15 juillet 2011

Ahmed Wali Karzai’s killer had been a Taliban foe

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Le Joshua Partlow rappote de Kandahar pour le Washington Post que l'assassin d'Ahmed Wali Karzai, Sardar Mohammad, était non seulement membre d'une famille très proche de celle du président afghan mais aussi un collaborateur des services de renseignements occidentaux. Il aurait notamment contribué à l'arrestation (ou la neutralisation permanente) de nombreux membres ou sympathisants de cette organisation.
Karzai's Killer Was U.S. Ally
Funérailles de A. W. Karzai
Photo - Mamoon Durrani, AFP / Getty  Images
L'article de Partlow rapporte cependant un changement dans le comportement de Sardar depuis quelques temps. Ce changement coïnciderait avec avec un séjour au Pakistan et une rencontre avec les Talibans. Il était nerveux, passait des nuits blanches, s'informait auprès de ses subordonnés sur la nature de leurs conversations téléphoniques, etc.
Il est, bien entendu, difficile de savoir ce qui a pu amener Sardar Mohammad à poser le geste qu'il a posé. Il était à l'aise financièrement, était père de plusieurs enfants et n'avait que 35 ans. Peut-être s'est-il rallié à la cause des extrêmistes musulmans.
Mais peut-être aussi a-t-il été forcé de faire ce qu'il a fait. Je veux dire que les Talibans l'ont peut-être menacés de tuer des membres de sa famille, ses enfants par exemples, s'il ne tuait pas lui-même Karzai. Ce n'est qu'une hypothèse, mais elle pourrait peut-être expliquer que Sardar Mohammad décide de changer de camp alors qu'il dirige une équipe de 200 hommes pour le compte d'Ahmed Wali Karzai, qu'il bénéficie d'une position sociale (et économique) enviable, qu'il a une famille et un pouvoir considérable et, au-delà de tous ses avantages, qu'il partage une longue amitié non seulement avec Karzai mais avec toute sa famille.
Il est certain, en tous cas, que du côté des extrémistes, l'usage d'un tel moyen serait justifié pour servir une "bonne cause" et que, "convertir" le plus proche protecteur de Karzai était le moyen le plus efficace de le frapper mortellement. 

Ahmed Wali Karzai’s killer had been a Taliban foe - The Washington Post

13 juillet 2011

Mumbai blasts: three explosions rock India's commercial capital

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Au moment où madame Clinton annonce que les jours du "colonel" Kadhafi à la tête de l'État en Libye sont comptés (voir lien au bas de cette page), un grave attentat frappe la capitale commerciale de l'Inde.
Plusieurs morts et encore plus de blessés ont été dénombrés suite à une explosion survenue dans une zone commerciale de Mumbai.
L'attentat n'a pas encore été revendiqué. La crainte de l'auteur de l'article du Christian Science Monitor est qu'il ait été commis par un groupe terroriste pakistanais, ce qui relancerait l'animosité entre l'Inde et Pakistan.
Toujours est-il que la zone Pakistan se réchauffe encore et que le départ des troupes de américaines et alliés risque de faciliter une certaine reprise en main par les groupes terroristes plus ou moins proches d'Al Quaida et des Talibans...

Mumbai blasts: three explosions rock India's commercial capital - CSMonitor.com

Voir aussi : Cyberpresse, "Les jours de Kadhafi sont comptés"
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/libye/201107/13/01-4417608-les-jours-de-kadhafi-sont-comptes-selon-hillary-clinton.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS1

12 juillet 2011

Influential brother of Afghan president killed at home | Reuters

PhiGéo  

Mauvaise nouvelle pour le président Karzai, son demi-frère, Ahamd Wali Karzai, qui "règnait" sur la région de Kandahar a été tué par l'un de ses garde du corps. Les Talibans se sont empressés de revendiquer l'attentat.
La disparition du frère du président afghan affaiblit la position du clan pro-occidentale en Afghanistan.
Main Image
Ahmad Wali Karzaï
La réputation du "AWK" était mauvaise mais il représentait néanmoins un rempart contre l'ennemi dans le sud de l’Afghanistan. Son assassinat remet en question, jusqu'à un certain point, le succès de la stratégie du retrait des forces armées occidentales d'Afghanistan. Du moins, peut-on dire que disparition de cet allié du président afghan affaiblit-elle considérablement son pouvoir; déjà faible...
Si l'on prend un peu de recul et que l'on fait un lien entre cet assassinat et ce qui est en train de se passer au Pakistan (retrait de l'aide américaine et, pire, tension entre le Pakistan et les USA), force est de conclure que l'Occident est en train de perdre le peu de contrôle qu'il avait - a grand frais - sur cette région du monde. Il pourrait en émerger un certain nombre de soubresauts dans l'avenir en raison de la réorganisation de groupes terroristes que la solide réaction post 11-septembre avait gravement affaiblis.
Nous pourrions, en effet, assister à une reconstitution de bases plus solides d'entrainement dans cette région du monde. La stratégie de guérilla qui a été celle du terrorisme islamique depuis une dizaine d'année pourrait être renforcée par une stratégie plus proche de celle qu'affectionnait jadis Ben Laden et qui s'appui sur une structure hiérarchique plus clairement définie et sur des camps d'entraînements structurés ayant pour but de former des moudjahidin capables de mener des actions complexes et disciplinés ainsi que des cadres capables de les coordonnées, bref , dans la terminologie classique de Lénine, des "révolutionnaires professionnels". Autrement dit, sans abandonner l'approche d'Abu Musab Al Suri le terrorisme islamiste pourrait renouer avec une nouvelle forme de benladisme ; ceci, paradoxalement, grâce à l'élimination physique de Ben Laden.

Influential brother of Afghan president killed at home | Reuters

10 juillet 2011

Al-Qaida est affaiblie, mais reste dangereuse

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Michel Moutot, dans la La Presse, propose une synthèse d'analyses soulignant la résilience d'Al Quaida. Il ne faudrait pas enterré trop vite ce mouvement polymorphe dont les structures pratiquement détruites en 2002 se sont métamorphosées rapidement pour s'adapter aux nouvelles mesures de sécurité adoptées par les pays Occidentaux après les attentas du 11-septembre.

Al-Qa�da est affaiblie, mais reste dangereuse | Michel MOUTOT | International

9 juillet 2011

Les filles doivent s'asseoir derrière les garçons dans une école publique de Toronto

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Le blog de Thérèse Zrihen-Dvir traduit des textes du Toronto Sun et de Parent Central relatant la décision du Toronto District School Board de faire prévaloir la Charte canadienne des droits et libertés sur le la Loi sur l'éducation de l'Ontario en autorisant l'école Valley Park à transformer sa cafétéria le vendredi pour la prière, voici ce que les journalistes torontois qui se sont rendu sur les lieux ont décrit :

"Les garçons sont entrés à l'avant, ils ont enlevé leurs chaussures et formé quatre rangées. Les filles sont entrées par l'arrière, elles ont enlevé leurs chaussures, mis des foulards et des châles pour couvrir leur tête et leurs bras et se sont installées derrière les barrières. Les filles qui ont leurs règles s’assoient à l’arrière ; elles ont le droit d’écouter la prière, mais pas d’y prendre part. Le service de prière se déroule en arabe et l’école ne supervise pas ce qui se dit."

Accomodement raisonnable ? peut-être, interprétation valable de la Charte canadienne des droits ? peut-être aussi mais j'en doute, pratique conforme à l'esprit de l'Islam ? bonne question car ce ne sont pas tous les musulmans qui sont d'accord avec elle.

8 juillet 2011

Al-Qaeda’s Egyptian Ideologues Planning Caliphate’s Return to Egypt

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Hani Nasira présente dans le dernier numéro de Terrorism Monitor une vue d'ensemble des plus récentes interventions publiques d'Ayman al-Zawahiri et soutient que la reprise du djihad en Égypte pourrait être l'un des axes forts du leadership du nouveau chef d'Al Qaïda.

Les discours du terroriste le plus recherché du monde contiennent plusieurs références à l'Égypte et au fameux "printemps arabe" que Zawahiri interprète à la fois comme une conséquence de la ténacité des djihadistes depuis une trentaine d'années et la chance pour eux d'accélérer le mouvement de résistance islamiste mondial. Non pas que ce mouvement pourrait triompher du jour a lendemain, il faut demeurer patient, mais plutôt que la chute des dictatures à la solde de l'Occident ouvre un espace pour l'affirmation des idéaux islamistes.
Le danger de récupération "démocratique" est évidemment au centre des préoccupations de Zawahiri qui s'empresse de se porter à la défense des droits des peuples musulmans opprimés depuis des décennies. Il se présente même comme le représentant du seul mouvement de libération authentique et comme le chef du seul type d'organisation capable de défendre efficacement les droits fondamentaux, non seulement des Égyptiens mais aussi des autres peuples qui réclament plus de liberté.

Autrement dit, Zawahiri ne voit aucunement dans le printemps arabe le résultat d'un conflit générationnel ou l'effet de l'utilisation des médias sociaux aurait eu un effet de catalyseur... Il pense plutôt que les années de lutte menée par les militants djihadistes commencent à porter fruit et que, même si la victoire finale - l'instauration de la charia partout dans le monde - est loin d'être acquise, la chute des "valets de l'Amérique" et la montée concomitante de l'influence des mouvements islamistes un peu partout dans le monde sont des signes encourageants.

Qu'en est-il vraiment ? Il est certain que les explications du printemps arabe basées uniquement sur l'appétit des jeunes pour le mode de vie occidental et la montée en flèche de l'utilisation des téléphone cellulaire sont insuffisantes. Mais, il est également probable que l'attrait du salafisme est exagéré dans l'esprit de Zawahiri. Il ne faudrait pas, toutefois, prendre à la légère la popularité et l'efficacité des Frères musulmans, par exemple, dans le cas de l'Égypte. Il y a actuellement un vide qui devra être comblé dans les pays où le pouvoir s'est effondré. Il y a fort à parier que l'intégrisme religieux récupère une bonne part du gâteau : téléphone cellulaire ou pas.

The Jamestown Foundation: Al-Qaeda’s Egyptian Ideologues Planning Caliphate’s Return to Egypt

7 juillet 2011

Middle East Studies in Upheaval

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Dans un court texte Daniel Pipes résume l'évolution des études consacrées d'abord au monde arabe, puis à l'Islam dans les universités américaines et au-delà. Il souligne l'importance du tournant des années quatre-vingt marqué par la publication du livre d'Edward Said Orientalism.

L'argumentaire de Pipes rappel, en abrégé, celui développé par W. Phares dans War of Ideas au sujet de l'influence de l'idéologie djihadiste sur l'enseignement et les recherches sur les campus universitaires américains.

Middle East Studies in Upheaval :: Daniel Pipes

4 juillet 2011

Franco-Algerian Security Rapprochement is Threatened by Divergent Views on Libya

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L'intervention française en Libye pourrait remettre en question le réchauffement des relation franco-algérienne selon Dario Cristiani qui publi un article dans le Terrorism Monitor à l'occasion de la visite du ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, en Algérie.

Selon D. Cristiani, l'affaiblissement du régime libyen pourrait entraîner des troubles en Algérie s'il signifiait, par exemple, un renforcement d'AQMI en Libye. Du moins, ce serait la perception des autorités algériennes. Cette hypothèse n'est pas à négliger. Les responsables de l'opposition libyenne reconnaissent eux-mêmes que des sympathisants islamistes radicaux font partie de leurs supporteurs.

Mais, les intérêts communs de la France et de l'Algérie devraient l'emporter à moyen et à long terme sur les divergences, somme toute superficielles, entre les gouvernants du moments dans l'un et l'autre pays. La recrudescence possible de l'influence française en Afrique n'indispose en réalité que ceux qui veulent la supplanter depuis des années.

The Jamestown Foundation: Franco-Algerian Security Rapprochement is Threatened by Divergent Views on Libya

Mouammar Kadhafi, "tyran rigide" qui pourrait écouter sa famille

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Mouammar Kadhafi, "tyran rigide" qui pourrait écouter sa famille
Kadhafi
Reuters/Huseyin Dogan

L'agence Reuters publie un article dans l'Express où il commence à être question d'une modification de la stratégie de Kadhafi... La sagesse l'emporterait finalement sur le jusqu’au boutisme ! L'intelligence - très au-dessus de la moyenne paraît-il - du dictateur prendrait le dessus sur les passions et, au nom de quelque chose de sacré, la famille, Kadhafi pourrait accepté de se retirer pour laisser la place à d'autres à la tête de l'État libyen.

Il faudrait que le grand-père pense à ses petits-enfants et, en conséquence, accepte de capituler afin de ne pas mettre la vie de sa famille en péril... Le chef pourrait donc sauver la face et "sortir" en beauté si l'on peut dire.

Mouammar Kadhafi, "tyran rigide" qui pourrait �couter sa famille - LExpress.fr

Pakistani Military Still Cultivates Militant Groups, a Former Fighter Says

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Carlotta Gall, correspondante du New York Times à Islamabad, décrit le soutient de l'armée pakistanaise au groupes de militants djihadistes à partir d'un cas particulier. Le nom du militant interviewé par Carlotta n'est pas révélé pour des raisons de sécurité, mais l'article est tout de même instructif. Il montre la profondeur des racines du djihad dans le système de sécurité pakistanais et explique, jusqu'à un certain point, pourquoi Ousamma Ben Laden a pu survivre dix ans au Pakistan sans être inquiété par les autorités de ce pays. Et pourquoi, il a fallu une opération secrète américaine pour venir à bout de celui qui a ordonné les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unies.

Même s'il n'est, en effet, pas évident que les pakistanais n'était pas sur le point d'arrêter Ben Laden et, même si, on peut imaginer qu'il a été "lâché" par une partie du "système de sécurité" pakistanais. Il demeure quelques faits extraordinaires : des milliers de moudjahidin ont été sacrifiés pour le protéger, l'Amérique à verser des milliards de dollars au gouvernement pakistanais pour le capturer alors que ce dernier faisait ce qu'il pouvait pour ne pas le trouver..., Ben Laden a pu continuer de diffuser sa propagande à la grandeur de la planète comme jamais auparavant. Autrement dit, non seulement les attentats de septembre 2001 ont-ils été un succès dépassant toutes les espérances du cheikh saoudien, mais, en plus, il aura pu continuer de narguer ses victimes pendant dix ans grâce à la complicité évidente du Pakistan...

Heureusement pour l'Occident, tout n'a pas bien marché pour Oussama Ben Laden. La destruction de l'Émirat d'Afghanistan et de toutes bases stables pour la résistance islamique mondiale a contrebalancé l'effet des attentats du 11 septembre. La "décapitation" du leadership djihadiste est une grande victoire des États-Unies. Ce fait est attesté dans les écrits d'al Suri et confirmé, semble-t-il, dans ceux d'Oussama Ben Laden retrouvé dans la maison Abbottabad. Il n'est, en effet, pas facile de remplacer une génération de leader en peu de temps et dans des conditions comme celles créées par la contre-attaque des États-Unies partout dans le monde suite aux attentats du 11 septembre 2001.

La principale conséquence de ce manque de leaders compétent réside dans une baisse dramatique au niveau du professionnalisme militaire. Le plus bel exemple de ceci a été donné en Iraq où les excès commis sous la gouverne d'un chef sanguinaire à pour longtemps discrédité le djihad.

La reconstruction de l'image du djihad est un travail de longue haleine que le nouveau chef d'Al Qaïda placera probablement en tête de liste de ses priorités. À court terme, il faudra cependant recruter des chefs ayant la patience nécessaire pour une telle reconstruction. Il faut reconnaître qu'en ce sens, le terreau le plus fertile est probablement celui de l'Egypte où une organisation sait fait preuve à la fois de patience et de détermination. Une organisation que le chef d'Al Qaïda connaît bien et dont il est issu : les Frères musulmans.

Pakistani Military Still Cultivates Militant Groups, a Former Fighter Says - NYTimes.com
Sur les Frères musulmans aux États-Unies on consultera (avec précautions) :
http://www.centerforsecuritypolicy.org/p18757.xml

3 juillet 2011

Bin Laden document trove reveals strain on al-Qaeda

PhiGéo

D'après les Washington Post l'analyse des messages reçus par Ousamma Ben Laden pendant la dernière année de sa vie témoigne de difficultés croissantes dans le domaine du financement et du recrutement. Les attaques par drones auraient été une source importante d'inquiétudes pour le chef d'Al Quaida. L'un de ses correspondant Atiyah abd al-Rahman se plaint que les responsables à peine nommés sont éléminés par les attaques de drones. En ce qui concerne le financement, Ben Laden aurait suggéré de procéder des enlèvements de diplomates afin de d'exiger des rançons pour leurs libérations.

Les messages contiennent aussi des références à Al Zawahiri:

"The cache contains correspondence between bin Laden and Ayman al-Zawahiri, who recently succeeded bin Laden as al-Qaeda’s leader. The two express frustration that the conflict between al-Qaeda and the United States is not more widely perceived among Muslims as the front of a religious war. They also voice concern about how insurgent killings of civilians in Iraq and elsewhere could undermine al-Qaeda’s standing among Muslims.

U.S. officials said nothing in the messages indicates that either knew where the other was hiding."


Ben Laden insiste dans ses correspondances sur l'importance de maintenir la pression sur les États-Unies en priorité même sur l'imposition de la charia qui demeure néanmoins l'objectif ultime.
Bin Laden document trove reveals strain on al-Qaeda - The Washington Post

L'application implacable de la justice en Arabie Saoudite

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Thérèse Zrihen-Dvir affiche sur son blog un lien menant à des vidéos montrant l'application de la justice en Arabie Saoudite et dans une zone contrôlée par les Talibans au Pakistan : dur, dur !

[vid�o] D�capitation d’une femme en Arabie Saoudite - THERESE ZRIHEN-DVIR, Regard d'un Ecrivain sur le Monde

30 juin 2011

Strauss-Kahn Case Seen as in Jeopardy

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Rebondissement dans l'affaire DSK ! Ceux qui l'on condamné trop vite pourraient déchantés... La crédibilité de son accusatrice commence à être sérieusement ébranlée. L'article du New York Times  fait état d'informations plutôt troublantes. Est-ce que la stratégie des avocats de DSK commenceraient à porter fruits ? Toujours est-il que l'accusatrice aurait des liens avec des individus suspects, toucherait de l'argent d'eux, aurait un fiancé en prison avec lequel elle discuterait du profit à tirer d'une action contre DSK... On dirait bien que le vent commence à tourner. Peut-être que les socialistes pourraient récupérer un candidat.

Strauss-Kahn Case Seen as in Jeopardy - NYTimes.com

28 juin 2011

Les talibans attaquent l'un des plus grands hôtels de Kaboul

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Le journal La Presse rapporte une violente attaque de l'hôtel Intercontinental de Kaboul en Afghanistan. Depuis le raid qui a conduit à la mort d'Oussama Ben Laden au Pakistan il y a presque deux mois, Kaboul est la cible de violences. Il semble que la capitale afghane puisse être un objectif privilégié de représailles pour l'exécution du chef d'Al Quaida.
Mais, il s'agit, pour ainsi dire, de "petites représailles" pour le moment. Il ne faut pas croire que les moudjahidin soient pressés. Ils sont au contraire patients. Or, la vengeance est un plat qui se mange froid.Il pourrait donc se passer des années avant que le Cheikh soit vengé... 

Les talibans attaquent l'un des plus grands h�tels de Kaboul | Asie & Oc�anie

John Bolton on How Obama’s Blunders in Libya Could Keep Gaddafi In Power

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Headshot of John Bolton
John Bolton
Photo Newsweek
Dans un article "musclé" de Newsweek, John Bolton s'en prend à la politique menée par le président Obama en Lybie. Il faut dire que les résultats obtenus jusqu'à maintenant ne sont pas très glorieux... Après cent jours de bombardement, le "colonel" est toujours en place et contrôle encore une partie du pays. Les "rebelles" avancent péniblement et une solution de type "partition" ne peut pas être écartée. Autrement dit, le régime n'est toujours par renversé. On peut même dire qu'il résiste assez bien compte tenu des circonstances.
D'après J. Bolton cela proviendrait des contradictions de la politique menée par le président Obama et de son indécision. Un passage clé de l'article résume assez bien le propos du critique :

"With no end in sight, the President and Congress have sent our NATO allies, Gaddafi’s government and the Libyan opposition a clear message in their confusion: That our resolve is weak, our commitment is uncertain, and our willingness to establish a pro-Western regime is minimal.

In turn, Gaddafi will likely remain determined to fight, and NATO will grow wobbly and negotiate a settlement that leaves the Libyan leader with at least partial control. And while the Libyan opposition undoubtedly contains more desirable alternatives to Gaddafi, opposition leaders admit there is a substantial terrorist presence within their ranks, and our blunders have increased the possibility that Islamic extremists will take over."
La combinaison du maintient, même partiel, de Kadhafi et de l'installation d'extrêmistes musulmans seraient, en effet, un bien piêtre résultat pour l'Occident...
John Bolton on How Obama’s Blunders in Libya Could Keep Gaddafi In Power - The Daily Beast

27 juin 2011

Global arrest warrant issued for Qaddafi

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Les choses se compliquent pour Kadhafi. Après les bombardements et la guerre civile, voici la condamnation par la cours internationale de justice pour crime de guerre et crime contre l'humanité. De sorte que le "colonel" sera dorénavant arrêté - du moins devrait-il l'être - dans les 116 pays signataire de l'accord régissant cette cours. Cela risque de rendre plus difficile un accord en Libye qui comprendre un sauf-conduit pour le colonel dans un pays étranger. Il avait été question par exemple du Vénézuela. Or ce pays est signataire de l'accord...

L'étau se referme chaque jour davantage sur Kadhafi alors que les combats se poursuivent se plus en plus près de Tripoli. D'après CBS, il y aurait des combats aujourd'hui à une cinquantaine de kilomètres de Tripoli.

Global arrest warrant issued for Qaddafi, son - World Watch - CBS News

24 juin 2011

Bin Laden wanted to change al-Qaida's bloodied name

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Dans un article du Gardian on peut trouver encore quelques informations sur les dernières années de Ben Laden à Abbottabad.

Il voulait, par exemple, insister sur le combat mené par l'Amérique contre l'Islam en favorisant l'usage du nom complet d'Al Quaida : Al Quaida al Jihad, la base du djihad. En s'attaquant au djihad, l'Amérique s'attaque à l'islam... Il voulait aussi, semble-t-il, reconquérir l'appui des musulmans, horrifiés par les victimes musulmanes d'attentats, notamment en Iraq.

Mais ses lettres témoignent surtout de son désarroi face à l'inexpérience des nouveaux membres d'Al Quaida et de son incapacité d'y remédier. Ce qui confirme les thèses d'Abu Musab Al Suri dans L'Appel à la résistance islamique mondiale. D'après ce stratège, la campagne menée par les forces occidentales a porté des coups sérieux au leadership du djihad et il faut maintenant reconstruire à partir de zéro. La plus grande chasse à l'homme de l'histoire, soutient Al Suri, a connu un grand succès et les moudjahidin se trouvent dans une situation critique partout dans le monde. Ils sont relativement peu nombreux si l'on tient compte du grand nombre de musulmans. Al Suri (et peut être aussi Ben Laden) ne perd pas espoir, mais il est évident que la chute de l'Émirat d'Afghanistan et les nouvelles mesures de sécurité imposées par les pays occidentaux rendent la tâche des combattants de plus en plus difficiles.

La capture d'Al Suri et la mort de Ben Laden sont d'ailleurs des preuves de cette situation de plus en plus précaire des djihadistes.

Bin Laden wanted to change al-Qaida's bloodied name | World news | The Guardian

Kadhafi envisagerait de quitter Tripoli

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D'après le Figaro le colonel Kadhafi ne se sentirait plus en sécurité à Tripoli et envisagerait de quitter la capitale lybienne. Ce sont les raids de l'OTAN qui serait à l'origine de sentiment d'insécurité. On le serait à moins...

Le Figaro - Flash Actu : Kadhafi envisagerait de quitter Tripoli

Cellphone Offers Clues of Bin Laden’s Pakistan Ties

PhiGéo  

Dans cet article du New York Times, Carlotta Gall, Eric Schmitt, Jane Perlez, Salman Masood et Mark Mazzetti font le point sur les liens entre Oussama Ben Laden et les services secrets pakistanais et sur ce que nous savons des allées et venues du Cheik au Pakistan. 
Maulana Fazlur Rehman Khalil
Chef d'Harakat
Photo  Athar Hussain/Associated Press
Il s'agit évidemment de connaissances partielles car les informations sont à la fois rares, parfois incohérentes, souvent démenties ou corrigées et toujours difficiles à vérifier. Mais, toujours est-il que les données recueillis dans le téléphone portable du courrier de Ben Laden mènerait à un groupe de militant Harakat-al-Moudhahidin (Harakat) qui serait le lien entre l'ISI (Inter-Service-Intelligence, nom du service secret pakistanais) et le fugitif .
Mais au-delà de ce possible lien entre Ben Laden et l'ISI, l'article relate quelques déplacements du Cheikh en "cavale" au Pakistan. Il se serait rendu, par exemple, à la frontière avec l'Afghanistan en 2009 pour discuter avec d'autres chefs djihadistes.

Cellphone Offers Clues of Bin Laden’s Pakistan Ties - NYTimes.com

23 juin 2011

Il y a des contacts entre Benghazi et Tripoli

PhiGéo  

Dans une interview publié dans le Figaro, Mahmoud Shammam, porte-parole du Conseil national de transition (CNT) à la tête du mouvement d'opposition au régime en place depuis quatre décennies en Libye, affirme qu'il y a des contacts et des discussions indirects entre son groupe et ce qui reste du pouvoir.

Le "clan Kadhafi" et le CNT négocieraient donc une transition. Le CNT exige le retrait du "colonel" de la vie politique libyenne. Le CNT accepterait que Kadhafi reste en Libye, mais pas comme leader politique.

L'interview confirme, par ailleurs, la présence d'éléments d'Al Quaida dans l'opposition au régime de Kadhafi. Mahmoud Shammam énonce le chiffre de 15%. C'est beaucoup. Même si le représentant du CNT assure que "s'ils ne jouent pas le jeu de la démocratie, je vous garantis que les Libyens leur réserveront le même sort qu'à Kadhafi." Espérons que cela ne signifie pas que les chefs du Groupe islamiste combattant libyen ne règneront pas sans partage pendant 45 ans !...

Le Figaro - International : �Il y a des contacts entre Benghazi et Tripoli�

20 juin 2011

Libya: More civilians killed by NATO airstrike

PhiGéo

Le site MSNBC rapporte de nouvelles frappes en Libye. Il y aurait encore une fois des victimes civils.
La rhétorique des opposants donne des faits des versions bien différentes... Ce qui semble certain, c'est que la résidence de l'un des proches du "colonel" Khadafi a été atteinte. D'après l'OTAN elle aurait caché un centre de commandement et de contrôle, d'après le gouvernement libyen il s'agirait plutôt d'une résidence abritant une famille principalement composée d'enfants. Toujours est-il qu'il y a eu plusieurs morts. 
La situation demeure donc incertaine et le bras-de-fer continu.

Libya: More civilians killed by NATO airstrike - World news - Mideast/N. Africa - msnbc.com

Microdrones, Some as Small as Bugs, Are Poised to Alter War

PhiGéo 

Photo : Chang W. Lee/The New York Times
Le New York Times publie un article sur la nouvelle génération de drones à la base Wright-Patterson en Ohio, là où les frères Wright ont inventé l'aviation il y a une centaine d'année. Les drones de l'avenir dont il est question seront modelés à partir du fonctionnement des insectes et seront tout petits par rapport à ceux que nous connaissons actuellement. Du moins, s'agit-il de l'une des voies de la recherche actuelle. Ces petits drones pourront espionner autant que frapper l'ennemi. Ils seront d'autant plus dangereux qu'ils seront difficiles à détecter. Les concepteurs mentionnent également les applications civils possibles de leurs créations et citent l'utilisation récente de drones au Japon pour évaluer les dommages lors du tsunami qui a frappé la centrale de Fukushima.
Pour le moment, les "microdrones" ne volent que dans des hangars. Mais, il ne faudra probablement que quelques années - peut-être moins - avant qu'ils ne deviennent des armes dans de réels conflits.

Microdrones, Some as Small as Bugs, Are Poised to Alter War - NYTimes.com

19 juin 2011

L'OTAN reconnait avoir tué des civils à Tripoli

PhiGéo

Les choses se corsent de plus en plus en Libye. Le site Web du journal La Presse fait un bilan plutôt inquiétant des derniers développements dans ce pays. Alors qu'il était fait état de négociations de paix ces derniers jours, l'OTAN reconnaît aujourd'hui avoir frappé accidentellement des civils à Tripoli lors de frappes aériennes.
Mais, en plus, l'intervention de l'OTAN elle-même est contestée non seulement en Europe ou en Afrique, mais aux États-Unies. La Suède, par ailleurs, annonce son retrait pour le début du mois d'août.
Le risque d'enlisement devient de plus en plus évident. Le régime de Kadhafi est certainement ébranlé, mais il ne tombe pas. Si rien ne change, nous risquons d'assister à une longue agonie... ou même à une certaine reprise en main par le régime. Peut-être que la seule issue serait une solution impliquant une partition de la Libye. Mais la question n'est pas là pour ceux qui veulent, en fin de compte, le contrôle des riches gisements de pétrole de l'Est...
À cela s'ajoute le départ du "colonel". Il y a un enjeu "Kadhafi" qui dépasse la question proprement géopolitique. Le temps à fait de cet homme plus qu'un simple dictateur. Il s'agit quasiment d'un symbole.
Il est rare qu'un homme demeure au pouvoir aussi longtemps. Tout le monde s'est habitué à le voir à la tête du gouvernement de la Libye. Il a tissé des liens difficiles à défaire. Sans oublier la fortune personnel qu'il a apparemment accumulé et qui lui permet de se maintenir au pouvoir tant bien que mal. Il est donc à la fois chef de clan, entrepreneur et financier, manipulateur d'idées (plus ou moins fausses), incarnation et symbole de l'indépendance de l'Afrique et du monde arabe face à l'Occident, à la fois précurseur d'Hugo Chavez et continuateur de Nasser, lointain descendant de Mussolini et des dictateurs militaires du passé, amalgame curieux, phénoménal, improbable, mais réel des pires et des plus clownesques figures du fascisme et du communisme du passé. Qu'en restera-t-il ?

L'OTAN reconna�t avoir tu�des civils �Tripoli | Libye

Robert Gates Retires From Pentagon, Warns America

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Dans cet article de Newsweek le secrétaire à la défense Robert Gates qui achève son mandat déclare : " I can’t imagine being part of a nation, part of a government […] that’s being forced to dramatically scale back our engagement with the rest of the world".
Le recul de l'Amérique comme superpuissance est rarement évoqué publiquement par l'un de ses gouvernants. Mais plusieurs chercheurs font état depuis longtemps, même aux États-Unis, de l'affaiblissement grandissant des États-Unies. 
L'un des inconvénients causé par cet affaiblissement provient des conséquences qu'il a pour les pays étrangers. Car l'Amérique continue d'agir COMME SI elle était toujours la seule grande puissance, celle qui peut ET DOIT imposer sa manière de voir, car elle serait la meilleure, non seulement du point de vue politique et économique mais aussi du point de vue moral. Or, est-ce le cas? L'Amérique n'est peut-être qu'UNE puissance parmi d'autres puissances. Elle n'incarne peut-être qu'une vision du monde parmi d'autres. 
Elle ne peut pas être toujours dans son bon droit, du simple fait qu'elle croit être dans son bon droit.
Cela ne veut pas dire non plus qu'elle est toujours fautive !
Les propos de Robert Gates témoignent simplement d'un constat, d'une réalité que l'Amérique doit intégrée : elle recul sur tous les fronts. Son modèle économique est mis à mal par la mondialisation qu'elle a elle-même favorisée. Son modèle politique connaît des ratés : il ne lui permet pas de sélectionner toujours les meilleurs pour se gouverner et, pire, prête le flanc - pour ne pas dire plus - à la corruption qu'elle dénonce chez les autres d'autant plus qu'elle ne la contrôle pas chez elle. Son discours morale est phagocyté par la religion, la pudibonderie, l'hypocrisie et le pharisianisme. Elle tourne en rond, n'a presque plus d'alliés, est détestée à mort par les trois-quart de la planète. 
La puissance de l'Amérique décline depuis longtemps même si sa force demeurait jusqu'à maintenant intacte. Mais, le sens de la déclaration de M. Gates, est que cette force elle-même commence à décliner par rapport à celles de ses rivaux. Autrement dit, ce qui n'était encore qu'une potentialité il y a trente ou quarante ans est en train de devenir une réalité.

Robert Gates Retires From Pentagon, Warns America - Newsweek

Avec ZEHST, EADS donne un héritier au Concorde

Trois types de moteurs devraient équiper cet avion réservé aux voyages d'affaires.
Photo Eric Piermont - AFP Le Figaro
PhiGéo 

La société Airbus planche sur un projet qui pourrait donner un héritier au fabuleux Concorde. Le projet ZEHST prévoit en effet la construction d'un avion capable de voler à mach 4 et de relier Paris à Tokio en 2h30.
Cet avion serait également "écologique".

Le Figaro - Soci�t�s : Avec ZEHST, EADS donne un h�ritier au Concorde

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