7 septembre 2011

Le CNT veut à tout prix empêcher Kadhafi d'entrer au Niger

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Le Conseil national de transition qui exerce maintenant le pouvoir en Libye craint la fuite de Mouamar Kadhafi au Niger et tente de l'empêcher. C'est qui ressort d'une dépêche de l'AFP diffusée par le Nouvel Observateur.

C'est le passage d'un convoi de véhicules venant de Libye et aperçu au nord du Niger qui a provoqué la réaction du Conseil national de transition.

Une délégation du Conseil national de transition (CNT) se rend ce mercredi 7 septembre au Niger pour demander à ce pays de sécuriser ses frontières et d'empêcher toute tentative de Mouammar Kadhafi ou de sa famille d'y entrer, a annoncé le chargé des affaires politique du CNT.

On le voit encore une fois, la "révolution" en Libye ne connaîtra pas de dénouement tant que le "colonel" Kadhafi n'aura pas été jugé. S'il réussit à quitter la Libye et à se réfugier au Burkina Faso (où il aurait obtenu la permission des autorités locales de se réfugier), il demeurera une menace constante pour le nouveau pouvoir. Il sera aussi toujours un symbole vivant de l'ancien régime, une preuve de sa survie et donc une source constante d'embarras pour la nouvelle Libye. Si l'on ajoute à cela la personnalité de Kadhafi, ses forfanteries et son bagou légendaire, il n'en faut pas plus pour comprendre la volonté des nouveaux dirigeants de Tripoli de l'empêcher par tous les moyens de s'enfuir.

LIBYE. Le CNT veut �tout prix emp�cher Kadhafi d'entrer au Niger - Monde - Nouvelobs.com

KHL - Lokomotiv Yaroslavl - Tragédie aérienne en Russie

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KHL - Lokomotiv Yaroslavl - Tragédie aérienne en Russie
Photo Radio Canada
Les amateurs de Hockey du monde entier sont en deuil aujourd'hui après l'écrasement de l'avion qui transportait les joeurs et les entraîneurs du Lokomotiv Yaroslavl de la Ligue Continentale (KHL). D'après un article publié sur le site internet de Radio Canada, plusieurs anciens joueurs de la ligue nationale de Hockey jouaient dans cette équipe classée troisième l'an dernier dans la KHL.

KHL - Lokomotiv Yaroslavl - Trag�die a�rienne en Russie - �Grand titres - Sport - MSN CA

Gadhafi heading to south border, official says

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Selon les dernières dépêches transmises par MSNBC, Mouamar Kadhafi chercherait refuge au Burkina Faso. Si cette nouvelle demeure incertaine, la traque de Kadhafi, elle, ne fait pas de doute. Les issues du dictateur sont de moins en moins nombreuses, voici comment elles sont présentées dans l'article de MSNBC:

"Shashank Joshi, a doctoral student of international relations at Harvard University and an associate fellow at the Royal United Services Institute in the U.K., listed possible outcomes in a phone interview with msnbc.com."If (Gadhafi) goes to Burkina Faso that would be wonderful, that would neutralize everything … but if he's tried in Libya in a humane process (it) would be the best of all … Second would be, if he’s captured and killed, it would provide a moment of catharsis," he said."

Gadhafi heading to south border, official says - World news - Mideast/N. Africa - msnbc.com

6 septembre 2011

"Nous sommes avec vous!"

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Alors que l'Algérie est parfois pointée du doigt pour avoir affiché sa neutralité dans l'affaire libyenne, l'organisation de la Conférence internationale sur le terrorisme qui s'ouvrait ce matin lui donne l'occasion d'affirmer son rôle de premier plan dans la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord.

Brahim Takheroubt rapporte ainsi dans un article de L'Expression les propos tenus par le Coordonnateur américain pour le contre-terrorisme auprès du département d'État américain, Daniel Benjamin, selon lequel la collaboration entre l'Algérie et les États-Unies n'a jamais été aussi forte dans la lutte contre le terrorisme.

La thématique générale de cette conférence internationale est le développement économique:

"«Il ne peut y avoir de lutte contre le terrorisme sans développement économique.» Cette approche a été avancée déjà en 2007 par Daho Ould Kablia lors d'une rencontre algéro- malienne. C'est ce qui justifie d'ailleurs la présence d'institutions financières à la conférence d'aujourd'hui, comme la Banque mondiale, la Banque islamique et la Banque africaine."

Mais l'aspect le plus important de cette rencontre est l'étude de la crise en Libye et de ses conséquences, notamment du problème posé par la dissémination des armes du régime de Kadhafi et du danger qu'elles se retrouvent dans les mains de groupes terroristes. 

De manière plus général, il est certain qu'une rencontre entre les représentants américains et algériens en présence de ceux de d'autres pays dans le contexte d'un dialogue constructif pourrait menée à une meilleure compréhension de la politique de l'Algérie vis-à-vis de son voisin. Ce dialogue pourrait peut-être même offrir des perspectives nouvelles pour ce qu'on appelle "l'après-Kadhafi" dans cette région. 

L'Expression - Le Quotidien - �Nous sommes avec vous!�

5 septembre 2011

Les nouveaux champs de bataille d'al-Qaida

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Georges Malbrunot
Georges Malbrunot propose dans Le Figaro un portrait des nouveaux champs de bataille du terrorisme islamiste; voici un résumé de ses propos.

Une place de choix est occupée par al-Quaida dans la péninsule arabique (Aqpa) et al-Quaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui lancent des attaques de moins grandes envergures que celle du 11 septembre 2001 certes, mais qui font néanmoins beaucoup de dégâts en Afrique principalement.

"Ces dernières années, Aqpa a planifié deux attaques contre des villes américaines, qui échouèrent, et inspiré un jeune soldat américain d'origine musulmane qui réussit, lui, à tuer 13 militaires sur leur base. Aujourd'hui, Aqpa voudrait produire du ricin, un poison destiné à être dissimulé dans de petites bombes. La plus imaginative des filiales d'al-Qaida cherche ainsi à «monter» des attaques de moindre envergure, mais qui doivent susciter la panique au sein de la société américaine et l'hémorragie au sein d'une économie qui se trouverait contrainte de dépenser d'importantes sommes d'argent pour sécuriser le trafic aérien, notamment."

Les terroristes dont il est question ici mélangent de plus en plus banditisme et terrorisme fait remarquer Malbrunto.

"Si al-Qaida en Irak a été très sévèrement affaiblie - grâce à l'appui des tribus -, en Afrique, en revanche, Aqmi se nourrit du terreau du banditisme, des rançons payées pour libérer les otages et, dernièrement, grâce aux canons et aux missiles sol-air récupérés dans les casernes du colonel Kadhafi."

L'auteur conclut sur un mouvement moins connu, la secte Boko Haram au Nigéria qui profite de la désagrégation de l'État pour s'épanouir. C'est elle qui a revendiquer récemment l'attentat contre le siège des Nations unies à Abouja.

La menace terroriste est donc plus diffuse, moins spectaculaire et plus apparentée que jamais au crime organisé classique : elle demeure néanmoins réelle et omniprésente. Les succès indéniable remportés par les États-Unies : démantèlement de la structure de commandement d'al-Quaida, décapitation de ses chefs, démolition de ses camps en Afghanistan, démotivation de ses troupes et neutralisation de sa figure emblématique, Ousamma Ben Laden, ne sont pas suffisant pour crier victoire. Il y a des repousses, si l'on peut dire, des "cellules" toujours vivantes et la "guerre" contre le terrorisme n'aura sans doute jamais de fin, même si on la limite au terrorisme islamique.

Le Figaro - International : Les nouveaux champs de bataille d'al-Qaida�

Libya and the Obama Doctrine

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Michael O'Hanlon soutien dans un article de Foreign Affairs que le président Obama connaît un succès limité en Libye.

Michael E. O'Hanlon
Michael O'Hanlon
Les choses semblent bien tournées là-bas pour le président puisque le régime de Kadhafi s'effondre mais, du point de vue des intérêts américains, cela représente finalement assez peu. D'autant plus que cet effondrement survient dans le contexte d'une grave crise financière aux États-Unies. Il faut ajouter à cela, selon O'Hanlon, que le président Obama n'a pas connu de succès aussi palpable dans d'autres pays d'importance stratégique plus importante pour les USA, l'Égype par exemple.

Ce qui pourrait bien être un succès en Libye doit être considéré comme un cas isolé plutôt que comme la marque d'une nouvelle approche caractérisant la présidence de Barrack Obama. O'Hanlon résume sont argumentation en 5 points:

"Libya was a special case. For one, President Barack Obama could be patient and deferential to the Europeans there, because Libya is a second-tier regional player and of limited strategic value to the United States.

Second, during the five months of the military campaign, U.S. economic woes became so severe that the importance of the Libya issue essentially disappeared from public view. Continued killing in Syria, unrest in Yemen, and major uncertainty in Egypt reinforce this point. All of these countries are probably more important in terms of U.S. interests, yet Obama has made no moves to get involved.

Third, Libya's geography was extremely conducive to waging an airpower campaign. The country's demographics, with different tribes concentrated in separate cities along the coast and within reach of numerous NATO airfields, are not a luxury the United States will often enjoy.

Fourth, Qaddafi was so unpopular among Arabs that, even given Obama's low popularity in the Arab world today, NATO could find allies there to lend the operation legitimacy.

Finally, Obama's taking a secondary role in a humanitarian intervention is actually no great breakthrough in the annals of U.S. foreign policy. Be it Somalia, Rwanda, or another case, Washington has tended to try to minimize its role over the years. Obama played the supporting role better than U.S. presidents usually do. He deserves credit for that but not as much for novelty or creativeness."


Comme on le voit dans ce passage, l'argumentation de O'Hanlon bien que modérée ne laisse pas de doute sur le jugement porté par l'analyste. La politique américaine en Libye était certainement bonne. Elle ne permet pas cependant au président Obama de marquer des points décisifs dans le domaine de la politique étrangère. Un secteur où le role du président aux États-Unies est crucial. Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012 on peut donc conclure que l'affaire libyenne ne sera pas déterminante. Il faudre quelque chose de plus significatif pour que le président augmente ses chances de réélection !

Libya and the Obama Doctrine | Foreign Affairs

4 septembre 2011

Négociations de la dernière chance avant l'attaque à Bani Walid

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Il y a un peu de confusion autour de ou des ultimatum aux forces qui s'opposent à la reddition de Bani Walid assiégé depuis quelques jours par les troupes du Conseil national de transition libyen. Il avait été question d'un délais pouvant allé jusqu'au 10 septembre mais, maintenant, il est question d'une attaque imminente, peut-être même aujourd'hui : "Samedi, le commandant Abdelrazek Naduri, numéro 2 du conseil militaire de Tarhounace, avait donné jusqu'à dimanche matin vers 10h (8h GMT) aux habitants de Bani Walid pour hisser le drapeau blanc. "Tout va dépendre des négociations. S'ils refusent [de se rendre, NDLR], nous avancerons. Si les négociations se passent bien, nous entrerons et hisserons le drapeau sans combat. C'est la dernière chance, nous ne pouvons pas reporter l'ultimatum", avait-il ajouté.""

Syrie: le chef de la Ligue arabe attendu

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(Le Figaro) La situation en Syrie passe un peu inaperçue depuis quelques jours même si la répression ne semble pas s'être arrêtée. Ainsi, même si le secrétaire générale de la Ligue arabe Nabil al-Arabi se rendra à Damas cette semaine pour discuter avec les autorités syrienne, douze autres personnes auraient été tuées aujourd'hui: "selon des militants, douze nouvelles personnes ont été tuées aujourd'hui dans des opérations sécuritaires dans plusieurs localités du nord-ouest et du centre de la Syrie."

Kadhafi aurait été localisé

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Dans un article du Figaro portant principalement sur le rôle de l'Algérie depuis le début de la crise en Libye et notamment l’accueil d'une partie de la famille de Kadhafi, il est fait mention d'une déclaration d'Abdel Hakim Belhadj (voir notre post d'hier sur ce chef militaire de Tripoli : In Libya, Former Enemy Is Recast in Role of Ally), selon laquelle l'ancien grand chef de la Libye aurait été localisé. Le lieu où se trouverait le "colonel" n'a cependant pas été précisé par Belhadj.

Le Figaro - International : Kadhafi : l'Alg�rie se d�fend d'accueillir ses proches:

3 septembre 2011

In Libya, Former Enemy Is Recast in Role of Ally

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Un ancien islamiste radical devenu responsable de la sécurité à Tripoli a subi la torture en Libye après avoir été rendu au régime libyen dans le cadre du programme d'extradition institué par les États-Unis au plus fort de la chasse à l'homme mondiale qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001.

Abdel Hakim Belhaj a pourri dans les goeles libyen pendant 6 ans avant d'être finalement libéré en 2010 et de prendre les armes contre le régime de Kadhafi en 2011. Son histoire, raconté par Rod Norland dans le New York Times, illustre les spectaculaires revirement de situations qui peuvent survenir parfois en politique. Ceux qui étaient de féroces ennemis peuvent ainsi se retrouver subitement dans le même camp. Le journaliste de New York fait remarquer l'incongruité de la situation dans laquelle les nouveaux alliés se retrouvent sur le terrain en Libye:

"As the United States and other Western powers embrace and help finance the new government taking shape in Libya, they could face a particularly awkward relationship with Islamists like Mr. Belhaj. Once considered enemies in the war on terror, they suddenly have been thrust into positions of authority — with American and NATO blessing."

Belhaj soutient n'entretenir aucune rancoeur pour les tortures subies en raison de son renvois en Libye par les Amércains. Il mentionne tout de même espérer que ceux qui l'on livrés à bourreaux de Kadhafi (après l'avoir eux-mêmes maltraités) seront un jour traduits en justice. Le sens de cette affirmation dans le contexte qui prévaut actuellement en Libye suggère plus qu'un simple avertissement disciplinaire.

Al Qaeda After Atiyya

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Dans un article de Foreign Affairs, William McCants, tente d'évaluer les dommages produits par l'élimination du chef terroriste Abu Abd al-Rahman Atiyyat Allah (surnommé Atiyya), il y a une dizaine de jours. Ce terroriste, mieux connu sous le nom de d'Atiyya, jouait un role clé dans l'organisation d'al-Qaida.

D'après McCants ces dommages pourraient être aussi graves, sinon pires, que ceux qu'auraient causés la mort du chef al-Zawahiri. Atiyya occupait, en effet, un place centrale dans l'élaboration des stratégies de l'organisation terroriste. Il était, en effet, l'un des stratèges les plus importants du mouvement, ne le cédant en ce domaine qu'à al-Zawahiri en personne.

La mort d'Atiyya montre également, d'après McCants, l'importance des informations receuillies lors du raid d'Abbottabad le 2 mai dernier. Sans compter, ajoute-t-il, que le stratège abbatu récemment était l'un des rares à pouvoir guider al-Qaida dans la nouvelle configuration créee par le "printemps arabe". Son pragmatisme, sa patience et son expérience auraient été des atouts importants pour traverser la crise qui secoue actuellement al-Qaida.

Comme nous le mentionnions dans ce blog il y a quelques jours, McCants relève aussi le fait que la mort d'Atiyya fragilise le chef d'al-Qaida : al-Zawahiri. Sera-t-il le prochain a tombé sous les balles (ou les drones) de l'ennemi ?...

McCants conclu en évoquant la défaite finale d'al-Qaida:

"Atiyya’s death must also make Zawahiri worry that he will be next. Indeed, if he were, al Qaeda Central might completely collapse, increasing the likelihood that U.S. Defense Secretary Leon Panetta’s recent claim that the United States is “within reach of strategically defeating al Qaeda” will come to pass. Even if al Qaeda manages to survive this period, the loss of Atiyya will leave it without a crucial strategic planner and voice of reason to wage the major intellectual and political battles that the organization must now fight to survive and maintain its influence."

Les temps sont dures, en effet, pour al-Qaida. L'espérance de vie des dirigeants de cette organisation est de moins en moins longue. La stratégie de type guérilla proposée par certains, comme al-Suri, connaît des ratés. Il est difficile de mener une action coordonnées sans une structure centrale de décision appuyée sur un leadership clairement identifié, un point de repère incarné par une personne au charisme indiscutable comme l'était à une certaine époque Ousamma Ben Laden.

Il faudra sans doute qu'al-Qaida soit remplacé ou, du moins, que le djihad prennent une autre forme un certains temps. Nous allons probablement vivre l'époque du djihad à visage humain. Ce qui veut dire un refroidissement de la guerre. Le frottement, dirait Clausewitz, a fait son oeuvre, la montée aux extrêmes est ralentie par les nécessités de la vie. La djihad doit marquée une certaine pause faute de combattants assez "fou de Dieu" pour s'exposer aux drones américains, à son "appareil de répression mondial", bref à sa force, pour continuer le combat par l'épée pour le moment. Il vaut donc mieux - pour les djihadistes - s'en tenir au combat par la plume, moins spectaculaire mais aussi parfois moins insensé.


Al Qaeda After Atiyya | Foreign Affairs: August 30, 2011

2 septembre 2011

LIBYE. Le CNT promet une élection présidentielle dans 20 mois

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Guma El-Gamaty
Guma al-Gamaty - Photo The The Recent News
Le Nouvel Observateur rapporte que le représentant en Grande-Bretagne, Guma al-Gamaty, du Conseil National de Transition libyen a annoncé qu'une Assemblée constituante sera formée dans huit mois et qu'une élection législative et présidentielle aura lieu dans vingt mois. Le représentant sait donc déjà que l'Assemblée constituante décidera d'établir un régime présidentielle.

Pendant ce temps, Mouammar Kadhafi court toujours  et il a encore des partisans. Ces derniers résistent tant bien que mal au mouvement de rébellion. D'après Guma al-Gamaty, ce n'est cependant plus qu'une question de temps avant que Kadhafi soit arrêté ou tué. Le "colonel" doit maintenant se cacher pour survivre et il est de plus en plus isolé.

LIBYE. Le CNT promet une élection présidentielle dans 20 mois - Monde - Nouvelobs.com:
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1 septembre 2011

La Libye s'engage dans une transition à hauts risques ?

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Nicolas Sarkozy accueille, jeudi, le leader du Conseil national de transition libyen, Moustapha Abdeljalil (au centre), et son numéro deux, Mahmoud Jibril, au Palais de l'Élysée.
Moustafa Abdeljalil, leader du CNT, Mamoud Jibril son adjoint et Nicolas Sarkozi
D'après Le Figaro, la "conférence des amis de la Libye" tenue à Paris a permis de débloquer plusieurs milliards de dollars que le CNT pourra utiliser pour commencer à rebâtir l'administration de ce pays. Une soixantaine de pays participaient à la réunion organisée par le président Sarkozy et le premier ministre Cameron. L'absent le plus remarqué était l'Afrique du Sud qui ne reconnaît toujours pas le nouveau pouvoir en Libye. la RSA reproche aux rebelles libyens de faire feu sur tous les africains d'origine sub-sahariennes comme s'il s'agissait d'ennemis mortels, de mercenaires au service de Kadhafi et en guerre à mort contre eux alors qu'il s'agirait souvent de simples travailleurs étrangers.

La situation sur le terrain n'est, par ailleurs, pas encore stabiliser et il y a encore de la résistance de la part des partisans du "colonel" Kadhafi:

"Stabiliser le pays et normaliser ses relations de voisinage ne sera pas le moindre défi que devra relever la Libye nouvelle. La fin des combats se fait toujours attendre. "Le sort des armes ne peut plus s'inverser, mais la force de nuisance des pro-Kadhafi, les snipers notamment, reste importante", note-t-on à l'Élysée. L'Otan poursuivra ses frappes "tant que cela sera nécessaire", a averti David Cameron."

Le président Sarkozy a insisté pour sa part sur l'importance du pardon et de la réconciliation pour assurer la reconstruction du pays et sa réussite dans l'avenir. La "feuille de route" de la Libye se présente de la manière suivante:

"La «feuille de route» institutionnelle du CNT prévoit, sur dix-huit mois, la mise en place d'un gouvernement provisoire, d'une Assemblée constituante et l'adoption par référendum d'une Constitution suivie d'élections générales. Mais le projet est loin d'être finalisé."

S'il y a encore beaucoup d'incertitudes en Libye, du moins les choses commencent-elles à se préciser. Les autorités françaises ne semblent pas craindre la montée possible de l'islamisme radicale malgré la présence d'anciens partisans d'al-Qaida parmi les rebelles. L'avenir saura nous dire si les craintes exprimées à ce sujets par plusieurs analyses étaient exagérées. D'après moi, elles le sont en bonne partie même s'il faut demeurer vigilant : on ne sait jamais...

Le Figaro - International : La Libye s'engage dans une transition �hauts risques�:

Gadhafi vows no surrender: 'Let Libya burn'

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Le "colonel" Kadhafi vient de donner signe de vie en affirmant que ses troupes ne se rendraient pas (à Syrte probablement) et que la Libye pouvait bien brûler entièrement. Il aurait aussi affirmer que ses partisans n'étaient pas des "femmes"...

La situation n'est pas encore stabiliser en Libye. Tant que le "Guide" des Libyen ne sera arrêté et traduit en justice, il en sera probablement de même.

L'article de MSNBC décrit la situation qui prévaut actuellement et rappelle les principaux événements des derniers jours. Il contient également des illustrations et des vidéos.

Gadhafi vows no surrender: 'Let Libya burn' - World news - Mideast/N. Africa - msnbc.com:
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30 août 2011

Report: Gadhafi troops protected tanks with children

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Dans la guerre opposant les "amis" et les "ennemis" de Kadhafi, les uns et les autres s'accusent mutuellement de crimes de guerre.

Il est, par ailleurs, rapporté que les troupes fidèles à Kadhafi se seraient servi d'enfants comme boucliers humains pour protéger leurs chars d'assauts et que les insurgés auraient fait feu indistinctement sur tous les individus provenant de l'Afrique sub-saharienne comme si c'étaient tous des mercenaires au service de l'ennemi.

D'après les organisations humanitaires, les exactions seraient cependant plus grandes du côté des pro-Kadhafi. Cela dit, la chasse aux mercenaires et les abus commis en son nom cause un blocage auprès de pays comme l'Afrique du Sud qui refuse toujours de reconnaître le CNT comme représentant officiel de la Libye.

L'article de MSNBC contient quelques vidéos illustrants la situation en Libye.

Report: Gadhafi troops protected tanks with children - World news - Mideast/N. Africa - msnbc.com:
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Libya leader gives Gaddafi forces surrender deadline

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Photo
Sofiya Kadhafi et ses enfants en 1986 - Photo Reuter/Kate Dourian
D'après, Reuter, les forces rebelles assiègent Syrte et ont donné un ultimatum de quatre jours à ses habitants pour se rendre. Après quoi, une solution militaire sera adoptée.

Le CNT a, par ailleurs, accusé l'Algérie d'avoir posée un acte hostile à la Libye, une agression, en laissant l'épouse de Kadhafi et trois de ses enfants traverser les frontières entre les deux pays. Il est difficile d'évaluer pour le moment les conséquences de cette déclaration.

Il est finalement rapporté dans l'article de Reuter que le fils du "colonel" Kadhafi, Khamis Kadhafi, aurait été tué samedi dernier lors d'une échaufourrée à Tarhouna à 90 km au Sud-Est de Tripoli.

"Libyan military officials trying to mop up Sirte and other Gaddafi strongholds said Khamis Gaddafi and former intelligence chief Abdullah al-Senussi had both been killed on Saturday.

"We have almost certain information that Khamis Gaddafi and Abdullah al-Senussi were killed on Saturday by a unit of the national liberation army during clashes in Tarhouna (90 km southeast of Tripoli)," military spokesman Ahmed Bani said.

A U.S. official said he could not independently confirm Khamis's death but similar information was being received from "reliable sources". Khamis has already been reported killed twice during the uprising only to re-emerge."

Ce n'est pas la première fois que Khamis est déclaré mort. Il faudra donc attendre un peu avant d'être certain que cette nouvelle est exacte. Quant à son père, on ne sait toujours pas où il se cache.

29 août 2011

Qaddafi’s Wife and 3 of His Children Flee to Algeria

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L'épouse de Kadhafi et trois de ses enfants ont trouvé refuge en Algérie pendant que les combats continuent autour de Syrte. Selon le New York Times qui fait le point sur la situation qui prévaut en Libye, seules quelques poches de résistances subsistent à Tripoli et le gros des forces encore fidèles à Kadhafi se trouvent à Syrte. Mais cette ville a subi les bombardements de l'OTAN et pourrait tomber à son tour dans les jours qui viennent. Les insurgés tentent de négocier actuellement avec les habitants de la ville afin qu'ils se rendent sans combats.

Il n'y a toujours pas de traces du "colonel"... il demeure imprévisible.

Qaddafi’s Wife and 3 of His Children Flee to Algeria - NYTimes.com:
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L'aveu d'Oumma : Un chef du groupe djihadiste libyen à la tête des libérateurs de Tripoli !

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Dans un article en forme de synthèse Tahar Ben Saada décrit sur le blog de Thérèse Zrihen-Dvir l'impact de la présence des forces spéciales françaises et britanniques en Libye lors de la prise de Tripoli, notamment pour la mise en place d'une stratégie et la formation des troupes rebelles. Ben Saaba souligne également l'influence d'éléments issus d'al-Quaida à la tête du mouvement des insurgés (en ce sens le "colonel" Kadhafi n'avait pas entièrement tort de dire que les rebelles étaient manipulés par al-Quaida). Le rôle de la CIA est, enfin, discuté brièvement (trop sommairement d'ailleurs).

L'article propose aussi un bon résumé de la question telle qu'elle a été traitée dans les média français.

L'aveu d'Oumma : Un chef du groupe djihadiste libyen à la tête des libérateurs de Tripoli ! - THERESE ZRIHEN-DVIR, Regard d'un Ecrivain sur le Monde:
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Gaddafi’s Weapons for Sale

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Frank Crimi dans FrontPage Magazine attire l'attention sur la dissémination des armes - notamment chimiques - du régime de Kadhafi. Il est, en effet, certain que l'effondrement du régime libyen pose la question de la prise en charge de son armement. Crimi insiste sur la présence au sein du CNT d'éléments proche d'al-Qaida et donc sur la possibilité que les armes de Kadhafi se retrouvent entre les mains de terroristes.

Il en a été de même à la suite de la chute de toutes les dictatures. La plus grave situation étant probablement la chute de l'empire soviétique. Le texte de Crimi est probablement alarmiste mais il faut néanmoins tenir compte de ce qu'il met en lumière.

Une adaptation française du texte est disponible sur le blog de Thérèse Dvir-Zviren.

Gaddafi’s Weapons for Sale | FrontPage Magazine:
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28 août 2011

Le numéro 2 d'al-Qaida aurait été tué : menaces sur Zawahiri ?

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L'adjoint d'Aymen Al-Zawahiri aurait été tué au Nord du Waziristan le 22 août par un drone américain. D'après Le Figaro, Atiyah abd al-Rahman jouait un rôle de premier plan dans l'organisation terroriste fondée par Ousamma Ben Laden. Sa perte, si elle est confirmée, sera lourde pour al-Qaida.

Atiyah abd al-Rahman
Celui qui est maintenant en première ligne est al-Zawahiri lui-même. Il est certainement en grand danger actuellement. On peut supposer toutefois que sa situation peut être moins désespérée que celle de Ben Laden dans les derniers mois de sa vie. Le nouveau chef d'al-Qaida est moins flamboyant que l'ancien, mais il est aussi plus louvoyant, moins portée aux actions d'éclats et à se mettre en avant. Il doit donc multiplier les mesures de sécurité, du moins doit-il être encore plus méfiant que son prédécesseur. Sa neutralisation serait, en tous cas, dans la situation actuelle du djihad, un véritable cataclysme pour la nébuleuse terroriste dont il est le principal leader. Le mouvement de "résistance" islamiste mondiale ne serait pas nécessairement détruit à jamais, par contre toute un pan de sa mythologie s'écroulerait. 


Il faut donc que Zawahiri survive jusqu'à ce que survienne un nouveau grand leader charismatique capable de lui succéder: c'est-à-dire capable de pousser plus loin le djihad que lui et Ben Laden ont mené jusqu'en 2001 et qui s'est essouflé depuis sous la pression formidable de la "guerre contre le terrorisme" menée par l'Amérique et ses alliés et, aussi, en raison d'une certaine lenteur et d'une certaine confusion du monde musulman par rapport aux espoirs de soulèvements populaires de Ben Laden dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Je dis lenteur et confusion car le monde musulman, du moins le monde musulman arabe, s'est bel et bien soulevé, mais trop tard et pour des raisons confuses. Il n'est pas certain que le "printemps arabe" - le soulèvement attendu - débouche sur l'application de la charia et une reprise en main salafiste de l'interprétation du Coran en Egypte, en Tunisie, en Libye ou en Syrie. On pourrait même en être loin.

En clair, il ne faudrait pas qu'al-Zawahiri tombe maintenant, alors que le monde arabe est en ébulition. Son camp au sens large du terme souffrirait beaucoup d'un tel effrondrement symbolique. Par contre, si al-Zawahiri ne meurt pas, même s'il ne dit rien, ne fait rien, ne se manifeste pas et même ne contrôle rien, il gagne une manche. Pourvu qu'il ne soit pas pris, il marque un point. À l'inverse, sa capture serait symboliquement très coûteuse. Elle détruirait l'image non seulement d'al-Qaida, mais du djihad pour un bon bout de temps.


Le Figaro - Flash Actu : Le num�ro 2 d'al Qaida aurait �t�tu�: Atiyah abd al-Rahman

27 août 2011

Du commandement : approche pratique

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Juin 2011L'auteur de ce blog vient de faire paraître en collaboration avec Michel Maisonneuve la deuxième partie d'une étude sur le commandement intitulé : "Du commandement : approche pratique" dans la Revue Défense Nationale, numéro 741, Juin 2011.

Ce texte sur le commandement expose la dialectique de la raison et du coeur qui lie le chef et ses subordonnés et organise leurs relations hiérarchiques dans la nécessaire obéissance au service du bien commun.


This second part of the Canadian study of command exposes the peculiar mixture of rationality and heart that links the leader and his men, and organizes their hierarchical relationship which shapes obedience for the common good.

Revue D�fense Nationale


Le point sur la situation en Libye

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La Libye - Photo Le Figaro
Le journal Le Figaro dans un article détaillé fait le point sur la situation en Libye. Il en ressort que des poches de résistance loyalistes continuent de causer des problèmes aux rebelles et que l'installation du nouveau gouvernement à Tripoli se fait dans un climat de tension. Il y a encore de nombreux sniper qui hantent la ville. Les loyalistes, vaincus sur le terrains, agissent en petits groupes qui attaquent par surprise et se retirent ensuite rapidement.

Le "colonel" Kadhafi quant à lui court toujours. Des combats font rage à Syrte sa ville natale. L'OTAN y a effectué des bombardements mais les loyalistes continuent de résister.

D'après les organismes de défense des droits humains, des combattants des deux camps exercent des représailles allant jusqu'à l'assassinat sur leurs prisonniers.

L'Union africaine a, enfin, refusé de reconnaître la rébellion. Voici comment s'est exprimé le président sud-africain Jacob Zuma à ce sujet : «Il y a encore des combats, donc nous ne pouvons pas dire que le CNT est la force qui est légitime maintenant». C'est donc dire que l'Union africaine reconnaître le plus fort.

Le Figaro - International : D'intenses combats se poursuivent en Libye

Lac Imbeau 3

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Le Lac Imbeau

nommé ainsi en l'honneur d'Aimé Imbeault, trappeur de La Reine en Abitibi


Photo Bruno Cusson
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Lac Imbeau 2

Photo Bruno Cusson

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Le Lac Imbeau
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Entrée de la Forêt du Lac Imbeau

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Indication à l'entrée de la Forêt du Lac Imbeau

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Photo Bruno Cusson

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