25 juillet 2011

Les connexions d'Anders Breivik avec l'English Defence League

PhiGéo

Le Figaro revient sur les références au English Defence League auquel fait référence Anders Breivik, le pseudo-chevalier norvégien, dans son manifeste publié sur le Net. Il semble que les liens entre Breivik (Berwick dans la forme anglicisé) soient problématiques.
Dans son manifeste, Breivik dit lui-même que la ligue anglaise est trop naive... je suppose qu'il veut dire qu'elle n'est pas assez violente.

Le Figaro - International : Les connexions d'Anders Breivik avec l'extr�me-droite en Grande-Bretagne

24 juillet 2011

Anders Behring se préparait depuis longtemps

PhiGéo 

Selon Le Figaro, le coup d'éclat d'Oslo était préparé minutieusement par un tenant de la double thèses de l'islamisation de l'Europe et de la nécessité de la combattre. Behring a posté un long manifeste de 1518 pages sur le Net, dont il a écrit lui-même environ la moitié, le reste étant repris de d'autres auteurs. Le texte est à première vue un long réquisitoire contre le système économique, politique et social européen qui a permis à Behring de bien vivre et de s'enrichir depuis 32 ans.
Anders Behring Breivik en tenue de combat dans la vidéo publiée vendredi sur YouTube.
Anders Behring
Photo à la fin de son texte de 1518 pages
Je n'ai pas lu le texte au complet, il est certain toutefois que l'auteur craint l'islamisation de l'Europe et que ce processus est d'après lui facilité par l'endoctrinement de type "marxiste" et "humaniste" qui est imposé aux enfants dans les écoles dès le plus jeune âge et se poursuit ensuite sans interruption jusqu'à l'université où 95% des professeurs sont de cette mouvance.
Le conditionnement se poursuit, d'après Behring toujours, dans les médias comme les journaux, la télévision, etc. de sorte que les citoyens sont complètement aliéné (sauf une petite minorité, dont fait partie Behring, bien entendu). Cette endoctrinement "ridiculiserait" le nationalisme et l'assimilerait, à tort, au nazisme, ce qui aurait pour conséquence d'enlever toutes les "défenses" pouvant protéger les cultures nationales européennes devant "l'envahisseurs" musulman.
Le texte contient aussi un résumé de la stratégie djihadiste telle qu'on peut la trouver présentée sur les sites militants et une analyse de l'auteur sur la progression de l'implantation de cette stratégie à l'heure actuelle et des projections sur l'avenir.
Bref, le texte de Behring n'est pas sans rappeler, mais à un niveau inférieur, avec moins de maturité, moins d'expérience, moins de qualités littéraires et d'inspiration et plus d'emprunts aux autres, le manifeste d'Abu Musab Al-Suri  publié sur le Net en 2005 (voir sur ce blog "The Moral Implication of the Ultimate War": http://phigeo.blogspot.com/2009/07/moral-implication-of-ultimate-war.html  ).
Il y a quelques photos à la fin du texte. On peut voir Behring en costume d'apparence militaire et aussi une photo qui semble avoir été prise lors d'une noce (je ne sais pas s'il a jamais été marié).

Le Figaro - International : Oslo : des attaques pr�par�es depuis plusieurs ann�es

21 juillet 2011

Succès mitigé d'une délégations du CNT à Paris

PhiGéo  

Le 8 juillet 2011, à Zintan au sud de Tripoli, des rebelles libyens célèbrent leur victoire sur les forces loyalistes à Gualish au sud-ouest de Tripoli. (AFP)
Victoire "rebelle" à Zintan le 8 juillet
Photo AFP
La visite d'une délégation libyenne à Paris composée d'un général, d'un colonel et d'un civil, représentant le Conseil national de transition, accompagné de Bernard Henry-Lévy n'a, semble-t-il, pas atteint tous les objectifs qu'elle poursuivait. Du moins, c'est ce qui ressort de la lecture de l'excellent article de Sarah Diffalah publié par le Nouvel Observateur. Les libyens voulaient plus qu'un soutien moral. Ils ont besoin d'armes pour lancer une offensive sur Tripoli. Or, il semble que le président français ne puisse pas s'engager autant que  le souhaiterait les "rebelles". Il est difficile de savoir ce que les requérants demandaient au juste. Mais, quoiqu'il en soit, il n'est pas évident pour la France de s'impliquer davantage qu'elle ne l'a fait jusqu'à maintenant. L'avenir proche nous dira ce qu'il en est.
Mais, en attendant, force est de constater que le régime de Kadhafi continue de vaciller sans tomber... les forces qui l'assaillent n'arrivent pas à lui donner le coup de grâce.
La chute du régime est annoncé tous les deux jours, mais à chaque fois elle est reportée à la semaine prochaine !
La situation du "colonel" est probablement intenable. Mais l'agonie, comme le dit BHL, s'éternise. Pourquoi ? Eh bien, voici des raisons possibles:

  • Premièrement la volonté de l'Occident n'est pas suffisamment forte, seule la France est vraiment déterminée à faire tomber Kadhafi;
  • Deuxièmement la Chine ne tiens pas à voir un régime indépendant des occidentaux s'effondrer et être remplacé par un autre qui ne lui serait pas favorable dans une zone aussi riche en pétrole;
  • Troisièmement il y a un nombre suffisant des libyens favorable à ce régime pour qu'il se maintienne;
  • Quatrièmement Kadhafi a tellement d'argent qu'il peut financer une véritable petite armée pendant longtemps.
Il y a peut-être d'autres raisons ou de meilleures, mais ce sont celles qui me semblent les plus probables.

LIBYE. Tripoli, l'objectif incertain - Monde - Nouvelobs.com

18 juillet 2011

Maroc: manifestants islamistes et d'extrême-gauche réunis

PhiGéo 

Une manifestation regroupant des "cyber-militants", des mouvements d'extrême-gauche, des membres du Mouvement islamiste Justice et bienfaisance et les sympathisants du Mouvement du 20 février (né dans la foulée du "printemps arabe"), a réclamé, selon le Figaro, des changements politiques plus radicaux au Maroc que ceux adoptés suite au référendum du 1er juillet.
Il n'est pas nouveau de voir des mouvements d'extrême-gauche et des islamistes côtes-à-côtes. Espérons que l'issue ne sera pas aussi sinistre pour les militants d'extrême-gauche qu'à la fin des années soixante-dix en Iran ou les moudjahidin du peuple se sont empressés de s'en prendre aux communistes une fois le Shah renversé... Cela ne devrait se produire, mais pas en raison d'une éventuelle "auto-critique" des militants, mais parce que le roi du Maroc n'est en rien comparable au Shah.

Mohammed VI roi du Maroc
Mohammed VI devrait réussir là où bien d'autres ont échoués. Il y a, me semble-t-il, une différence entre l'état des régimes agonisants de l'Égypte et de la Tunisie au printemps 2011 qui se sont écroulés rapidement et celui du Maroc. 
Celui du roi est conscient du temps qui passe et de la nécessaire évolution des institutions politiques. Ce régime est aussi l'héritier d'une tradition solide sur quoi il peut s'appuyer. 
Le roi du Maroc bénéficie du respect non seulement d'une grande partie du peuple marocain, mais aussi de celui de la "communauté internationale" (et pour le coup, cette expression a, pour une fois, réellement un sens puisque le roi est réellement respecté un partout dans le monde). Son père, Hassan II, et lui-même ont su défendre une conception et une pratique de l'Islam à la fois respectueuse des meilleures traditions et compatible avec le monde moderne et avec l'Occident. C'est un exemple à méditer d'évolution lente mais réelle qui vaut toujours mieux qu'une tentative de changement brusque qui se mène inévitablement à des catastrophes.

Le Figaro - Flash Actu : Maroc: des milliers de manifestants: "Mouvement islamiste Justice et bienfaisance"

Progression lente en Libye

PhiGéo

La progression des forces anti-Kadhafi demeure laborieuse en Libye. L'offensive menée depuis quatre jours sur le port de Brega dans l'Est du pays en est un exemple. Les insurgés ont été semble-t-il pris par surprise par des tranchées ceinturant la ville et remplies de produits inflammables. Il y aurait en ce moment des combats à l'intérieur de l'agglomération. 
Il y a donc bel et bien une avancée des rebelles, mais la résistance du régime demeure malgré tout tenace.

Le Figaro - Flash Actu : Libye/Brega: intenses combats de rue

17 juillet 2011

Vido choc : Exécution de civils à la mitraillette

PhiGéo

Il est souvent fait mention de la justice expéditive des Talibans et de leur crauté. Le document vidéo auquel mène le lien affiché sur le blog de Thérèse Zrihen-Dvir pourrait bien en être une illustration extrêmement crue. Le vidéo montre, en effet,  seize hommes exécutés froidement à la mitraillette. Le drame se serait déroulé au poste frontière de Shaltalu.
Il n'est pas recommandé aux personnes sensibles de regarder de document.

Vid�o choc : Des talibans afghans ex�cutent �la mitraillette 16 civils pakistanais au poste fronti�re de Shaltalu - THERESE ZRIHEN-DVIR, Regard d'un Ecrivain sur le Monde

16 juillet 2011

Pakistan's Middle Class Extremists

PhiGéo 

Dans un court mais substantiel article du bulletin de Foreign Affairs, G. Blair, C. C. Fair, E. A. Walsh, N. Malhotra et J. N. Shapiro défendent l'idée que l'aide économique ne réglera pas le problème de l'extrémisme. L'idée n'est pas neuve mais elle est judicieusement rappelée au moment où de graves difficultés financières frappent les États-Unies et dans contexte d'une remise en question de la coopération avec le Pakistan dans la lutte au terrorisme. Or, comme le disent les auteurs, il y a de bonnes raisons d'aider ce pays économiquement, mais il ne faut pas espérer que ce type d'aide empêchera l'extrémisme d'y prospérer, car c'est souvent parmi la classe moyenne, voire supérieure, que ce type de radicalisation s'opère.
Foreign Affairs July/August 2011
Les auteurs citent une enquête à l'appui de leur thèse :

"To test the assumption that poor people are more likely to become radicalized, we fielded a 6,000-person, nationally representative survey of Pakistanis in the four provinces of Punjab, Balochistan, Sindh, and Khyber Pakhtunkhwa (formerly North-West Frontier Province) in the spring of 2009."

Les résultats de l'enquête ont révélés que les participants étaient généralement peu favorables aux organisations militantes, que les Pakistanais vivants dans les parties du pays les plus violentes détestaient ces groupes, et que les plus pauvres d'entre eux - et surtout ceux des villes - détestaient encore plus que la moyenne ces organisations. Les résultats de l'enquête amènent donc les auteurs à conclure que le lien entre le statut socio-économique des individus et l'extrémisme était boiteux. Les politiques fondées sur cette hypothèse pour lutter contre l'extrémisme sont donc elles aussi douteuses.

Voici la conclusion des auteurs :

"Most governments, including that of the United States, are still reeling from the global recession and looking to make budget cuts where possible. Development assistance aimed at alleviating poverty should not be stopped; countries such as Pakistan have legitimate development needs pertaining to education, health care, and economic growth to support its massive youth bulge. But expecting those programs to reduce militancy is misguided. There are many good reasons to offer development assistance, but counter-radicalization, counterinsurgency, and counterterrorism are not among them."


Je ne me prononcerai pas sur l'origine absolue du terrorisme. Mais, il pourrait s'agir, dans certains cas, de causes politiques : celles qui sont exprimées par les terroristes eux-mêmes, qui sont certainement pas tous des malades mentaux. Dans le cas d'Oussama Ben Laden par exemple, il s'agissait de la politique menée par les États-Unies au Moyen Orient. Politique qui avait pour conséquences d'humilité des millions de musulmans, de piller les richesses pétrolifère de l'Arabie, de maintenir en place régimes autoritaires qui en profitent. Ben Laden n'avait rien en soi contre le mode de vie des Américain, pas plus que contre celui des Norvégien ou des Suédois. Il croyait, à tort, que le type d'action qu'il menait pouvait infléchir la volonté des Américains et les amener à changer leur politique. Il a aussi cru que les coups spectaculaires pouvait créer une dynamique à l'intérieur du monde musulman, initier un mouvement populaire irrésistible qui pourrait renverser la vapeur et chasser les usurpateurs du pouvoir. 
Le "printemps arabe" est, en ce sens, une demi-victoire pour les extrémistes. Ils souhaitaient le départ de dictateurs comme Moubarak ou Ben Ali. (Ils espèrent encore plus celui de Mohammed V, véritable incarnation de la tradition qu'ils défient et voudraient pouvoir remplacer.) Mais, le "printemps arabe" peut déboucher sur des réformes qui n'iront pas nécessairement dans le sens que les extrémistes souhaitent, le sens d'une plus grande démocratisation. Ce qui serait un recul pour les zélotes de la charia. Les dés ne sont toutefois pas encore jetés. Il y a encore une carte dans le jeu des extrémistes. Cette carte est une sorte de "joker". Une carte ambiguë car elle a deux visages, un visage beaucoup plus "doux" que celui d'Al Quaida ou des autres groupes armés, mais un autre visage, plus proche d'eux, en terme d'objectif à long terme, voire très long terme, offrir au monde entier la liberté de choisir le salut par la fidélité à la vraie religion !
Pakistan's Middle Class Extremists | Foreign Affairs

15 juillet 2011

Ahmed Wali Karzai’s killer had been a Taliban foe

PhiGéo

Le Joshua Partlow rappote de Kandahar pour le Washington Post que l'assassin d'Ahmed Wali Karzai, Sardar Mohammad, était non seulement membre d'une famille très proche de celle du président afghan mais aussi un collaborateur des services de renseignements occidentaux. Il aurait notamment contribué à l'arrestation (ou la neutralisation permanente) de nombreux membres ou sympathisants de cette organisation.
Karzai's Killer Was U.S. Ally
Funérailles de A. W. Karzai
Photo - Mamoon Durrani, AFP / Getty  Images
L'article de Partlow rapporte cependant un changement dans le comportement de Sardar depuis quelques temps. Ce changement coïnciderait avec avec un séjour au Pakistan et une rencontre avec les Talibans. Il était nerveux, passait des nuits blanches, s'informait auprès de ses subordonnés sur la nature de leurs conversations téléphoniques, etc.
Il est, bien entendu, difficile de savoir ce qui a pu amener Sardar Mohammad à poser le geste qu'il a posé. Il était à l'aise financièrement, était père de plusieurs enfants et n'avait que 35 ans. Peut-être s'est-il rallié à la cause des extrêmistes musulmans.
Mais peut-être aussi a-t-il été forcé de faire ce qu'il a fait. Je veux dire que les Talibans l'ont peut-être menacés de tuer des membres de sa famille, ses enfants par exemples, s'il ne tuait pas lui-même Karzai. Ce n'est qu'une hypothèse, mais elle pourrait peut-être expliquer que Sardar Mohammad décide de changer de camp alors qu'il dirige une équipe de 200 hommes pour le compte d'Ahmed Wali Karzai, qu'il bénéficie d'une position sociale (et économique) enviable, qu'il a une famille et un pouvoir considérable et, au-delà de tous ses avantages, qu'il partage une longue amitié non seulement avec Karzai mais avec toute sa famille.
Il est certain, en tous cas, que du côté des extrémistes, l'usage d'un tel moyen serait justifié pour servir une "bonne cause" et que, "convertir" le plus proche protecteur de Karzai était le moyen le plus efficace de le frapper mortellement. 

Ahmed Wali Karzai’s killer had been a Taliban foe - The Washington Post

13 juillet 2011

Mumbai blasts: three explosions rock India's commercial capital

PhiGéo

Au moment où madame Clinton annonce que les jours du "colonel" Kadhafi à la tête de l'État en Libye sont comptés (voir lien au bas de cette page), un grave attentat frappe la capitale commerciale de l'Inde.
Plusieurs morts et encore plus de blessés ont été dénombrés suite à une explosion survenue dans une zone commerciale de Mumbai.
L'attentat n'a pas encore été revendiqué. La crainte de l'auteur de l'article du Christian Science Monitor est qu'il ait été commis par un groupe terroriste pakistanais, ce qui relancerait l'animosité entre l'Inde et Pakistan.
Toujours est-il que la zone Pakistan se réchauffe encore et que le départ des troupes de américaines et alliés risque de faciliter une certaine reprise en main par les groupes terroristes plus ou moins proches d'Al Quaida et des Talibans...

Mumbai blasts: three explosions rock India's commercial capital - CSMonitor.com

Voir aussi : Cyberpresse, "Les jours de Kadhafi sont comptés"
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/libye/201107/13/01-4417608-les-jours-de-kadhafi-sont-comptes-selon-hillary-clinton.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS1

12 juillet 2011

Influential brother of Afghan president killed at home | Reuters

PhiGéo  

Mauvaise nouvelle pour le président Karzai, son demi-frère, Ahamd Wali Karzai, qui "règnait" sur la région de Kandahar a été tué par l'un de ses garde du corps. Les Talibans se sont empressés de revendiquer l'attentat.
La disparition du frère du président afghan affaiblit la position du clan pro-occidentale en Afghanistan.
Main Image
Ahmad Wali Karzaï
La réputation du "AWK" était mauvaise mais il représentait néanmoins un rempart contre l'ennemi dans le sud de l’Afghanistan. Son assassinat remet en question, jusqu'à un certain point, le succès de la stratégie du retrait des forces armées occidentales d'Afghanistan. Du moins, peut-on dire que disparition de cet allié du président afghan affaiblit-elle considérablement son pouvoir; déjà faible...
Si l'on prend un peu de recul et que l'on fait un lien entre cet assassinat et ce qui est en train de se passer au Pakistan (retrait de l'aide américaine et, pire, tension entre le Pakistan et les USA), force est de conclure que l'Occident est en train de perdre le peu de contrôle qu'il avait - a grand frais - sur cette région du monde. Il pourrait en émerger un certain nombre de soubresauts dans l'avenir en raison de la réorganisation de groupes terroristes que la solide réaction post 11-septembre avait gravement affaiblis.
Nous pourrions, en effet, assister à une reconstitution de bases plus solides d'entrainement dans cette région du monde. La stratégie de guérilla qui a été celle du terrorisme islamique depuis une dizaine d'année pourrait être renforcée par une stratégie plus proche de celle qu'affectionnait jadis Ben Laden et qui s'appui sur une structure hiérarchique plus clairement définie et sur des camps d'entraînements structurés ayant pour but de former des moudjahidin capables de mener des actions complexes et disciplinés ainsi que des cadres capables de les coordonnées, bref , dans la terminologie classique de Lénine, des "révolutionnaires professionnels". Autrement dit, sans abandonner l'approche d'Abu Musab Al Suri le terrorisme islamiste pourrait renouer avec une nouvelle forme de benladisme ; ceci, paradoxalement, grâce à l'élimination physique de Ben Laden.

Influential brother of Afghan president killed at home | Reuters

10 juillet 2011

Al-Qaida est affaiblie, mais reste dangereuse

PhiGéo

Michel Moutot, dans la La Presse, propose une synthèse d'analyses soulignant la résilience d'Al Quaida. Il ne faudrait pas enterré trop vite ce mouvement polymorphe dont les structures pratiquement détruites en 2002 se sont métamorphosées rapidement pour s'adapter aux nouvelles mesures de sécurité adoptées par les pays Occidentaux après les attentas du 11-septembre.

Al-Qa�da est affaiblie, mais reste dangereuse | Michel MOUTOT | International

9 juillet 2011

Les filles doivent s'asseoir derrière les garçons dans une école publique de Toronto

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Le blog de Thérèse Zrihen-Dvir traduit des textes du Toronto Sun et de Parent Central relatant la décision du Toronto District School Board de faire prévaloir la Charte canadienne des droits et libertés sur le la Loi sur l'éducation de l'Ontario en autorisant l'école Valley Park à transformer sa cafétéria le vendredi pour la prière, voici ce que les journalistes torontois qui se sont rendu sur les lieux ont décrit :

"Les garçons sont entrés à l'avant, ils ont enlevé leurs chaussures et formé quatre rangées. Les filles sont entrées par l'arrière, elles ont enlevé leurs chaussures, mis des foulards et des châles pour couvrir leur tête et leurs bras et se sont installées derrière les barrières. Les filles qui ont leurs règles s’assoient à l’arrière ; elles ont le droit d’écouter la prière, mais pas d’y prendre part. Le service de prière se déroule en arabe et l’école ne supervise pas ce qui se dit."

Accomodement raisonnable ? peut-être, interprétation valable de la Charte canadienne des droits ? peut-être aussi mais j'en doute, pratique conforme à l'esprit de l'Islam ? bonne question car ce ne sont pas tous les musulmans qui sont d'accord avec elle.

8 juillet 2011

Al-Qaeda’s Egyptian Ideologues Planning Caliphate’s Return to Egypt

PhiGéo

Hani Nasira présente dans le dernier numéro de Terrorism Monitor une vue d'ensemble des plus récentes interventions publiques d'Ayman al-Zawahiri et soutient que la reprise du djihad en Égypte pourrait être l'un des axes forts du leadership du nouveau chef d'Al Qaïda.

Les discours du terroriste le plus recherché du monde contiennent plusieurs références à l'Égypte et au fameux "printemps arabe" que Zawahiri interprète à la fois comme une conséquence de la ténacité des djihadistes depuis une trentaine d'années et la chance pour eux d'accélérer le mouvement de résistance islamiste mondial. Non pas que ce mouvement pourrait triompher du jour a lendemain, il faut demeurer patient, mais plutôt que la chute des dictatures à la solde de l'Occident ouvre un espace pour l'affirmation des idéaux islamistes.
Le danger de récupération "démocratique" est évidemment au centre des préoccupations de Zawahiri qui s'empresse de se porter à la défense des droits des peuples musulmans opprimés depuis des décennies. Il se présente même comme le représentant du seul mouvement de libération authentique et comme le chef du seul type d'organisation capable de défendre efficacement les droits fondamentaux, non seulement des Égyptiens mais aussi des autres peuples qui réclament plus de liberté.

Autrement dit, Zawahiri ne voit aucunement dans le printemps arabe le résultat d'un conflit générationnel ou l'effet de l'utilisation des médias sociaux aurait eu un effet de catalyseur... Il pense plutôt que les années de lutte menée par les militants djihadistes commencent à porter fruit et que, même si la victoire finale - l'instauration de la charia partout dans le monde - est loin d'être acquise, la chute des "valets de l'Amérique" et la montée concomitante de l'influence des mouvements islamistes un peu partout dans le monde sont des signes encourageants.

Qu'en est-il vraiment ? Il est certain que les explications du printemps arabe basées uniquement sur l'appétit des jeunes pour le mode de vie occidental et la montée en flèche de l'utilisation des téléphone cellulaire sont insuffisantes. Mais, il est également probable que l'attrait du salafisme est exagéré dans l'esprit de Zawahiri. Il ne faudrait pas, toutefois, prendre à la légère la popularité et l'efficacité des Frères musulmans, par exemple, dans le cas de l'Égypte. Il y a actuellement un vide qui devra être comblé dans les pays où le pouvoir s'est effondré. Il y a fort à parier que l'intégrisme religieux récupère une bonne part du gâteau : téléphone cellulaire ou pas.

The Jamestown Foundation: Al-Qaeda’s Egyptian Ideologues Planning Caliphate’s Return to Egypt

7 juillet 2011

Middle East Studies in Upheaval

PhiGéo

Dans un court texte Daniel Pipes résume l'évolution des études consacrées d'abord au monde arabe, puis à l'Islam dans les universités américaines et au-delà. Il souligne l'importance du tournant des années quatre-vingt marqué par la publication du livre d'Edward Said Orientalism.

L'argumentaire de Pipes rappel, en abrégé, celui développé par W. Phares dans War of Ideas au sujet de l'influence de l'idéologie djihadiste sur l'enseignement et les recherches sur les campus universitaires américains.

Middle East Studies in Upheaval :: Daniel Pipes

4 juillet 2011

Franco-Algerian Security Rapprochement is Threatened by Divergent Views on Libya

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L'intervention française en Libye pourrait remettre en question le réchauffement des relation franco-algérienne selon Dario Cristiani qui publi un article dans le Terrorism Monitor à l'occasion de la visite du ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, en Algérie.

Selon D. Cristiani, l'affaiblissement du régime libyen pourrait entraîner des troubles en Algérie s'il signifiait, par exemple, un renforcement d'AQMI en Libye. Du moins, ce serait la perception des autorités algériennes. Cette hypothèse n'est pas à négliger. Les responsables de l'opposition libyenne reconnaissent eux-mêmes que des sympathisants islamistes radicaux font partie de leurs supporteurs.

Mais, les intérêts communs de la France et de l'Algérie devraient l'emporter à moyen et à long terme sur les divergences, somme toute superficielles, entre les gouvernants du moments dans l'un et l'autre pays. La recrudescence possible de l'influence française en Afrique n'indispose en réalité que ceux qui veulent la supplanter depuis des années.

The Jamestown Foundation: Franco-Algerian Security Rapprochement is Threatened by Divergent Views on Libya

Mouammar Kadhafi, "tyran rigide" qui pourrait écouter sa famille

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Mouammar Kadhafi, "tyran rigide" qui pourrait écouter sa famille
Kadhafi
Reuters/Huseyin Dogan

L'agence Reuters publie un article dans l'Express où il commence à être question d'une modification de la stratégie de Kadhafi... La sagesse l'emporterait finalement sur le jusqu’au boutisme ! L'intelligence - très au-dessus de la moyenne paraît-il - du dictateur prendrait le dessus sur les passions et, au nom de quelque chose de sacré, la famille, Kadhafi pourrait accepté de se retirer pour laisser la place à d'autres à la tête de l'État libyen.

Il faudrait que le grand-père pense à ses petits-enfants et, en conséquence, accepte de capituler afin de ne pas mettre la vie de sa famille en péril... Le chef pourrait donc sauver la face et "sortir" en beauté si l'on peut dire.

Mouammar Kadhafi, "tyran rigide" qui pourrait �couter sa famille - LExpress.fr

Pakistani Military Still Cultivates Militant Groups, a Former Fighter Says

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Carlotta Gall, correspondante du New York Times à Islamabad, décrit le soutient de l'armée pakistanaise au groupes de militants djihadistes à partir d'un cas particulier. Le nom du militant interviewé par Carlotta n'est pas révélé pour des raisons de sécurité, mais l'article est tout de même instructif. Il montre la profondeur des racines du djihad dans le système de sécurité pakistanais et explique, jusqu'à un certain point, pourquoi Ousamma Ben Laden a pu survivre dix ans au Pakistan sans être inquiété par les autorités de ce pays. Et pourquoi, il a fallu une opération secrète américaine pour venir à bout de celui qui a ordonné les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unies.

Même s'il n'est, en effet, pas évident que les pakistanais n'était pas sur le point d'arrêter Ben Laden et, même si, on peut imaginer qu'il a été "lâché" par une partie du "système de sécurité" pakistanais. Il demeure quelques faits extraordinaires : des milliers de moudjahidin ont été sacrifiés pour le protéger, l'Amérique à verser des milliards de dollars au gouvernement pakistanais pour le capturer alors que ce dernier faisait ce qu'il pouvait pour ne pas le trouver..., Ben Laden a pu continuer de diffuser sa propagande à la grandeur de la planète comme jamais auparavant. Autrement dit, non seulement les attentats de septembre 2001 ont-ils été un succès dépassant toutes les espérances du cheikh saoudien, mais, en plus, il aura pu continuer de narguer ses victimes pendant dix ans grâce à la complicité évidente du Pakistan...

Heureusement pour l'Occident, tout n'a pas bien marché pour Oussama Ben Laden. La destruction de l'Émirat d'Afghanistan et de toutes bases stables pour la résistance islamique mondiale a contrebalancé l'effet des attentats du 11 septembre. La "décapitation" du leadership djihadiste est une grande victoire des États-Unies. Ce fait est attesté dans les écrits d'al Suri et confirmé, semble-t-il, dans ceux d'Oussama Ben Laden retrouvé dans la maison Abbottabad. Il n'est, en effet, pas facile de remplacer une génération de leader en peu de temps et dans des conditions comme celles créées par la contre-attaque des États-Unies partout dans le monde suite aux attentats du 11 septembre 2001.

La principale conséquence de ce manque de leaders compétent réside dans une baisse dramatique au niveau du professionnalisme militaire. Le plus bel exemple de ceci a été donné en Iraq où les excès commis sous la gouverne d'un chef sanguinaire à pour longtemps discrédité le djihad.

La reconstruction de l'image du djihad est un travail de longue haleine que le nouveau chef d'Al Qaïda placera probablement en tête de liste de ses priorités. À court terme, il faudra cependant recruter des chefs ayant la patience nécessaire pour une telle reconstruction. Il faut reconnaître qu'en ce sens, le terreau le plus fertile est probablement celui de l'Egypte où une organisation sait fait preuve à la fois de patience et de détermination. Une organisation que le chef d'Al Qaïda connaît bien et dont il est issu : les Frères musulmans.

Pakistani Military Still Cultivates Militant Groups, a Former Fighter Says - NYTimes.com
Sur les Frères musulmans aux États-Unies on consultera (avec précautions) :
http://www.centerforsecuritypolicy.org/p18757.xml

3 juillet 2011

Bin Laden document trove reveals strain on al-Qaeda

PhiGéo

D'après les Washington Post l'analyse des messages reçus par Ousamma Ben Laden pendant la dernière année de sa vie témoigne de difficultés croissantes dans le domaine du financement et du recrutement. Les attaques par drones auraient été une source importante d'inquiétudes pour le chef d'Al Quaida. L'un de ses correspondant Atiyah abd al-Rahman se plaint que les responsables à peine nommés sont éléminés par les attaques de drones. En ce qui concerne le financement, Ben Laden aurait suggéré de procéder des enlèvements de diplomates afin de d'exiger des rançons pour leurs libérations.

Les messages contiennent aussi des références à Al Zawahiri:

"The cache contains correspondence between bin Laden and Ayman al-Zawahiri, who recently succeeded bin Laden as al-Qaeda’s leader. The two express frustration that the conflict between al-Qaeda and the United States is not more widely perceived among Muslims as the front of a religious war. They also voice concern about how insurgent killings of civilians in Iraq and elsewhere could undermine al-Qaeda’s standing among Muslims.

U.S. officials said nothing in the messages indicates that either knew where the other was hiding."


Ben Laden insiste dans ses correspondances sur l'importance de maintenir la pression sur les États-Unies en priorité même sur l'imposition de la charia qui demeure néanmoins l'objectif ultime.
Bin Laden document trove reveals strain on al-Qaeda - The Washington Post

L'application implacable de la justice en Arabie Saoudite

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Thérèse Zrihen-Dvir affiche sur son blog un lien menant à des vidéos montrant l'application de la justice en Arabie Saoudite et dans une zone contrôlée par les Talibans au Pakistan : dur, dur !

[vid�o] D�capitation d’une femme en Arabie Saoudite - THERESE ZRIHEN-DVIR, Regard d'un Ecrivain sur le Monde

30 juin 2011

Strauss-Kahn Case Seen as in Jeopardy

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Rebondissement dans l'affaire DSK ! Ceux qui l'on condamné trop vite pourraient déchantés... La crédibilité de son accusatrice commence à être sérieusement ébranlée. L'article du New York Times  fait état d'informations plutôt troublantes. Est-ce que la stratégie des avocats de DSK commenceraient à porter fruits ? Toujours est-il que l'accusatrice aurait des liens avec des individus suspects, toucherait de l'argent d'eux, aurait un fiancé en prison avec lequel elle discuterait du profit à tirer d'une action contre DSK... On dirait bien que le vent commence à tourner. Peut-être que les socialistes pourraient récupérer un candidat.

Strauss-Kahn Case Seen as in Jeopardy - NYTimes.com

28 juin 2011

Les talibans attaquent l'un des plus grands hôtels de Kaboul

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Le journal La Presse rapporte une violente attaque de l'hôtel Intercontinental de Kaboul en Afghanistan. Depuis le raid qui a conduit à la mort d'Oussama Ben Laden au Pakistan il y a presque deux mois, Kaboul est la cible de violences. Il semble que la capitale afghane puisse être un objectif privilégié de représailles pour l'exécution du chef d'Al Quaida.
Mais, il s'agit, pour ainsi dire, de "petites représailles" pour le moment. Il ne faut pas croire que les moudjahidin soient pressés. Ils sont au contraire patients. Or, la vengeance est un plat qui se mange froid.Il pourrait donc se passer des années avant que le Cheikh soit vengé... 

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John Bolton on How Obama’s Blunders in Libya Could Keep Gaddafi In Power

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Headshot of John Bolton
John Bolton
Photo Newsweek
Dans un article "musclé" de Newsweek, John Bolton s'en prend à la politique menée par le président Obama en Lybie. Il faut dire que les résultats obtenus jusqu'à maintenant ne sont pas très glorieux... Après cent jours de bombardement, le "colonel" est toujours en place et contrôle encore une partie du pays. Les "rebelles" avancent péniblement et une solution de type "partition" ne peut pas être écartée. Autrement dit, le régime n'est toujours par renversé. On peut même dire qu'il résiste assez bien compte tenu des circonstances.
D'après J. Bolton cela proviendrait des contradictions de la politique menée par le président Obama et de son indécision. Un passage clé de l'article résume assez bien le propos du critique :

"With no end in sight, the President and Congress have sent our NATO allies, Gaddafi’s government and the Libyan opposition a clear message in their confusion: That our resolve is weak, our commitment is uncertain, and our willingness to establish a pro-Western regime is minimal.

In turn, Gaddafi will likely remain determined to fight, and NATO will grow wobbly and negotiate a settlement that leaves the Libyan leader with at least partial control. And while the Libyan opposition undoubtedly contains more desirable alternatives to Gaddafi, opposition leaders admit there is a substantial terrorist presence within their ranks, and our blunders have increased the possibility that Islamic extremists will take over."
La combinaison du maintient, même partiel, de Kadhafi et de l'installation d'extrêmistes musulmans seraient, en effet, un bien piêtre résultat pour l'Occident...
John Bolton on How Obama’s Blunders in Libya Could Keep Gaddafi In Power - The Daily Beast

27 juin 2011

Global arrest warrant issued for Qaddafi

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Les choses se compliquent pour Kadhafi. Après les bombardements et la guerre civile, voici la condamnation par la cours internationale de justice pour crime de guerre et crime contre l'humanité. De sorte que le "colonel" sera dorénavant arrêté - du moins devrait-il l'être - dans les 116 pays signataire de l'accord régissant cette cours. Cela risque de rendre plus difficile un accord en Libye qui comprendre un sauf-conduit pour le colonel dans un pays étranger. Il avait été question par exemple du Vénézuela. Or ce pays est signataire de l'accord...

L'étau se referme chaque jour davantage sur Kadhafi alors que les combats se poursuivent se plus en plus près de Tripoli. D'après CBS, il y aurait des combats aujourd'hui à une cinquantaine de kilomètres de Tripoli.

Global arrest warrant issued for Qaddafi, son - World Watch - CBS News

24 juin 2011

Bin Laden wanted to change al-Qaida's bloodied name

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Dans un article du Gardian on peut trouver encore quelques informations sur les dernières années de Ben Laden à Abbottabad.

Il voulait, par exemple, insister sur le combat mené par l'Amérique contre l'Islam en favorisant l'usage du nom complet d'Al Quaida : Al Quaida al Jihad, la base du djihad. En s'attaquant au djihad, l'Amérique s'attaque à l'islam... Il voulait aussi, semble-t-il, reconquérir l'appui des musulmans, horrifiés par les victimes musulmanes d'attentats, notamment en Iraq.

Mais ses lettres témoignent surtout de son désarroi face à l'inexpérience des nouveaux membres d'Al Quaida et de son incapacité d'y remédier. Ce qui confirme les thèses d'Abu Musab Al Suri dans L'Appel à la résistance islamique mondiale. D'après ce stratège, la campagne menée par les forces occidentales a porté des coups sérieux au leadership du djihad et il faut maintenant reconstruire à partir de zéro. La plus grande chasse à l'homme de l'histoire, soutient Al Suri, a connu un grand succès et les moudjahidin se trouvent dans une situation critique partout dans le monde. Ils sont relativement peu nombreux si l'on tient compte du grand nombre de musulmans. Al Suri (et peut être aussi Ben Laden) ne perd pas espoir, mais il est évident que la chute de l'Émirat d'Afghanistan et les nouvelles mesures de sécurité imposées par les pays occidentaux rendent la tâche des combattants de plus en plus difficiles.

La capture d'Al Suri et la mort de Ben Laden sont d'ailleurs des preuves de cette situation de plus en plus précaire des djihadistes.

Bin Laden wanted to change al-Qaida's bloodied name | World news | The Guardian

Kadhafi envisagerait de quitter Tripoli

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D'après le Figaro le colonel Kadhafi ne se sentirait plus en sécurité à Tripoli et envisagerait de quitter la capitale lybienne. Ce sont les raids de l'OTAN qui serait à l'origine de sentiment d'insécurité. On le serait à moins...

Le Figaro - Flash Actu : Kadhafi envisagerait de quitter Tripoli

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