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28 novembre 2013

Mali : le général Sanogo inculpé et mis en prison - Le Point

PhiGéo

Une étape à tout le moins symbolique vient d'être franchie dans l'histoire récente malienne avec l'arrestation du meneur du coup d'État de 2012.

C'est peut-être l'indication du retour à une certaine stabilité et à la démocratie dans ce pays. Mais, qu'adviendra-t-il du putschiste ? Espérons que la justice saura trouver la bonne mesure.

Mali : le général Sanogo inculpé et mis en prison - Le Point:




5 juin 2013

L'armée malienne prend Anefis au MNLA, dernier village avant Kidal

Avec cette prise, les soldats maliens (ici à Tombouctou en février 2013) s'ouvrent la voie vers Kidal.
Photo - AFP / FRED DUFOUR
PhiGéo  

RFI rapporte que les troupes maliennes ont pris le village d'Anefis au nord du Mali. Cette action de l'armée malienne survient à quelques jours du début de négociations entre les autorités de Bamako et les groupes du nord. Le village d'Anefis est situé dans l'axe menant à Kidal, cité stratégique pour le Mouvement national de libération de l'Azawad. Ce mouvement est le plus important des "groupes du nord" qui vont bientôt négocier avec "Bamako". L'imprécision du langage correspond ici à la difficulté de bien circonscrire - surtout du point de vue occidentale - des partis bien définis. Des forces s'affrontent, certes, mais elles ne sont pas constituées de la même manière qu'en France ou au Canada. Il n'y a pas de système d'adhésion informatisé avec suivi du membership, ni de grandes conventions dans des Centres des congrès luxueux au centre-ville de la capitale. Les mouvances sont plus fluides mais néanmoins très bien connues pour ceux qui s'affrontent. La tension doit être extrême en ce moment parmi les soldats maliens qui sont au nord, surtout si l'on se souvient de ce qui est survenu au départ des troubles qui secouent le Mali depuis deux ans.  RFI a raison de conclure : "les prochaines heures seront cruciales."
L'armée malienne prend Anefis au MNLA, dernier village avant Kidal - Mali - RFI:

'via Blog this'

23 février 2013

Pr Marc Imbeault du Collège militaire royal Saint-Jean de Québec : «Les Armées africaines ont une difficulté à gérer les victoires»

PhiGéo

Le texte de Babacar Willane résume bien une conférence de deux heures ! Il y a été question essentiellement de l'éthique professionnelle militaire au Canada. L'auteur de ce blogue a ensuite tenté de répondre à quelques questions des journalistes présents.
Pr Marc Imbeault du Collège militaire royal Saint-Jean de Québec : «Les Armées africaines ont une difficulté à gérer les victoires»:



2 février 2013

Ethnic Tensions Arise in Timbuktu After Islamists Leave

PhiGéo

Le New York Times fait état de vengeances à caractère ethnique à Tombouctou depuis que les troupes maliennes et françaises ont repris la ville des mains des islamistes. C’est la couleur de la peau qui est le principal facteur discriminant d’après ce qui est rapporté par le journal; le second être Arabe, le troisième être islamiste.

Voici un exemple qui résume la situation :
Carte New York Times

"Zahby Ould Ibrahim’s general store was looted to the studs this week. The horde that descended upon it took not just the shop’s stock of pots, pans and bedding but the electric sockets, the light bulbs and the doorframe, too. A few shops away, Mahamane Dguitteye’s grocery store, its shelves lined with packets of spaghetti, bottles of olive oil and bars of soap, was completely untouched. The main difference between the men? Mr. Ibrahim is an Arab. Mr. Dguitteye is a black African of the Songhai ethnic group. “They bypassed my shop because I am not an Islamist, I am not an Arab, I am not light skinned,” Mr. Dguitteye said. “So they let me be.”"

Le gouvernement français presse le président Traoré d'entamer au plus vite des négociations sur l'autonomie de l'Azawad avec les roupes de combattants touarègues qui ne sont pas islamistes afin de calmer le jeu. Mais, sur le terrain, il ne semble pas que la situation soit sur le point de changer rapidement.

"The Malian Army has been accused of executing suspected militants, and has faced accusations of torture and other mistreatment. Three men suspected of being Islamist militants who were arrested near the town of Léré told The Associated Press that they had been subjected to a form of waterboarding. “To force me to talk they poured 40 liters of water in my mouth and over my nostrils, which made it so that I could not breathe anymore,” one of the men, who gave his name as Ali Guindo, told The A.P. “For a moment I thought I was even going to die.” In Timbuktu, residents said it would take a long time for the old ways of coexistence to return. "

L'intervention française au Mali sera-t-elle seulement à l'origine d'un nettoyage ethnique, ou bien conduira-t-elle à la reconstitution de l'État malien et à un véritable accord entre le gouvernement et les Touarègues sur l'autonomie de l'Azawad ? La réponse à cette question est pour le moment très incertaine. Les chances sont minces compte-tenu des rancunes et de la complexité de la situation. Un espoir est toutefois possible puisqu'il pourrait être avantageux pour les deux parties (le gouvernement et les Touarègues) de s'entendre sur un compromis qui, d'une part, déchargerait le premier de responsabilités qu'il peine à exercer et, d'autre part, donnerait les coudées franches aux seconds à la fois affranchi de l'État central malien et des islamistes d'AQMI.

Ethnic Tensions Arise in Timbuktu After Islamists Leave - NYTimes.com

27 janvier 2013

Mali journalists despair over 'invisible war'

Un militaire bloque l'accès au Nord du Mali - AFP /  Al Jazeera
PhiGéo

Le site anglophone de la chaîne Al Jazeera se plaint du contrôle de l'information par l'armée française au Mali. Al Jazeera parle d'une guerre invisible et laisse plus ou moins entendre qu'il pourrait y avoir de la part des militaires français et maliens des mauvais traitements de prisonniers, voire pires, compte tenu de la difficulté pour les journalistes de se rendre dans les zones de combats et de témoigner du déroulement de la guerre.

"There are no official death tolls either for civilians or soldiers. No-one interviewed by Al Jazeera could say where prisoners of war were being held or how they were being treated.

The International Committee of the Red Cross, the international humanitarian organisation that often has access to prisoners, was similarly unable to comment to media about any prisoners or detention facilities it may have visited.

Julie Remy, from the medical humanitarian organisation Doctors Without Borders (MSF by its French acronym), told Al Jazeera that she did not know where those injured by the fighting were receiving treatment.

While local partners working with MSF had treated 30 people in Timbuktu, no-one injured in the fighting in Gao or the nearby town of Ansongo had come to their facilities for treatment during the fighting there, she said.

"I don’t know what that means in terms of where they are going for treatment," she said.

A source who had visited the hospital in Gao since the fighting began said he had seen dozens of bodies of rebel fighters killed."


L'ensemble de l'article semble insinué que des abus pourraient être commis à l'abri des regards indiscrets et que le black-out actuel est non seulement louche et injustifié mais dangereux. Il ressort aussi clairement de l'article que l'avenir pourrait révéler des abus, lorsque les troupes françaises seront parties. Le texte ne manque pas, enfin, de rappeler la présence coloniale de la France dans cette région du monde. On y trouve donc, sans surprise, un parallèle facile entre ce passé coloniale, la guerre actuelle et les intentions supposées de la France pour le Mali.

26 janvier 2013

L'armée française se rapproche de Gao au Mali

PhiGéo

D'après Le Figaro, les soldats français se rapprochent de la ville de Gao, un des château-fort d'Aqmi au nord du Mali. Les frappes aériennes des Mirages et des Rafales ont continuées sans interruptions depuis deux semaines ainsi que la progression au sol vers le nord. La reconquête semble donc aller bon train. 

Si les choses se présente bien en ce moment. Il ne faut peut-être pas crier victoire trop vite. Les djihadistes peuvent opérer un repli stratégique et miser sur le temps. Ils ne sont peut-être pas en position d'affronter les troupes françaises maintenant, mais ils peuvent certainement attendre leur départ pour relancer leur action. Ce serait là une approche conforme à leur approche partout dans le monde. Le djihad est une guerre sur la longue durée.

Le Figaro - International : Au Mali, l'armée française se rapproche de Gao:

20 janvier 2013

La France se lance dans la « reconquête totale » du Mali


PhiGéo

Les forces armées françaises sont engagées dans une lutte pour la reconquête complète du territoire malien.  Le message du ministre de la Défense est on en peut plus clair à ce sujet :

"En France, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé dimanche que «l’objectif, c’est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches de résistance, tout en espérant que la force régionale africaine en cours de déploiement prenne rapidement le « relais » de l’intervention française."

Ceci est peut-être un vaste programme ! Du moins, est-ce un plan d'action bien circonscrit. Il est supporté par une bonne partie des citoyens français. Il y a quelques opposants. On peut citer, par exemple, l'ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin qui invoque, dans le Journal du Dimanche,  les guerres perdues de la dernière décennie pour critiquer la décision de s'engager au Mali : 

"Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye. Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées. Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. Jamais ces guerres n’ont permis la paix régionale. Au contraire, l’intervention occidentale permet à chacun de se défausser de ses responsabilités. Pire encore, ces guerres sont un engrenage. Chacune crée les conditions de la suivante. Elles sont les batailles d’une seule et même guerre qui fait tache d’huile, de l’Irak vers la Libye et la Syrie, de la Libye vers le Mali en inondant le Sahara d’armes de contrebande. Il faut en finir." (propos repris dans Mali Actualités, http://maliactu.net/la-guerre-juste-le-mali-victime-du-manque-de-vision-de-ses-leaders-dits-democratiques/)

Sans doute y a-t-il de grands risques de s'enliser en Afrique de l'Ouest. Mais, fallait-il pour autant laisser AQMI s’installer à Bamako sans rien faire ? 

Exactions à Sévaré au Mali

PhiGéo 

Le site de l'Express fait état de graves violations des droits de l'Homme au Mali suite à la reprise de territoires sur les islamistes. Comme il arrive souvent dans les guerres, les vendettas sont cruelles. C'est ce qui semble se produire actuellement. Des allégations sérieuses planent au sujet d'exécutions sommaires par  des soldats de l'armée malienne.

Voici ce qui est rapporté au sujet de la région de Sévaré, située près de la frontière entre le Nord et le Sud du Mali :

"La hantise des djihadistes infiltrés, dans cette région qui s'apparente à une ligne de front, a donné lieu à une campagne populaire de dénonciation des "suspects". L'attaque, le 9 janvier, de la ville voisine de Konna -dont l'accès reste interdite aux ONG et aux journalistes- semblait justifier cet appel à témoins. Mais celui-ci s'est mué, semble-t-il, en chasse à l'homme.

"Depuis l'attaque des islamistes, la population s'est montrée solidaire avec les autorités, affirme le maire de Mopti, Oumar Bathily. Nous avons insisté sur le besoin de collaborer avec la police et l'armée et notre demande a été bien comprise." Avec des conséquences meurtrières.
"

Rien pour rassurer l'armée française qui souhaiterait certainement un retour au calme que de tels abus ne favoriseront pas.

16 janvier 2013

L'aviation française bombarde, les islamistes opèrent un "repli stratégique"

 
PhiGéo

Après quatre jours d'offensive par l'aviation française et l'arrivée de 750 militaires sur le terrain au Mali. Les islamistes opèrent un repli stratégique afin de mieux se préparer à faire face aux soldats de la CÉDÉAO (les troupes des pays africains) qui vont arrivés incessamment en renfort.

La situation pourrait se transformer rapidement en "guerilla" et les attentats terroristes devenir la manière privilégiée de combattre pour les islamistes du Mali.

""Les jihadistes comptent sur une guerre de longue haleine. Ils sont à l'aise dans cette situation: le grand désert, les reliefs difficiles, une situation sécuritaire précaire", [d'après] Alaya Allani, universitaire tunisien, spécialiste des mouvements islamistes. Selon lui, "ils feront un repli tactique pour reprendre leur souffle, mais ni l'armée malienne ni les Français ne peuvent les anéantir". "L'occupation des grandes villes (du nord du Mali) par les islamistes est terminée, mais à court terme" seulement, estime pour sa part l'expert malien Moussa Tounkara. "Il faut s'attendre à des attentats pour marquer les esprits", dit-il."

Pour le moment, les troupes françaises continuent de frapper la ville de Diabali où les djiadistes avaient fait une percée avant-hier.

Mali : L'aviation française bombarde, les islamistes opèrent un "repli stratégique" | À La Une | L'Orient-Le Jour

14 janvier 2013

French Jets Strike Deep Inside Islamist-Held Mali

PhiGéo

Dans ce texte du New York Times la genèse de l'intervention française au Mali est présentée à partir de la formation de troupes d'élites de l'armée malienne par les Américains. Troupes d'élites qui se sont ralliées en bonne partie aux islamistes d'Ansar Dine et qui ont provoqué l'affaiblissement du pouvoir malien et, par voie de conséquence, sa chute. Le chef des putchistes, le capitaine Sanogo, est d'ailleurs lui aussi un bénéficiaire de la formation américaine.

"Over the last four years, the United States has spent between $520 million and $600 million in a sweeping effort to combat Islamist militancy in the region without fighting the kind of wars it has waged in the Middle East. The program stretched from Morocco to Nigeria, and American officials heralded the Malian military as an exemplary partner. American Special Forces trained its troops in marksmanship, border patrol, ambush drills and other counterterrorism skills.
But all that deliberate planning collapsed swiftly when heavily armed, battle-hardened Islamist fighters returned from combat in Libya. They teamed up with jihadists like Ansar Dine, routed poorly equipped Malian forces and demoralized them so thoroughly that it set off a mutiny against the government in the capital, Bamako. [...]  The virtual collapse of the Malian military, including units trained by United States Special Forces, followed by a coup led by an American-trained officer, Capt. Amadou Sanogo, astounded and embarrassed top American military commanders.
“I was sorely disappointed that a military with whom we had a training relationship participated in the military overthrow of an elected government,” Gen. Carter F. Ham, the head of the Africa Command, said in a speech at Brown University last month . “There is no way to characterize that other than wholly unacceptable.”

L'Amérique favorable a une intervention n'avait plus les moyens de le faire, occupée qu'elle est sur plusieurs fronts. C'est donc la France qui s'est engagée. Il faut dire que ce pays compte plusieurs ressortissants au Mali. L'issue risque toutefois d'être, selon les auteurs de l'article, une guerilla avec les islamistes :

"With thousands of French citizens in Mali, its former colony, France decided it could not wait any longer, striking the militants at the front line and deep within their haven.
Some experts said that the foreign troops might easily retake the large towns in northern Mali, but that Islamist fighters have forced children to fight for them, a deterrent for any invading force, and would likely use bloody insurgency tactics.
“They have been preparing these towns to be a death trap,” said Rudy Atallah, the former director of African counterterrorism policy for the Pentagon. “If an intervention force goes in there, the militants will turn it into an insurgency war.”"

French Jets Strike Deep Inside Islamist-Held Mali - NYTimes.com

13 janvier 2013

France Rafale jets target Gao in eastern Mali

Mirage - Photo www.3.bp.blogspot.com
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L'aviation française poursuit ses opérations au Mali, où elle fait face à une opposition sérieuse des troupes islamistes. Ces dernières sont bien équipées et bien entraînées. D'après le texte de la BBC (lien en bas de page), il y a eu au moins un mort - un pilote d'hélicoptère - côté français et dix côté islamiste. Plusieurs otages français sont aux mains des islamistes et des menaces pèsent sur la France suites à son intervention éclair au Mali.

"France's decision to intervene took many by surprise. A UN-backed international force had not been expected to deploy in the west African state until the autumn.

But last week, the Islamist fighters pushed further south, seizing the strategically important town of Konna. The town has since been recaptured by Malian troops.

An unnamed Elysee Palace official quoted by AFP said on Sunday that French armed forces had been surprised by the fighting quality of the Islamist militants they were up against."


BBC News - France Rafale jets target Gao in eastern Mali:

12 janvier 2013

Mali - Une centaine d'islamistes auraient été tués à Konna

PhiGéo

L'implication française au Mali n'a pas tardée, semble-t-il, a avoir de l'effet. Il y a eu une centaine de morts parmi les combattants islamistes hier lors d'une opération conjointe de l'armée malienne et de l'aviation française selon le lieutenant Fané. Il y a eu un mort du côté français (selon Radio-Canada).

"D'après la source sécuritaire régionale jointe à Konna, les islamistes ont été tués "lors des raids français et des attaques de l'armée malienne", vendredi, et la ville était samedi "sous le contrôle des armées malienne et française". Samedi, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a indiqué que les Français avaient effectué un raid d'hélicoptères la veille "contre une colonne" d'islamistes qui tentaient de progresser en direction du sud du Mali."

4 novembre 2012

Mali : le dialogue avant les armes

- Mali : le dialogue avant les armes
Iyad Ag Ghaly - Photo MSN
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Des négociations sont en cours par l'entremise de l'Algérie principalement, et du Burkina Faso, en vue de trouver une entente aux tensions graves qui secouent le Mali. Le but principal de ces négociations est d'empêcher la partition du pays entre le nord et le sud.

Depuis le coup d'État de 2011, le pays est de fait scindé en deux parties. La situation semble être, en gros, la suivante : une bonne partie du nord du Mali est contrôlé par Ansar Dine, un groupe dont l'idéologie est islamiste et qui est composé essentiellement de Touaregs. Le sud est demeuré sous le contrôle de la capitale Bamako; une capitale dont le pouvoir est toutefois très affaiblie.

Il n'y a pas vraiment de gouvernement au Mali en ce moment. Il y a plutôt un état de transition entre l'ancien ordre établi et une recomposition dont on ne sait pas exactement à quoi elle aboutira. Le pays risque d'être aux prises encore longtemps avec des conflits religieux puisque Ansar Dine applique déjà dans sa zone d'influence la charia.

Les prochaines semaines sont donc importantes et les négociations actuelles représentent certainement une chance de stabilisation pour le pays. En tous cas, le chef d'Ansar Dine semble d'accord pour le dialogue :

"À près d'un mois de l'échéance du dépôt au Conseil de sécurité d'un plan d'intervention militaire de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) au Mali, Ansar Dine, un des groupes islamistes armés du nord du Mali, entame des négociations avec l'Algérie et le Burkina Faso. Deux délégations ont été dépêchées par le groupe. L'une à Ouagadougou pour rencontrer le président Blaise Compaoré et l'autre à Alger.
« Nous sommes pour la paix, et pour la paix, il faut le dialogue », a déclaré un proche d'Iyad Ag Ghaly, le chef du groupe."

- Mali : le dialogue avant les armes

26 octobre 2012

Danger au Mali : le polisario renforce les terroristes islamistes

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La situation au Mali ne cesse d'inquiéter depuis le coup d'État survenu en 2011. Le nord du Mali est en passe de devenir un sanctuaire pour le terrorisme islamique. C'est ce qui ressort de l'article publié par leral.net où est décrite la convergence de plusieurs groupes autour d'Ansar Dine, leader de la contestation - et de la victoire contre - le pouvoir de Bamako. Voici la description de leral.net :

"C’est ainsi que des centaines de jihadistes, venant des camps du polisario de Tindouf, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Soudan, ont déboulé récemment au Nord du Mali, occupé par des islamistes armés, pour renforcer les rangs des terroristes islamistes d’AQMI et du MUJAO et se battre à leur côté dans la perspective de l'envoi dans la région d'une force armée étrangère.

De plus, afin de renforcer ses rangs, le groupe islamiste Ansar Dine, contrôlant de larges zones du nord Mali, a tenu des discussions pour réactiver son accord avec ses ex-alliés touaregs séparatistes du MNLA."


Mais, ce renforcement d'Ansar Dine, est attribué en grande partie au laxisme algérien :

"Face à cette nouvelle donne, de nombreux pays s’interrogent sur le rôle de l’Algérie dans le pourrissement de la situation au Mali et dans le climat d’insécurité dangereux qui menace la sécurité et la stabilité de la région générés par les actes terroristes.

Ces pays n’ont pas hésité à mettre en relief la responsabilité du polisario et de l’Algérie dans cette escalade de la violence, tant à travers son mépris du droit international que dans son laxisme dans le contrôle de son territoire et des camps du polisario de Tindouf que dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale."


Quoiqu'il en soit de la responsabilité algérienne, si les faits rapportés sont exacts, la situation ne risque pas de s'améliorer au Mali prochainement. Les islamistes avaient vaincus avec l'aide des Touaregs mais cette alliance semblait rompue. Voilà qu'elle pourrait être renouvellée. Si, en plus, d'autres groupes islamistes se joignent à la rébellion, on en voit pas comment le pouvoir malien affaibli pourra composé encore bien longtemps avec cette nouvelle avarie.

8 octobre 2012

"Notre premier objectif, c'est l'application de la charia"

Omar Hamaha, chef militaire d'Ansar Dine, qui a pris le contrôle du nord du Mali en avril 2012.
Sanda Ould Boumana - AFP France 2

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Le Point a rencontré à Tombouctou le représentant d'Ansar Dine, Sanda Ould Boumana. Le journaliste David Baché a demandé à Boumana quel était l'objectif d'Ansar Dine au Mali. Le journaliste voulait savoir aussi quel était l'avis de Boumana sur les autres acteurs du conflit au Nord du Mali : gouvernement de Bamako, pays du Cédéao et pays Occidentaux.

Au sujet de l'objectif d'Ansar Dine, la réponse de Boumana est claire : il s'agit d'appliquer la charia au Nord et, si possible, au Sud du Mali. Pour ce qui concerne les deux autres sujets, Boumana soutient que ce sont les pays étrangers qui tentent de régler le problème par la voie des armes aux Mali. Il ajoute qu'Ansar Dine est prêt à discuter avec les autorités maliennes, notamment les autorités religieuses.

Voici un extrait de l'interview au sujet de l'objectif principal d'Ansar Dine et de ses revendications territoriales :

"Nous voulons l'application de la charia, c'est notre premier objectif. Par ailleurs, les populations du Nord ont toujours été tenues à l'écart du développement, sur le plan social comme sur le plan économique : nous voulons retrouver tous nos droits. [...] Dans notre conquête, nous n'avons pas dépassé les régions du Nord. Si les autres régions veulent nous rejoindre pour l'application de la charia, nous y sommes favorables : l'application de la charia est de notre responsabilité à tous, dans le Sud comme dans le Nord. Mais, en ce qui nous concerne, nos revendications s'arrêtent aux trois régions du Nord, auxquelles nous nous sommes limités depuis plusieurs mois."

Au sujet de l'interprétation de l'islam, Boumana soutient qu'Ansar Dine est également prêt à discuter:

"Nous sommes prêts à discuter. S'ils pensent que nous nous trompons, ils peuvent venir ici nous montrer ce qui ne va pas, nous sommes ouverts. Si les imams ont une autre vision qui ne correspond pas à ce qu'on dit, ils n'ont qu'à venir discuter avec nous."


Ansar Dine : "Notre premier objectif, c'est l'application de la charia" - Le Point:

2 août 2012

La milice d'autodéfense Ganda Koy au Mali

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Un court reportage sur la milice Ganda Koy qui s'est formée dans la nord du Mali à la faveur de la rébellion touaregs. Le reportage donne un aperçu de l'univers des jeunes paramilitaires au Mali.

MALI • Plong�e dans la milice d'autod�fense Ganda Koy | Courrier international

12 juillet 2012

Le Sénégal, une cible potentielle pour les islamistes du nord du Mali ?

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Ce qui arrive au Mali : prise de contrôle progressif par Ansar Dine du pays  (le nord est déjà conquis, reste le sud), ne peut que nous amener à nous demander quelles seront les conséquences pour le Sénégal.

L'article de Issa Ndiaye répond partiellement à cette question.

Le Sénégal, une cible potentielle pour les islamistes du nord du Mali ?
Image PressAfrik


Après avoir noté les déclarations des islamistes maliens selon lesquelles la charia devrait s'appliquer partout dans le monde, Ndiaye ajoute :

"Les autorités sénégalaises comprennent visiblement cela. « Aucun pays africain ne peut à lui seul faire face au terrorisme », a récemment déclaré le président de la République, Macky Sall lors d’un séjour en France. C’est pourquoi les autorités sénégalaises se sont jointes à la mobilisation ouest africaine pour libérer le nord du Mali. Les forces de sécurité du pays sont également sur le qui-vive. Cela s’illustre par l’interpellation puis la libération, il y a quelques jours de cela à Dagana de personnes suspectées d’appartenir à des réseaux islamistes."

Au-delà des assauts terroristes, la culture politique sénégalaise - l'un des plus démocratique de la région - pourra-t-elle résister aux sirènes de l'idéologie islamiste ?

Le Sénégal, une cible potentielle pour les islamistes du nord du Mali ?

9 juillet 2012

Le Mali va se doter d'une force spéciale de 1.200 hommes pour protéger les institutions de la République

PhiGéo
Mobido Diarra - Photo PA-L'Union


Le premier ministre du gouvernement intérimaire malien, Cheick Modibo Diarra, dirigera un corps "corps d'élite indépendant de 1.200 éléments chargés d'assurer la protection des institutions de la République".

Cette décision survient deux jours après la réunion des pays de la CÉDÉAO à Ouagadougou qui recommandait la création d'une force d'intervention multinationale pour le rétablissement d'un gouvernement au MaliL

Le président intérimaire est toujours en France, ce qui laisse grande ouverte la place au premier ministre intérimaire; sans compter le chef des putschistes toujours influent et les groupes islamistes et touaregs qui font la pluie et le beau temps dans le nord du pays. Autant dire que nous encore loin du rétablissement d'un gouvernement régulier au Mali.
 
AFP: Le Mali va se doter d'une force spéciale de 1.200 hommes pour protéger la transition

8 juillet 2012

Le Groupe de contact sur le Mali souhaite un gouvernement

PhiGéo

La situation au Mali demeure inchangée : pas de gouvernement à Bamako alors que le Nord est toujours contrôlé par le groupe islamiste Ansar Dine. Le coup d'État militaire du 22 mars dernier n'a donc eu pour conséquence que d'assurer aux islamistes le contrôle d'une bonne moitié du pays.

Le président intérimaire du Mali, Diacounda Traoré, est quant à lui en France depuis qu'il a subi une attaque près de Bamako il y a quelques semaines. Il n'assistait donc pas à la réunion du Groupe de contact sur la Mali tenue à Ouagadougou et qui cherche à rétablir un gouvernement.

Agression de Diacounda Traoré en mai 2012 - Photo AFP
Selon Benjamin Massot, auteur de l'article du Nouvel Observateur, L'ONU semble ouverte à l'idée d'une intervention militaire et quelques pays africains, parmi eux le Sénégal, serait prêt à intervenir :

"Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté jeudi à l'unanimité une résolution qui soutient les efforts de la Cédéao pour mettre fin à la crise dans le nord du Mali et laisse la porte ouverte à une intervention militaire.

Des responsables africains ont récemment annoncé que le Nigeria, le Niger et le Sénégal s'étaient engagés à envoyer une force de 3.270 militaires afin de remettre sur pied l'armée malienne, puis éventuellement de s'attaquer aux islamistes du Nord."

Le Groupe de contact sur le Mali souhaite un gouvernement - Le Nouvel Observateur

1 juillet 2012

Mali: pause dans la destruction des mausolées de Tombouctou

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La situation au Mali demeure instable et l'avenir politique du pays incertain. La démolition de monuments religieux à Tombouctou en est une indication. Le groupe Ansar Dine soutient agir au nom de Dieu en détruisant les mausolés de plusieurs personnages vénérés dans cette ville mythique du Nord du pays. Le gouvernement malien est incapable d'empêcher Ansar Dine de faire à sa guise, ce qui montre la faiblesse des autorités.

Mali: pause dans la destruction des mausolées de Tombouctou, la CPI menace - Flash actualité - Monde - 01/07/2012 - leParisien.fr:

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