 9/11. Il n'en avait certainement plus les moyens, ni la marge de manœuvre nécessaire. Il était traqué, obligé de vivre dans une "super" clandestinité qui devait certainement limitée sa capacité de nuisance.
L'interview donne deux points de vue intéressants.
Ben Laden �tait-il vraiment "le chef actif" d'Al-Qa�da ? - Monde - Nouvelobs.com

Mort de Ben Laden : Washington demande au Pakistan d'enquêter

PhiGéo
Les vidéos d'Oussama Ben Laden trouvées après sa mort et diffusées par les Etats-Unis prouvent qu'il jouait toujours un rôle actif de premier plan, ont assuré ce week-end des responsables américains, qui s'interrogent sur sa succession à la tête d'Al-Qaïda.
 (c) Afp
Oussama Ben Laden dans l'une des vidéos retrouvée à Abbottabad
Selon cet article du Nouvel Observateur, le gouvernement américain aurait demandé une enquête approfondie pour trouver les personnes qui soutenaient Oussama Ben Laden au Pakistan depuis des années.
Les États-Unies versent des milliards de dollars au gouvernement pakistanais pour la lutte au terrorisme. Or, voilà que le chef d'al Quaida est retrouvé dans une ville-garnison situé à quelques dizaines de kilomètres de la capitale.
L'article mentionne que l'une des belle-mère serait morte foudroyée par un accident cérébrale en apprenant la mort de son beau-fils...
Mort de Ben Laden : Washington demande au Pakistan d'enqu�ter - Mort de Ben Laden - Nouvelobs.com

Bin Laden’s Secret Life in a Shrunken World, Domestic but Dark

PhiGéo
Cet article du NYT apporte quelques nouveaux détails sur l'existence de Ben Laden à Abbottabad. Il était accompagné de trois épouses, de deux courriers et de leurs femmes, de son fils et de leurs enfants. Il y avait en tout environ 15 ou 20 personnes qui habitaient les lieux. Ils expliquaient leur fortune par la possession d'un hôtel à Dubaï ou encore par la spéculation boursière (!). Le pseudonyme des messagers était "Khan" et ils se rendaient à la mosquée, aux enterrements, etc... mais n'invitaient jamais personne chez eux.
Tant qu'à lui, Ben Laden, ne sortait de la maison que pour marcher dans la cour. Il semble qu'il passait beaucoup de temps à l'ordinateur, mais pas sur l'Internet. Les messagers lui amenaient des documents électroniques. Il regardait la télévision.
Bin Laden’s Secret Life in a Shrunken World, Domestic but Dark - NYTimes.com

7 mai 2011

Ben Laden trop longtemps immobile à Abbottabad, selon les experts

PhiGéo

D'après quelques spécialistes du contre-terrorisme Oussama Ben Laden aurait prolongé trop longtemps son séjour dans la maison d'Abbottabad. C'est probable. Mais pouvait-il vraiment faire autrement, les mouvements devaient être difficiles pour lui. Tout le monde le connaissait et il aurait été facile de déceler ses mouvements. Même ses partisans ou ses sympathisants auraient pu le trahir sans le vouloir. Et, comme le dit Rodier, peut-être était-il tout simplement fatigué. La vie de Ben Laden, en effet, n'a pas été de tout repos ! Sa mission principale était accomplie... il s'est en quelque sorte assoupie à Abbottabad, il n'en fallait pas plus aux Américains pour le retrouver et l'éliminer.


http://www.2424actu.fr/actualite-internationale/ben-laden-trop-longtemps-immobile-a-abbottabad-selon-les-experts-2527070/#read-2537273

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