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18 octobre 2014

Témoignage d'un djihadiste prêt à attaquer la France

PhiGéo

Le site du journal Libération publie le récit de l'engagement d'un djihadiste prêt à s'en prendre à n'importe quel pays membre de l'OTAN. D'abord motivé par le désir ce combattre Israël en appuyant le gouvernement Syrien, puis - converti au jihad - par celui de devenir kamikaze , le Khalil est maintenant en Turquie et conteste l'autorité d'Al Quaida et se tourne vers l'État islamique, du moins refuse la "combat des musulmans contre les musulmans". Voici le début du récit :

"Abou Khalil, un Syrien de 24 ans, est membre d’Al-Qaeda. Il en est «fier» ; il ne regrette ni ne renie rien. Il appartient au groupe «Khorassan», considéré par les services de renseignements américains comme le plus dangereux, le plus susceptible d’attaquer l’Occident sur son sol. «Oui, bien sûr que je pourrais participer à un attentat aux Etats-Unis, en France ou dans n’importe quel pays membre de l’Otan. Ce serait une juste revanche face à vos bombardements en Afghanistan et maintenant en Syrie. Il faut simplement que ce soit une opération d’envergure, qu’elle intervienne au bon moment et que la riposte contre le monde musulman soit anticipée», affirme-t-il. Il estime aussi que c’est «normal d’égorger les chiites, un par un, jusqu’au dernier», comme s’il s’agissait d’une évidence. Son jihad n’a pas de frontières et s’étend à tous les pays musulmans, qu’il veut transformer en autant d’«émirats» où un islamisme absolu régnerait."

Il n'est pas question pour Abou Khalil de retourner à la "vie merdique" qu'il avait avant le djihad. Il est trop heureux de sa vie de "guerrier". Il n'est pas question dans le texte de Libération des revenus du djihadiste, de ce qui permet à ce "soldat" de vivre et même de prendre des vacances régulièrement ! Le récit révèle les luttes intestines qui mine le djihadisme et l'attrait du djihad pour un jeune comme Khalil.

5 octobre 2014

Irak, qu’est-ce qu’un califat ?

PhiGéo

Le site du journal La Croix publie les propos de Gabriel Marinez-Gros sur le sens du terme "califat". L'expression remonte aux origine l'Islam et désigne les premiers successeurs de Mahomet. "Pourtant, dès le IXe siècle, sunnites et chiites se divisent sur l’étendue de ses pouvoirs : pour les premiers, le calife est un simple exécutant de la loi définie par le Coran et le Prophète, pour les seconds (qui l’appellent « imam »), lui seul peut interpréter le texte et en donner le véritable sens."

L' institution demeure dominante jusqu'au XIe siècle et liée aux proches du clan de Mahomet. « Mais à partir du XIe siècle, changement fondamental, le pouvoir passe aux mains de ces derniers, qui laissent le califat – réduit à une fonction religieuse – aux Arabes, mais exercent la réalité du pouvoir par l’intermédiaire des “sultans” », explique Gabriel Martinez-Gros.

L'institution a été aboli en 1924 par Mustafa Kemal. Les radicaux du djihad tentent aujourd'hui de rétablir l'institution et, en même temps, la pureté de l'Islam des origines.

31 août 2014

Al-Baghdadi impose sa loi

PhiGéo

Rue89 publie un bon compte rendu de la situation actuelle du chef Abou Bakr al-Baghdadi. On peut y lire comment un ancien général de police sous la dictature de Saddam Hussein a remplacé al Zarquaoui après 2006.

AFP - al-Baghdadi
"Baghdadi commande d’une main de fer quelque dix mille combattants, dont des milliers d’étrangers. Les vétérans de son organisation ont été aguerris par une décennie d’insurrection en Irak, puis en Syrie. A titre de comparaison, Ben Laden et Zawahiri n’ont disposé que de mille à deux mille fidèles, durant les trois années de l’âge d’or d’Al-Qaeda, de 1998 à 2001, dans l’Afghanistan taliban. Baghdadi a pour priorité immédiate de semer la terreur lors des prochaines élections en Irak, à la fin de ce mois. Mais il reviendra vite sur le terrain syrien, voie d’accès privilégié, via la Turquie, au jihad global, alors que l’Afghanistan de Ben Laden était de fait enclavé. Le compte à rebours a sans doute déjà commencé au sein de l’EIIL pour la préparation d’attentats majeurs sur le continent européen."

Le site Vice News a de plus publié des vidéos sur la radicalisation que l'organisation impose aux populations qu'elle contrôle. L'embrigadement est pour le moins spectaculaire.

http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/22/letat-islamique-vu-vice-commentaire-dun-reportage-inedit-254339

Al-Baghdadi, l’émir djihadiste dont la tête est mise à prix | Rock the Casbah | Rue89 Les blogs:

9 août 2014

Une nouvelle philosophie des bourreaux ?

PhiGéo

Vous pouvez lire un nouvel article de l'auteur de ce blogue dans la Revue du Cavalier bleu. Le point de départ de cet article est une analyse et un commentaire critique de deux textes illustrant les efforts de la philosophie pour justifier l'usage de la torture dans la lutte contre le terrorisme. 


Note de bas de pageet l'article intitulé : « The case for Dirty Harry and against Alan Dershowitz » de Uwe SteinhoffNote de bas de pa. Ces deux textes illustrent selon moi un paradigme philosophique. Celui de l'approche analytique au sujet du problème posé par l'usage de la torture au cours des interrogatoires liés à la lutte contre le terrorisme en Occident.

2 août 2014

L'État islamique conquiert la ville de Mossoul - Témoignage

PhiGéo

Le journal L'Orient-Le Jour, publie le témoignage d'un réfugié de Mossoul racontant comment il a été menacé parce qu'il était chrétien. Au début de l'occupation par les islamistestout allait bien, les nouvelles autorités se faisaient rassurantes et, comme le dit se témoin : « Nous avions accès a l'électricité, l'eau courante, les infrastructures étaient totalement fonctionnelles, l'inflation avait disparu. En d'autres termes, la vie était beaucoup plus agréable. » Les choses se sont toutefois gâtées rapidement après que les islamistes eurent subis de lourdes pertes lors d'une offensive à al-Hamdaniya.

À partir de ce moment-là les chrétiens ont été la cible de vexations et de menaces (explicites sur les murs des édifices par exemple), des islamistes et les choses ont finalement dégénérées :

 "Les vagues de réfugiés qui ont suivi racontent que les mosquées diffusaient après la prière de l'aube l'annonce suivante : « Les chrétiens nasaristes sont soumis à quatre choix : quitter la ville les mains vides, se convertir a l'islam, verser une amende ou mourir. » Selon lui, aucun chrétien n'a accepté de se convertir, sauf cinq patients alités dans un hôpital de la ville et qui ont été menacés par les islamistes. Hanna décrit les militaires de l'EI, encore impressionné même à des milliers de kilomètres : « Ils possèdent des armes, des véhicules, des équipements tellement modernes que je n'avais jamais vu de ma vie. Ils ont même réquisitionné la moitié des blindés abandonnés par l'armée du régime ; l'autre moitié a été brûlée : une sorte de propagande contre les vaincus. » lls sont de même très organisés et travaillent selon une hiérarchie extrêmement précise, mais leurs actes étaient « purement barbares : ils ont exécuté un jeune homme qui portait dans un même sac des tomates et des concombres, prétextant une référence sexuelle inadmissible. De nouvelles lois absurdes ont été édictées : les mannequins dans les magasins de vêtements devaient être couverts d'une burqa ; regarder les matchs de foot à la télé était puni par dix coups de fouet ; avoir une coupe de cheveux stylée et dans le vent était puni par la mort »"

Transterra Media / AFP
http://www.lorientlejour.com/storage/attachments/879/__810566-01-08_616467_758223_large.jpg

Agence matrimoniale djihadiste

PhiGéo


Le journal l'Orient le Jour signale le lancement d'une nouvelle agence matrimoniale par le "califat" d'Irak et de Syrie.

"Après les "tours organisés" dans leurs fiefs en Syrie et en Irak, les jihadistes de l'État islamique ont décidé d'ouvrir une "agence matrimoniale" adressée aux femmes désireuses de se marier avec les combattants du groupe ultra-radical.
"L'Etat islamique a inauguré dans la ville syrienne d'Al-Bab un bureau (...) dont la mission est d'accueillir les femmes célibataires et les veuves désireuses de se marier à des combattants de l'EI", rapporte lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)."

Les femmes qui se portent volontaires savent à tout le moins qu'elles n'épouseront pas un tranquille fonctionnaire ...



Drapeau de l'État islamique de l'Iraq et du Levant


(L’État islamique — en arabe الدولة الإسلامية (ad-dawla al-islāmiyya) — est une organisation armée djihadiste qui a proclamé le 29 juin 2014 le rétablissement du califat sur les territoires irakiens et syriens qu'elle contrôle. Wikipédia)

27 juillet 2014

Les tunnels entre Gaza et Israël, un enjeu du conflit

PhiGéo

L'un des enjeux important entre le Hamas et l'État d'Israël concerne l'existence de tunnels entre Gaza et Israël :

"Israël entend mener à son terme la neutralisation des tunnels construits par le Hamas et son allié, le Jihad islamique. Ces souterrains ont été creusés pour lancer des attaques contre Israël et dissimuler l'arsenal et les centres opérationnels des mouvements palestiniens. Pour les détruire, l'armée israélienne explique qu'elle doit être sur le terrain. L'armée a annoncé avoir découvert une trentaine de tunnels. Elle a aussi affirmé avoir tué 320 combattants du Hamas en 20 jours de conflit."

L'article du Figaro contient des photos de ces tunnels et fait le point sur le conflit. Voici le lien à l'article :
Hamas - Israël : les combats continuent malgré les annonces de trêve




21 juillet 2014

"Ce n'est plus une opération, c'est une guerre"

PhiGéo

Dans son journal de guerre, Danièle Kriegel cite des officiers qui parlent de l'opération israélienne à Gaza sous le couvert de l'anonymat :

""Ce n'est plus une opération, c'est une guerre." Cette analyse sort de la bouche d'officiers de haut rang qui s'expriment sous couvert d'anonymat. En parallèle, on apprend que l'état-major fait monter au front de nouvelles unités, rappelées depuis quelques jours et gardées jusqu'ici en réserve."

La journaliste mentionne un peu plus loin que le ton et les propos ont changé sur les plateaux de télévision :

"Sur les plateaux de télévision, les va-t-en-guerre, les politiques ou anciens militaires qui réclamaient à cor et à cri l'offensive terrestre ont baissé le ton ou sont remplacés par des commentateurs militaires qui expliquent ce qui s'est passé, ou des spécialistes du Proche-Orient et de la politique internationale qui débattent pour savoir si, au rythme des images effroyables qui parviennent de Gaza, Israël va pouvoir conserver le soutien international dont elle semblait bénéficier jusque-là."



 ©  Mahanem Kahana/AFP
Mahanem Kahana / AFP

Il est certain que la situation devient intenable pour la population palestinienne serrée dans un étau : d'un côté le Hamas lui impose de se sacrifier en continuant de lancer des attaques contre le territoire israélien, et de l'autre Tsahal "obéit", pour ainsi dire, à l'injonction du groupe terroriste et pilonne Gaza. Le scénario est surréaliste. Tout se passe comme si le Hamas s'acharnait à frapper sur sa propre population avec le marteau israélien jusqu'à ce que la communauté internationale intervienne en sa faveur. Jusqu'à maintenant c'est donc le Hamas qui gagne la première manche puisqu'il atteint ce qui semble être son objectif stratégique à court terme : faire souffrir le plus possible la population palestinienne sous les coups de Tsahal.


Israël/Gaza - Le journal de guerre de Danièle Kriegel (1) : "Ce n'est plus une opération, c'est une guerre" - Le Point:

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20 juillet 2014

Offensive israélienne à Gaza

PhiGéo  

Vue de la ville de Gaza, 5 juillet 2012
Gaza
La chaîne d'information en continue RFI a demandé au colonel Goya de commenter l'offensive terrestre de l'armée israélienne à Gaza. Selon ce militaire, il s'agit pour Israël d'une solution à court terme qui a peu de chances d'aboutir à une accalmie prolongée. Il est extrêmement difficile de mener une opération dans la ville de Gaza et il est peu probable que l'armée israélienne tente de le faire. D'après le colonel Goya la situation est marquée par un paradoxe tragique où la population palestinienne est à coup sûr perdante. Voici ce qui dit le colonel :

"[...] on se retrouve dans cette situation paradoxale qu’on avait trouvé aussi un peu au début de la guerre de 2006, où finalement les adversaires ne s’affrontent pas militairement, les miliciens du Hamas ne vont pas affronter les colonnes blindées de Tsahal parce que ce serait suicidaire. L’armée israélienne évite de rentrer dans les rues de Gaza-ville parce que ce serait extrêmement difficile. Donc on se retrouve avec des combattants qui ne s’affrontent pas véritablement, qui s’affrontent de façon indirecte et en réalité frappent surtout les civils. Donc ce sont les civils qui paient cette guerre, plutôt que les militaires."

Depuis que le colonel Goya a écrit ses lignes des centaines de civils palestiniens sont morts et une quinzaine de soldats israéliens. Il n'y a pas de cessez-le-feu en vue.

Offensive israélienne à Gaza: l'analyse du colonel Michel Goya - Moyen-Orient - RFI

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12 juillet 2014

Le risque d'une offensive terrestre à Gaza



PhiGéo
Les affrontements s'intensifient en Israël où les frappent des deux côtés de la bande Gaza font de plus en plus de victimes. La marche du conflit est jusqu'ici assez prévisible. Mais, ce qui pourrait moins, ce sont les conséquences des préparatifs en vue d'une offensive terrestre de l'armée israélienne. Le journal Le Monde décrit la situation de la manière suivante :
"En plus de leurs bombardements, les militaires israéliens ont intensifié leurs préparatifs en vue d'une possible offensive terrestre. L'armée a demandé samedi soir aux habitants du nord de la bande de Gaza d'évacuer leur maison en prévision de nouvelles frappes.
Des dizaines de chars israéliens ont été convoyés sur des colonnes de camions dans la nuit et la matinée vers la frontière avec l'enclave palestinienne, où sont concentrées de nombreuses troupes. Plus de 30 000 réservistes ont été rappelés."

Frappe à Gaza - Islam & Info
L'avantage d'Israël dans les combats actuels est certain. Même s'il n'est pas possible de faire cesser les tirs de roquettes à partir de Gaza. Une offensive terrestre viserait à faire cesser complètement ces tirs, mais comporterait des risques. Qu'est-ce qui attend exactement les troupes israéliennes une fois arrivée à Gaza ? Cela ne me semble pas facile à .dire Le renseignement israélien doit certainement travailler fort là-dessus.

Une fois l'armée israélienne à Gaza, il faudra peut-être se battre contre la population. Même si une bonne partie de celle-ci ne voulait pas combattre, elle pourrait néanmoins servir de bouclier pour les combattants. Elle pourrait être le terreau dans lequel puiser pour remplacer  qui les guerriers qui disparaissent.

L'ennemi dans ce type de guerre se renouvelle vite. La situation des Israéliens pourrait ressembler un peu à celle des révolutionnaires français qui n'arrivaient pas à venir à bout des ennemis de la Révolution, Dès qu'un groupe de contre-révolutionnaires était anéanti, un autre surgissait pour le remplacer sans que la Révolution puisse jamais s'imposer définitivement. L'offensive terrestre pourrait être la première étape d'une escalade difficile à contrôler et qui n'aboutirait peut-être pas à la pacification souhaitée par les autorité israélienne.

Il pourrait même s'avérer que cette offensive soit souhaitée par ceux qui commandent le lancement des roquettes sur Israël dans le but d'attirer Tsahal à Gaza, même s'il faudra consentir à y accumuler un grand nombre de martyrs.

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9 juillet 2014

Le gouvernement français «anti-djihad»



PhiGéo

Sournois  La France renforce les mesures contre la radicalisation individuelle djihadiste. Une série de méthodes anti-terroristes seront dorénavant disponibles pour traquer les individus “auto-radicalisés”. Le gouvernement vise surtout à mettre un frein au transit des djihadistes français vers la Syrie par crainte des conséquences sur la France lors de leur retour. Il s’agit de les repérer sur le sol français, de les suivre à la trace et de les empêcher de quitter le territoire français pour aller rejoindre le djihad en Syrie.

“Les «techniques spéciales d'enquête», jusqu'alors réservées au terrorisme et à la criminalité organisée, seront étendues à l'apologie et l'incitation du terrorisme sur Internet. Dans un futur proche, les échanges des «cyberdjihadistes» pourront être interceptés. Des balises géolocalisées seront le cas échéant posées sous leurs véhicules pour pister leur déplacement et, grâce à des logiciels espions de type «keylogger», les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) pourront lire en parallèle et enregistrer, de façon indétectable, ce que frappent les illuminés sur leurs claviers. Enfin, un volet du projet de loi Cazeneuve s'adresse aussi aux opérateurs, qui devront surveiller et procéder au blocage administratif des sites les plus venimeux, comme cela se pratique pour la pédo-pornographie. «Il s'agit d'interdire l'accès aux vidéos d'exécutions et aux modes d'emploi du parfait petit djihadiste, résume un cadre de l'antiterrorisme. En revanche, nous laisserons les gens échanger sur certains forums de discussion, où l'on glane toujours des informations très intéressantes.» Quand une «cible» sera repérée, les policiers auront pour la première fois la possibilité de procéder depuis leur commissariat ou leur brigade de gendarmerie à des perquisitions dans des «clouds», ces espaces de stockage des données personnelles des internautes.”

Ces méthodes intrusives ne permettront pas d’enrayer le terrorisme, mais elles le rendront peut-être un peu plus difficile. Du moins, on peut penser que les individus qui se radicalisent seront repérer plus rapidement et mieux “encadrer”. Par contre, il est certain que la liberté individuelle des internautes sera réduite par cette nouvelle approche.

Robespierre
Il sera même possible d’incriminer un individu pour simple consultation de sites :

“En écho à l'appel de plusieurs experts, dont le magistrat antiterroriste Marc Trévidic, le texte prévoit de créer la nouvelle qualification d'«entreprise individuelle terroriste» afin de mettre en cause tout islamiste auto-radicalisé, dès lors qu'il achètera une arme, ou du matériel entrant dans la confection d'un engin explosif artisanal. La simple consultation habituelle de sites diffusant des messages de haine et des appels au djihad suffira à l'incriminer, sans qu'il soit forcément en lien avec des organisations terroristes connues des services.”

Beauvau muscle son plan de riposte «anti-djihad»

7 juillet 2014

Les bombes miniatures d’Al-Qaida


PhiGéo
Triste  Il est maintenant possible de miniaturiser suffisamment les bombes pour les loger dans les compartiments des batteries des appareils électroniques portables comme les ordinateurs, les tablettes ou les téléphones. Il faudra donc vérifier ce type d’appareil dans les aéroports !

Boing 947 1968

Nouveau délais probable pour les voyageurs déjà embêtés par les fouilles et autres contrôles de sécurité qui encombrent les déplacements en avion.

Al-Qaida désormais capable de faire des bombes de la taille d'une batterie de portable

1 juin 2014

Tuerie de Bruxelles : ce que l'on sait de l'homme arrêté à Marseille

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Le présumé terroriste et auteur de l'attentat antisémite de la semaine dernière en Belgique a été arrêté. Il s'agit de Mehdi Nemmouche. Il aurait environ 30 ans. Il a été emprisonné pour vol en France pendant les année 2000 et a voyagé dans plusieurs pays par la suite, notamment en Syrie de 2013 à 2014.



Mehdi Nemmouche - AFP / STR

Lors de son arrestation il portait un sac contenant une arme correspondant à celle utilisée lors de l'attentat et une casquette comme celle de celui qui a été filmé par les caméras de vidéosurveillance.

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2 mai 2013

Les djihadistes syriens font allégeance à al-Qaida

PhiGéo

Les djihadistes syriens décident d'afficher publiquement leur convergence de vue idéologique avec Al-Qaïda et font allégeance à son chef Ayman al-Zawahiri.

" «Nous, le Front al-Nosra, prêtons allégeance à Cheikh Ayman al-Zawahiri», a déclaré son chef, Abou Mohammed al-Joulani, dans un message audio diffusé mercredi sur les forums djihadistes. "

Ceux qui auraient pu voir dans le mouvement de rébellion en Syrie une simple réaction à l'oppression - bien réelle - du régime, doivent maintenant se rendre à l'évidence : la pomme cachait le vers ! Ce qui était évident est désormais, pour ainsi dire, officiel.

Les djihadistes syriens font allégeance à al-Qaida

27 janvier 2013

Mali journalists despair over 'invisible war'

Un militaire bloque l'accès au Nord du Mali - AFP /  Al Jazeera
PhiGéo

Le site anglophone de la chaîne Al Jazeera se plaint du contrôle de l'information par l'armée française au Mali. Al Jazeera parle d'une guerre invisible et laisse plus ou moins entendre qu'il pourrait y avoir de la part des militaires français et maliens des mauvais traitements de prisonniers, voire pires, compte tenu de la difficulté pour les journalistes de se rendre dans les zones de combats et de témoigner du déroulement de la guerre.

"There are no official death tolls either for civilians or soldiers. No-one interviewed by Al Jazeera could say where prisoners of war were being held or how they were being treated.

The International Committee of the Red Cross, the international humanitarian organisation that often has access to prisoners, was similarly unable to comment to media about any prisoners or detention facilities it may have visited.

Julie Remy, from the medical humanitarian organisation Doctors Without Borders (MSF by its French acronym), told Al Jazeera that she did not know where those injured by the fighting were receiving treatment.

While local partners working with MSF had treated 30 people in Timbuktu, no-one injured in the fighting in Gao or the nearby town of Ansongo had come to their facilities for treatment during the fighting there, she said.

"I don’t know what that means in terms of where they are going for treatment," she said.

A source who had visited the hospital in Gao since the fighting began said he had seen dozens of bodies of rebel fighters killed."


L'ensemble de l'article semble insinué que des abus pourraient être commis à l'abri des regards indiscrets et que le black-out actuel est non seulement louche et injustifié mais dangereux. Il ressort aussi clairement de l'article que l'avenir pourrait révéler des abus, lorsque les troupes françaises seront parties. Le texte ne manque pas, enfin, de rappeler la présence coloniale de la France dans cette région du monde. On y trouve donc, sans surprise, un parallèle facile entre ce passé coloniale, la guerre actuelle et les intentions supposées de la France pour le Mali.

26 janvier 2013

L'armée française se rapproche de Gao au Mali

PhiGéo

D'après Le Figaro, les soldats français se rapprochent de la ville de Gao, un des château-fort d'Aqmi au nord du Mali. Les frappes aériennes des Mirages et des Rafales ont continuées sans interruptions depuis deux semaines ainsi que la progression au sol vers le nord. La reconquête semble donc aller bon train. 

Si les choses se présente bien en ce moment. Il ne faut peut-être pas crier victoire trop vite. Les djihadistes peuvent opérer un repli stratégique et miser sur le temps. Ils ne sont peut-être pas en position d'affronter les troupes françaises maintenant, mais ils peuvent certainement attendre leur départ pour relancer leur action. Ce serait là une approche conforme à leur approche partout dans le monde. Le djihad est une guerre sur la longue durée.

Le Figaro - International : Au Mali, l'armée française se rapproche de Gao:

20 janvier 2013

La France se lance dans la « reconquête totale » du Mali


PhiGéo

Les forces armées françaises sont engagées dans une lutte pour la reconquête complète du territoire malien.  Le message du ministre de la Défense est on en peut plus clair à ce sujet :

"En France, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé dimanche que «l’objectif, c’est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches de résistance, tout en espérant que la force régionale africaine en cours de déploiement prenne rapidement le « relais » de l’intervention française."

Ceci est peut-être un vaste programme ! Du moins, est-ce un plan d'action bien circonscrit. Il est supporté par une bonne partie des citoyens français. Il y a quelques opposants. On peut citer, par exemple, l'ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin qui invoque, dans le Journal du Dimanche,  les guerres perdues de la dernière décennie pour critiquer la décision de s'engager au Mali : 

"Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye. Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées. Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. Jamais ces guerres n’ont permis la paix régionale. Au contraire, l’intervention occidentale permet à chacun de se défausser de ses responsabilités. Pire encore, ces guerres sont un engrenage. Chacune crée les conditions de la suivante. Elles sont les batailles d’une seule et même guerre qui fait tache d’huile, de l’Irak vers la Libye et la Syrie, de la Libye vers le Mali en inondant le Sahara d’armes de contrebande. Il faut en finir." (propos repris dans Mali Actualités, http://maliactu.net/la-guerre-juste-le-mali-victime-du-manque-de-vision-de-ses-leaders-dits-democratiques/)

Sans doute y a-t-il de grands risques de s'enliser en Afrique de l'Ouest. Mais, fallait-il pour autant laisser AQMI s’installer à Bamako sans rien faire ? 

Exactions à Sévaré au Mali

PhiGéo 

Le site de l'Express fait état de graves violations des droits de l'Homme au Mali suite à la reprise de territoires sur les islamistes. Comme il arrive souvent dans les guerres, les vendettas sont cruelles. C'est ce qui semble se produire actuellement. Des allégations sérieuses planent au sujet d'exécutions sommaires par  des soldats de l'armée malienne.

Voici ce qui est rapporté au sujet de la région de Sévaré, située près de la frontière entre le Nord et le Sud du Mali :

"La hantise des djihadistes infiltrés, dans cette région qui s'apparente à une ligne de front, a donné lieu à une campagne populaire de dénonciation des "suspects". L'attaque, le 9 janvier, de la ville voisine de Konna -dont l'accès reste interdite aux ONG et aux journalistes- semblait justifier cet appel à témoins. Mais celui-ci s'est mué, semble-t-il, en chasse à l'homme.

"Depuis l'attaque des islamistes, la population s'est montrée solidaire avec les autorités, affirme le maire de Mopti, Oumar Bathily. Nous avons insisté sur le besoin de collaborer avec la police et l'armée et notre demande a été bien comprise." Avec des conséquences meurtrières.
"

Rien pour rassurer l'armée française qui souhaiterait certainement un retour au calme que de tels abus ne favoriseront pas.

16 janvier 2013

L'aviation française bombarde, les islamistes opèrent un "repli stratégique"

 
PhiGéo

Après quatre jours d'offensive par l'aviation française et l'arrivée de 750 militaires sur le terrain au Mali. Les islamistes opèrent un repli stratégique afin de mieux se préparer à faire face aux soldats de la CÉDÉAO (les troupes des pays africains) qui vont arrivés incessamment en renfort.

La situation pourrait se transformer rapidement en "guerilla" et les attentats terroristes devenir la manière privilégiée de combattre pour les islamistes du Mali.

""Les jihadistes comptent sur une guerre de longue haleine. Ils sont à l'aise dans cette situation: le grand désert, les reliefs difficiles, une situation sécuritaire précaire", [d'après] Alaya Allani, universitaire tunisien, spécialiste des mouvements islamistes. Selon lui, "ils feront un repli tactique pour reprendre leur souffle, mais ni l'armée malienne ni les Français ne peuvent les anéantir". "L'occupation des grandes villes (du nord du Mali) par les islamistes est terminée, mais à court terme" seulement, estime pour sa part l'expert malien Moussa Tounkara. "Il faut s'attendre à des attentats pour marquer les esprits", dit-il."

Pour le moment, les troupes françaises continuent de frapper la ville de Diabali où les djiadistes avaient fait une percée avant-hier.

Mali : L'aviation française bombarde, les islamistes opèrent un "repli stratégique" | À La Une | L'Orient-Le Jour

14 janvier 2013

French Jets Strike Deep Inside Islamist-Held Mali

PhiGéo

Dans ce texte du New York Times la genèse de l'intervention française au Mali est présentée à partir de la formation de troupes d'élites de l'armée malienne par les Américains. Troupes d'élites qui se sont ralliées en bonne partie aux islamistes d'Ansar Dine et qui ont provoqué l'affaiblissement du pouvoir malien et, par voie de conséquence, sa chute. Le chef des putchistes, le capitaine Sanogo, est d'ailleurs lui aussi un bénéficiaire de la formation américaine.

"Over the last four years, the United States has spent between $520 million and $600 million in a sweeping effort to combat Islamist militancy in the region without fighting the kind of wars it has waged in the Middle East. The program stretched from Morocco to Nigeria, and American officials heralded the Malian military as an exemplary partner. American Special Forces trained its troops in marksmanship, border patrol, ambush drills and other counterterrorism skills.
But all that deliberate planning collapsed swiftly when heavily armed, battle-hardened Islamist fighters returned from combat in Libya. They teamed up with jihadists like Ansar Dine, routed poorly equipped Malian forces and demoralized them so thoroughly that it set off a mutiny against the government in the capital, Bamako. [...]  The virtual collapse of the Malian military, including units trained by United States Special Forces, followed by a coup led by an American-trained officer, Capt. Amadou Sanogo, astounded and embarrassed top American military commanders.
“I was sorely disappointed that a military with whom we had a training relationship participated in the military overthrow of an elected government,” Gen. Carter F. Ham, the head of the Africa Command, said in a speech at Brown University last month . “There is no way to characterize that other than wholly unacceptable.”

L'Amérique favorable a une intervention n'avait plus les moyens de le faire, occupée qu'elle est sur plusieurs fronts. C'est donc la France qui s'est engagée. Il faut dire que ce pays compte plusieurs ressortissants au Mali. L'issue risque toutefois d'être, selon les auteurs de l'article, une guerilla avec les islamistes :

"With thousands of French citizens in Mali, its former colony, France decided it could not wait any longer, striking the militants at the front line and deep within their haven.
Some experts said that the foreign troops might easily retake the large towns in northern Mali, but that Islamist fighters have forced children to fight for them, a deterrent for any invading force, and would likely use bloody insurgency tactics.
“They have been preparing these towns to be a death trap,” said Rudy Atallah, the former director of African counterterrorism policy for the Pentagon. “If an intervention force goes in there, the militants will turn it into an insurgency war.”"

French Jets Strike Deep Inside Islamist-Held Mali - NYTimes.com

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