7 mars 2013

Pyongyang brandit la menace d'une attaque nucléaire

Rassemblement organisé jeudi à Pyongyang, en Corée du Nord.
Rassemblement en Corée du Nord - Le Figaro / Chol Jin et AP
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A force de dire des énormités, le régime Nord-Coréen finira peut-être par poser un acte dangereux pour lui et pour les autres (les Sud-Coréens en première ligne). La dernière menace proférée par le démon de l'Asie, celle d'une attaque nucléaire contre les États-Unies dépasse l'entendement. Elle est tellement exagérée qu'elle n'est pas prise au sérieux. Mais, il faut tenir compte du fait que la Corée du Nord est dirigée - du moins officiellement - par un jeune chef inexpérimenté qui pourrait bien se lancer dans une aventure militaire pour prouver qu'il est réellement un grand stratège comme ses biographes le disent. Il pourrait, et les "apparatchiks" de son régime avec lui, se mettent à croire ce que la propagande dit de lui; se faire prendre au jeu de la machine totalitaire dans laquelle il a grandi et qui l'a placée là où il est.

Espérons que les propos entendus ces derniers jours ne sont que de l’esbroufe et que les Coréens du Sud ne feront pas les frais de la mégalomanie du régime déréglé "dirigé" par Kim Jong-un.

Comme on dit au Québec : "C'est drôle de loin, mais c'est loin d'être drôle".

Le Figaro - International : Pyongyang brandit la menace d'une attaque nucléaire:


23 février 2013

Pr Marc Imbeault du Collège militaire royal Saint-Jean de Québec : «Les Armées africaines ont une difficulté à gérer les victoires»

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Le texte de Babacar Willane résume bien une conférence de deux heures ! Il y a été question essentiellement de l'éthique professionnelle militaire au Canada. L'auteur de ce blogue a ensuite tenté de répondre à quelques questions des journalistes présents.
Pr Marc Imbeault du Collège militaire royal Saint-Jean de Québec : «Les Armées africaines ont une difficulté à gérer les victoires»:



3 février 2013

L'Iran dévoile un nouvel avion de combat

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Le gouvernement iranien a dévoilé un nouvel avion de combat. Cette nouvelle arme renforcerait le dispositif de dissuasion sur lequel est fondé la politique de défense de l'Iran. Du moins, c'est le sens du discours officel du président Mahmoud Ahmadinejad lors du lancement et rapporté par l'Express.

Qaher 313 (Conquérant 313) - Photo AFP
On trouvera un ablum photos du lancement à cette adresse :
http://www.mehrnews.com/en/newsdetail.aspx?NewsID=1806008

L'avion a, semble-t-il, été construit entièrement en Iran et son design serait également le fruit du génie iranien.

L'Iran dévoile un nouvel avion de combat présenté comme ultra-moderne - LExpress.fr

2 février 2013

Ethnic Tensions Arise in Timbuktu After Islamists Leave

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Le New York Times fait état de vengeances à caractère ethnique à Tombouctou depuis que les troupes maliennes et françaises ont repris la ville des mains des islamistes. C’est la couleur de la peau qui est le principal facteur discriminant d’après ce qui est rapporté par le journal; le second être Arabe, le troisième être islamiste.

Voici un exemple qui résume la situation :
Carte New York Times

"Zahby Ould Ibrahim’s general store was looted to the studs this week. The horde that descended upon it took not just the shop’s stock of pots, pans and bedding but the electric sockets, the light bulbs and the doorframe, too. A few shops away, Mahamane Dguitteye’s grocery store, its shelves lined with packets of spaghetti, bottles of olive oil and bars of soap, was completely untouched. The main difference between the men? Mr. Ibrahim is an Arab. Mr. Dguitteye is a black African of the Songhai ethnic group. “They bypassed my shop because I am not an Islamist, I am not an Arab, I am not light skinned,” Mr. Dguitteye said. “So they let me be.”"

Le gouvernement français presse le président Traoré d'entamer au plus vite des négociations sur l'autonomie de l'Azawad avec les roupes de combattants touarègues qui ne sont pas islamistes afin de calmer le jeu. Mais, sur le terrain, il ne semble pas que la situation soit sur le point de changer rapidement.

"The Malian Army has been accused of executing suspected militants, and has faced accusations of torture and other mistreatment. Three men suspected of being Islamist militants who were arrested near the town of Léré told The Associated Press that they had been subjected to a form of waterboarding. “To force me to talk they poured 40 liters of water in my mouth and over my nostrils, which made it so that I could not breathe anymore,” one of the men, who gave his name as Ali Guindo, told The A.P. “For a moment I thought I was even going to die.” In Timbuktu, residents said it would take a long time for the old ways of coexistence to return. "

L'intervention française au Mali sera-t-elle seulement à l'origine d'un nettoyage ethnique, ou bien conduira-t-elle à la reconstitution de l'État malien et à un véritable accord entre le gouvernement et les Touarègues sur l'autonomie de l'Azawad ? La réponse à cette question est pour le moment très incertaine. Les chances sont minces compte-tenu des rancunes et de la complexité de la situation. Un espoir est toutefois possible puisqu'il pourrait être avantageux pour les deux parties (le gouvernement et les Touarègues) de s'entendre sur un compromis qui, d'une part, déchargerait le premier de responsabilités qu'il peine à exercer et, d'autre part, donnerait les coudées franches aux seconds à la fois affranchi de l'État central malien et des islamistes d'AQMI.

Ethnic Tensions Arise in Timbuktu After Islamists Leave - NYTimes.com

1 février 2013

La conférence de Sarkozy à 150.000 euros crée la polémique

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Une conférence prononcée par Nicolas Sarkozy en Suisse où il aurait critiqué le gouvernement israélien suscite la polémique. Il y a un nuage de fumée autour de cette conférence. Les comptes rendus de l'événement divergent. Il y aurait eu du mécontement dans la salle et, surtout, l'ancien président aurait exigé l'exhorbitante somme de 150,000 euros pour parler pendant 45 minutes ! Mais, cette version des événement est contestée... Il est difficile de savoir au juste ce qui s'est réellement passé. Voir le texte de Thérèse Zrihen-Dvir.

ISRAEL. La conférence de Sarkozy à 150.000 euros crée la polémique - Regard d'un Ecrivain sur le Monde

27 janvier 2013

Mali journalists despair over 'invisible war'

Un militaire bloque l'accès au Nord du Mali - AFP /  Al Jazeera
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Le site anglophone de la chaîne Al Jazeera se plaint du contrôle de l'information par l'armée française au Mali. Al Jazeera parle d'une guerre invisible et laisse plus ou moins entendre qu'il pourrait y avoir de la part des militaires français et maliens des mauvais traitements de prisonniers, voire pires, compte tenu de la difficulté pour les journalistes de se rendre dans les zones de combats et de témoigner du déroulement de la guerre.

"There are no official death tolls either for civilians or soldiers. No-one interviewed by Al Jazeera could say where prisoners of war were being held or how they were being treated.

The International Committee of the Red Cross, the international humanitarian organisation that often has access to prisoners, was similarly unable to comment to media about any prisoners or detention facilities it may have visited.

Julie Remy, from the medical humanitarian organisation Doctors Without Borders (MSF by its French acronym), told Al Jazeera that she did not know where those injured by the fighting were receiving treatment.

While local partners working with MSF had treated 30 people in Timbuktu, no-one injured in the fighting in Gao or the nearby town of Ansongo had come to their facilities for treatment during the fighting there, she said.

"I don’t know what that means in terms of where they are going for treatment," she said.

A source who had visited the hospital in Gao since the fighting began said he had seen dozens of bodies of rebel fighters killed."


L'ensemble de l'article semble insinué que des abus pourraient être commis à l'abri des regards indiscrets et que le black-out actuel est non seulement louche et injustifié mais dangereux. Il ressort aussi clairement de l'article que l'avenir pourrait révéler des abus, lorsque les troupes françaises seront parties. Le texte ne manque pas, enfin, de rappeler la présence coloniale de la France dans cette région du monde. On y trouve donc, sans surprise, un parallèle facile entre ce passé coloniale, la guerre actuelle et les intentions supposées de la France pour le Mali.

26 janvier 2013

L'armée française se rapproche de Gao au Mali

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D'après Le Figaro, les soldats français se rapprochent de la ville de Gao, un des château-fort d'Aqmi au nord du Mali. Les frappes aériennes des Mirages et des Rafales ont continuées sans interruptions depuis deux semaines ainsi que la progression au sol vers le nord. La reconquête semble donc aller bon train. 

Si les choses se présente bien en ce moment. Il ne faut peut-être pas crier victoire trop vite. Les djihadistes peuvent opérer un repli stratégique et miser sur le temps. Ils ne sont peut-être pas en position d'affronter les troupes françaises maintenant, mais ils peuvent certainement attendre leur départ pour relancer leur action. Ce serait là une approche conforme à leur approche partout dans le monde. Le djihad est une guerre sur la longue durée.

Le Figaro - International : Au Mali, l'armée française se rapproche de Gao:

23 janvier 2013

Exit Polls in Israel Suggest Netanyahu’s Showing Is Weaker Than Expected

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Les résultats de l'élection israélienne donne au premier ministre Netanyahu une assemblée où le "centre" représenté par le parti dirigé par le Yair Lapid possèdera plus de force qu'auparavant. Le premier ministre sera poussé à négocier avec le centre, selon le New York Times, en raison des nombreux députés de la droite religieuse : "The right-wing and religious parties that make up Mr. Netanyahu’s current coalition combined for 60 seats, according to Israel Radio, equal to the total won by the center, left and Arab parties, pushing the prime minister toward a partnership with Mr. Lapid and perhaps some of the groups that had been in the opposition."

La politique israélienne ne devrait donc pas fondamentalement changée même si l'influence du centre pourrait assouplir un peu l'approche de M. Netanyahu.

Exit Polls in Israel Suggest Netanyahu’s Showing Is Weaker Than Expected - NYTimes.com

20 janvier 2013

La France se lance dans la « reconquête totale » du Mali


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Les forces armées françaises sont engagées dans une lutte pour la reconquête complète du territoire malien.  Le message du ministre de la Défense est on en peut plus clair à ce sujet :

"En France, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé dimanche que «l’objectif, c’est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches de résistance, tout en espérant que la force régionale africaine en cours de déploiement prenne rapidement le « relais » de l’intervention française."

Ceci est peut-être un vaste programme ! Du moins, est-ce un plan d'action bien circonscrit. Il est supporté par une bonne partie des citoyens français. Il y a quelques opposants. On peut citer, par exemple, l'ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin qui invoque, dans le Journal du Dimanche,  les guerres perdues de la dernière décennie pour critiquer la décision de s'engager au Mali : 

"Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye. Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées. Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. Jamais ces guerres n’ont permis la paix régionale. Au contraire, l’intervention occidentale permet à chacun de se défausser de ses responsabilités. Pire encore, ces guerres sont un engrenage. Chacune crée les conditions de la suivante. Elles sont les batailles d’une seule et même guerre qui fait tache d’huile, de l’Irak vers la Libye et la Syrie, de la Libye vers le Mali en inondant le Sahara d’armes de contrebande. Il faut en finir." (propos repris dans Mali Actualités, http://maliactu.net/la-guerre-juste-le-mali-victime-du-manque-de-vision-de-ses-leaders-dits-democratiques/)

Sans doute y a-t-il de grands risques de s'enliser en Afrique de l'Ouest. Mais, fallait-il pour autant laisser AQMI s’installer à Bamako sans rien faire ? 

Exactions à Sévaré au Mali

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Le site de l'Express fait état de graves violations des droits de l'Homme au Mali suite à la reprise de territoires sur les islamistes. Comme il arrive souvent dans les guerres, les vendettas sont cruelles. C'est ce qui semble se produire actuellement. Des allégations sérieuses planent au sujet d'exécutions sommaires par  des soldats de l'armée malienne.

Voici ce qui est rapporté au sujet de la région de Sévaré, située près de la frontière entre le Nord et le Sud du Mali :

"La hantise des djihadistes infiltrés, dans cette région qui s'apparente à une ligne de front, a donné lieu à une campagne populaire de dénonciation des "suspects". L'attaque, le 9 janvier, de la ville voisine de Konna -dont l'accès reste interdite aux ONG et aux journalistes- semblait justifier cet appel à témoins. Mais celui-ci s'est mué, semble-t-il, en chasse à l'homme.

"Depuis l'attaque des islamistes, la population s'est montrée solidaire avec les autorités, affirme le maire de Mopti, Oumar Bathily. Nous avons insisté sur le besoin de collaborer avec la police et l'armée et notre demande a été bien comprise." Avec des conséquences meurtrières.
"

Rien pour rassurer l'armée française qui souhaiterait certainement un retour au calme que de tels abus ne favoriseront pas.

18 janvier 2013

Opération SERVAL au Mali : Le retour d'un art français de la guerre (IRSEM, note 1) : THEATRUM BELLI

Colonel Michel Goya
Photo Fondation Jean Jaurès
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Citation du jour :
 
"Les opérations françaises ont commencé à perdre de leur efficacité lorsque l’autorité politique a nié la notion d’ennemi. On abandonnait alors la stratégie à l’adversaire tout en se contentant d’une simple mise en oeuvre de moyens sous forme de présence. Cela a commencé au Liban avec l’engagement dans la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban (Finul) et la Force multinationale de sécurité à Beyrouth (FMSB). Cet engagement au Liban a coûté, à ce jour, la vie à 158 soldats français dont 92 dans les 18 mois d’existence de la FMSB."

Opération SERVAL au Mali : Le retour d'un art français de la guerre (IRSEM, note 1) : THEATRUM BELLI

16 janvier 2013

L'aviation française bombarde, les islamistes opèrent un "repli stratégique"

 
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Après quatre jours d'offensive par l'aviation française et l'arrivée de 750 militaires sur le terrain au Mali. Les islamistes opèrent un repli stratégique afin de mieux se préparer à faire face aux soldats de la CÉDÉAO (les troupes des pays africains) qui vont arrivés incessamment en renfort.

La situation pourrait se transformer rapidement en "guerilla" et les attentats terroristes devenir la manière privilégiée de combattre pour les islamistes du Mali.

""Les jihadistes comptent sur une guerre de longue haleine. Ils sont à l'aise dans cette situation: le grand désert, les reliefs difficiles, une situation sécuritaire précaire", [d'après] Alaya Allani, universitaire tunisien, spécialiste des mouvements islamistes. Selon lui, "ils feront un repli tactique pour reprendre leur souffle, mais ni l'armée malienne ni les Français ne peuvent les anéantir". "L'occupation des grandes villes (du nord du Mali) par les islamistes est terminée, mais à court terme" seulement, estime pour sa part l'expert malien Moussa Tounkara. "Il faut s'attendre à des attentats pour marquer les esprits", dit-il."

Pour le moment, les troupes françaises continuent de frapper la ville de Diabali où les djiadistes avaient fait une percée avant-hier.

Mali : L'aviation française bombarde, les islamistes opèrent un "repli stratégique" | À La Une | L'Orient-Le Jour

14 janvier 2013

French Jets Strike Deep Inside Islamist-Held Mali

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Dans ce texte du New York Times la genèse de l'intervention française au Mali est présentée à partir de la formation de troupes d'élites de l'armée malienne par les Américains. Troupes d'élites qui se sont ralliées en bonne partie aux islamistes d'Ansar Dine et qui ont provoqué l'affaiblissement du pouvoir malien et, par voie de conséquence, sa chute. Le chef des putchistes, le capitaine Sanogo, est d'ailleurs lui aussi un bénéficiaire de la formation américaine.

"Over the last four years, the United States has spent between $520 million and $600 million in a sweeping effort to combat Islamist militancy in the region without fighting the kind of wars it has waged in the Middle East. The program stretched from Morocco to Nigeria, and American officials heralded the Malian military as an exemplary partner. American Special Forces trained its troops in marksmanship, border patrol, ambush drills and other counterterrorism skills.
But all that deliberate planning collapsed swiftly when heavily armed, battle-hardened Islamist fighters returned from combat in Libya. They teamed up with jihadists like Ansar Dine, routed poorly equipped Malian forces and demoralized them so thoroughly that it set off a mutiny against the government in the capital, Bamako. [...]  The virtual collapse of the Malian military, including units trained by United States Special Forces, followed by a coup led by an American-trained officer, Capt. Amadou Sanogo, astounded and embarrassed top American military commanders.
“I was sorely disappointed that a military with whom we had a training relationship participated in the military overthrow of an elected government,” Gen. Carter F. Ham, the head of the Africa Command, said in a speech at Brown University last month . “There is no way to characterize that other than wholly unacceptable.”

L'Amérique favorable a une intervention n'avait plus les moyens de le faire, occupée qu'elle est sur plusieurs fronts. C'est donc la France qui s'est engagée. Il faut dire que ce pays compte plusieurs ressortissants au Mali. L'issue risque toutefois d'être, selon les auteurs de l'article, une guerilla avec les islamistes :

"With thousands of French citizens in Mali, its former colony, France decided it could not wait any longer, striking the militants at the front line and deep within their haven.
Some experts said that the foreign troops might easily retake the large towns in northern Mali, but that Islamist fighters have forced children to fight for them, a deterrent for any invading force, and would likely use bloody insurgency tactics.
“They have been preparing these towns to be a death trap,” said Rudy Atallah, the former director of African counterterrorism policy for the Pentagon. “If an intervention force goes in there, the militants will turn it into an insurgency war.”"

French Jets Strike Deep Inside Islamist-Held Mali - NYTimes.com

Moto frigorifiée à Bamako

 


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13 janvier 2013

France Rafale jets target Gao in eastern Mali

Mirage - Photo www.3.bp.blogspot.com
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L'aviation française poursuit ses opérations au Mali, où elle fait face à une opposition sérieuse des troupes islamistes. Ces dernières sont bien équipées et bien entraînées. D'après le texte de la BBC (lien en bas de page), il y a eu au moins un mort - un pilote d'hélicoptère - côté français et dix côté islamiste. Plusieurs otages français sont aux mains des islamistes et des menaces pèsent sur la France suites à son intervention éclair au Mali.

"France's decision to intervene took many by surprise. A UN-backed international force had not been expected to deploy in the west African state until the autumn.

But last week, the Islamist fighters pushed further south, seizing the strategically important town of Konna. The town has since been recaptured by Malian troops.

An unnamed Elysee Palace official quoted by AFP said on Sunday that French armed forces had been surprised by the fighting quality of the Islamist militants they were up against."


BBC News - France Rafale jets target Gao in eastern Mali:

12 janvier 2013

Mali - Une centaine d'islamistes auraient été tués à Konna

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L'implication française au Mali n'a pas tardée, semble-t-il, a avoir de l'effet. Il y a eu une centaine de morts parmi les combattants islamistes hier lors d'une opération conjointe de l'armée malienne et de l'aviation française selon le lieutenant Fané. Il y a eu un mort du côté français (selon Radio-Canada).

"D'après la source sécuritaire régionale jointe à Konna, les islamistes ont été tués "lors des raids français et des attaques de l'armée malienne", vendredi, et la ville était samedi "sous le contrôle des armées malienne et française". Samedi, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a indiqué que les Français avaient effectué un raid d'hélicoptères la veille "contre une colonne" d'islamistes qui tentaient de progresser en direction du sud du Mali."

4 janvier 2013

The Quality of Command

Robert H. Scales - Nimitz Berkeley
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Dans ce compte rendu du livre de Thomas Rick intitulé The Quality of Command, Robert Scales critique l'approche selon laquelle il ne faudrait pas hésiter à congédier les généraux que l'on juge médiocres afin d'améliorer la qualité du corps des officiers supérieurs. Scales propose plutôt une approche fondée sur l'amélioration de la formation des jeunes officiers, notamment au plan académique.

Voici un extrait du raisonnement de Robert Scales :

"One constant from Marshall to Petraeus is that the winnowing process for the selection of general officers begins around the grade of major, when a few are singled out for early promotion and advanced military schooling. In DePuy’s era, as in Marshall’s, one such midcareer pruning was enough, because during the Cold War, the army knew that it needed to concentrate on promoting officers with a special talent for maneuvering large units on a conventional battlefield. Today, however, good generalship requires a broader range of strategic gifts, including ones that do not necessarily reveal themselves at lower levels. The generals of the future will have to be capable of going beyond fighting from a battle plan to seeing the battlefield before any plans have been formulated, thinking in time and imagining cultural, political, and geostrategic circumstances that have yet to materialize. They will need not just tactical and operational skills but also intuition, imagination, agility, and a deep understanding of “the politics of war,” in every meaning of that phrase."
The Quality of Command: Thomas Ricks' new book identifies an urgent challenge facing the U.S. armed forces: how to produce good generals. But Ricks' solution -- regularly firing underperforming officers -- is based on flawed historical analysis and would do more harm than good.

2 janvier 2013

Schwarzkopfs : un bilan mitigé

Norman Schwarzkopf - Daily News
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La mort récente du général américain Norman Schwarzkopf est l'occasion de réfléchir un moment sur le bilan de son travail de général et de la guerre éclair qu'il a menée en Iraq il y a maintenant plus de vingt ans.

L'article du New York Times publié au moment de sa mort propose une approche nuancée. Le général a certes procuré une victoire rapide et sans discussion à l'Amérique. Pourtant, l'ennemi n'était pas très difficile à vaincre et, en plus, il a continué à nuire pendant plusieurs années. Ce dernier fait n'étant cependant pas la faute du général, puisqu'il la décision de cesser la guerre avant d'avoir détrôner Saddam Hussein relevait plutôt des autorités politiques que militaires.

Sur le plan individuel, le général Schwarzkopf aura connu sa part de difficultés. Il a été mis en cause dans la mort d'un sergent qui était sous ses ordres, il a aussi vécu le traumatisme du Viet-Nam et les années difficiles qui ont suivi pour les forces armées américaines. Mais, il a montré une certaine résilience en tenant le coup et en se distinguant au cours des années '80 au point de devenir commandant en chef des troupes de la coalition en 1991.

Il aurait pu tenté sa chance en politique mais ne l'a pas fait. Sans doute n'aurait-il pas pu se rendre jusqu'à la présidence des États-Unis, mais un poste de sénateur était probablement à sa portée. Il n'était pas "politicien" dans l'âme, trop sentimentale peut-être comme le révèle son amour de l'opéra et du ballet ! Il était capable de bien juger la part d'éthique de conviction et de responsabilité nécessaire aux décisions de l'homme politique mais sans doute n'était-il pas prêt à faire tous les compromis que la carrière politique implique aux États-Unis.

Un bon général somme toute qui a bien servi son pays.

http://www.nytimes.com/2012/12/28/us/gen-h-norman-schwarzkopf-us-commander-in-gulf-war-dies-at-78.html?pagewanted=all&_r=0

29 décembre 2012

Inde : appels au calme et hommages après la mort de l'étudiante violée - Le Nouvel Observateur

Craignant de nouvelles manifestations, la police de New Delhi a appelé samedi la population au calme et a bouclé plusieurs quartiers du centre-ville, quelques heures après la mort d'une étudiante de 23 ans victime d'un viol collectif, emblématique des violences faites aux femmes en Inde en toute impunité.
(c) Afp
Photo AFP
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La "fille de l'Inde" (India's Daughter) est morte. La victime de la brutalité de six violeurs le 16 décembre dernier à New Delhi a finalement succombé à ses blessures il y a quelques heures.

Les autorités indiennes semblent à la fois compatissantes pour la famille éplorée et effrayées à l'idée de voir se gonfler la colère des Indiens. Le chef de la police de New Delhi a lancé un appel au calme et le premier mininstre a pour sa part rendu hommage à la jeune femme.

"Le chef de la police de la ville, Neeraj Kumar, a demandé aux habitants de garder leur calme après les manifestations qui ont suivi l'annonce dans la nuit de vendredi à samedi du décès de la jeune femme par l'hôpital de Singapour où elle était soignée depuis deux jours. Le chef des autorités locales de New Delhi, Sheila Dikshit, a également lancé un appel au calme et assuré que "des décisions substantielles seraient prises très bientôt" pour protéger les femmes dans la capitale. Cependant la dépouille de la victime a été embarquée dans la nuit de samedi à dimanche à bord d'un avion pour être transférée dans la capitale indienne, accompagnée par ses parents qui se trouvaient à ses côtés au moment où son décès a été prononcé à l'hôpital Mount Elizabeth de Singapour. [...] Le Premier ministre, Manmohan Singh, a été le premier dans la classe politique à rendre hommage à la jeune femme, dont on ignore le nom et qui a été surnommée "la fille de l'Inde" ("India's Daughter"), affirmant comprendre la vague de protestations. Il a été imité par Sonia Gandhi, chef du parti du Congrès (au pouvoir): "en tant que femme et mère, je comprends la douleur. Son combat n'aura pas été vain".
Inde : appels au calme et hommages après la mort de l'étudiante violée - Le Nouvel Observateur:

28 décembre 2012

La victime d'un viol collectif en Inde lutte contre la mort

The Independent Blog

  

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Le viol et le massacre à coups de barre de fer d'une jeune étudiante indienne prend une tournure de plus en plus dramatique en Inde. La jeune femme a été transférée dans un hôpital de Singapour où elle risque de mourir dès suites de ses blessures.

La place des femmes dans la société indienne est un sujet délicat, "sensible", car elles sont carrément déclassées. Les crimes contre elles se comptent par centaines de milliers annuellement et ceux qui les commettent semblent jouir de l'impunité. Du moins, c'est ce qui ressort de la crise de conscience qu'a suscité la fin particulièrement atroce de la jeune étudiante violée par plusieurs homme il y a une dizaine de jours.

"Le Premier ministre indien a reconnu dans les violences contre les femmes «un problème» significatif en Inde où près de 90% des 256.329 crimes violents enregistrés en 2011 avaient une ou des femmes pour victime(s), selon les chiffres officiels. Manmohan Singh a promis de mieux protéger les femmes contre les crimes sexuels et souhaité des peines plus sévères pour leurs auteurs. Il a également ordonné la création d'une commission d'enquête spécialement chargée de cette affaire."

Inde - La victime d'un viol collectif lutte contre la mort


27 décembre 2012

Le cercle du pouvoir syrien

Maher el-Assad - Wikipedia
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Un article de l'AFP et publié dans le journal L'Orient-Le Jour décrit la situation du pouvoir à Damas. Le chef de l'État s'appui sur un petit groupe de fidèles pour prendre ses décisions. Les modérés, comme c'est souvent le cas en politique, sont marginalisés, traités de "timorés" ils n'ont pas d'influence.

 « Le pouvoir est de plus en plus concentré entre les mains d’une poignée de personnes du clan Assad, un clan de plus en plus autiste et qui semble avoir choisi la fuite en avant », explique Karim Bitar, directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) à Paris.
Selon un analyste ayant souhaité ne pas être identifié, ce clan compte des alaouites (minorité à laquelle appartient le président Assad), mais aussi des sunnites et des druzes. Il relève ainsi le rôle du colonel Maher el-Assad (44 ans), frère du président et chef de la 4e division du 1er corps d’armée en charge de Damas, de l’épouse du président Asma, de ses oncle et cousins Mohammad Makhlouf (80 ans) et Rami Makhlouf (43 ans) – deux hommes d’affaires à la réputation sulfureuse – et Hafez Makhlouf (41 ans), un chef de la sécurité à Damas. Tous sont alaouites, sauf Asma, de confession sunnite. Deux druzes font également partie de ce cercle, Mansour Azzam (52 ans), ministre des Affaires présidentielles, et Louna al-Chibl, ancienne journaliste d’al-Jazira. Il faut aussi inclure le général Houssam Soukkar (alaouite), conseiller présidentiel pour la sécurité, ainsi que deux vétérans sunnites des renseignements, le général Ali Mamlouk (66 ans), directeur de la Sécurité nationale, et le général Rustom Ghazalé (59 ans), chef de la sécurité politique. « C’est ce groupe qui prend les décisions et Bachar, le maître d’œuvre, n’écoute que ces personnes qui lui doivent, pour la plupart et en grande partie, leur ascension », affirme le même spécialiste
."

Assad s’appuie sur une jeune garde jusqu’au-boutiste | À La Une | L'Orient-Le Jour

11 décembre 2012

Conférence de Cannes sur le Moyen-Orient

Hotel Martinez Cannes
Photos of hotels directly on the beach of Cannes in immediate nearness to the film festival palace.
Hôtel Martinez - lieu de la conférence de la WPC
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L'Orient le Jour propose une revue de la conférence sur la gouvernance mondiale organisée par la World Policy Conference qui se tenait depuis quelques jours à Cannes.

Plusieurs sujets sont abordés dans l'article mais il en ressort quelques points forts surtout au sujet de l'Iran.

"Abordant les dossiers iranien et syrien, Edward Djerejian s’est d’abord montré sceptique quant à l’efficacité d’une attaque militaire contre l’Iran afin de stopper son programme nucléaire. Il a précisé sur ce plan que si Israël mène cette attaque, le programme nucléaire de l’Iran sera retardé de deux ans, et si la frappe est dirigée par les États-Unis, le répit sera de quatre ans. « Pour éradiquer la menace, il faudrait une offensive globale, ce que nul ne souhaite, a affirmé l’ancien ambassadeur américain. Une opération militaire ne fera donc que reporter la menace, mais dans l’immédiat, elle poussera le régime iranien à lancer des attaques terroristes en ayant recours notamment au Hezbollah. » [...] Intervenant à son tour sur la question, le député israélien et ancien ministre Meir Sheetrit (opposition) a souligné qu’Israël ne saurait accepter en aucun cas que l’Iran obtienne l’arme nucléaire, et même si l’État hébreu se trouve contraint d’agir seul, il n’hésitera pas à le faire."

Mais la question de la Syrie a aussi été abordée :

"Concernant la situation en Syrie, M. Djerejian a relevé que le régime syrien, depuis Hafez el-Assad et jusqu’au pouvoir actuel du fils, Bachar el-Assad, a fait preuve d’un très grand degré de résilience. « Il n’en reste pas moins que nous sommes aujourd’hui dans l’ère post-Assad, a relevé M. Djerejian. Cela est indéniable. L’indice le plus probant de cette ère post-Assad est que les rebelles ont réussi à transposer la bataille à Damas et Alep. Bachar el-Assad a montré qu’il est un ophtalmologue sans vision. En 2003, je l’avais incité à s’engager sur la voie des réformes politiques. Il m’avait alors répondu que le peuple syrien n’est pas prêt pour les réformes. En 2011, ils ont ressorti le même argument, ce qui illustre le fait que Bachar el-Assad n’a rien compris et qu’il n’est pas sérieux pour ce qui a trait aux réformes."

Edward Djerejian à Cannes : Le Hezbollah pourrait mener des actions terroristes en cas d’attaque contre l’Iran | À La Une | L'Orient-Le Jour:

30 novembre 2012

Syria’s Muslim Brotherhood looking to return from exile

PhiGéo

Retour des Frères musulmans en Syrie : confirmation de l'emprise islamiste sur l'insurecction dans ce pays ? Question qui mérite d'être posée lorsque l'on considère la succession des événement dans ce pays depuis quelques mois. Il est, en effet, de plus en plus évident que la guerre civile en Syrie n'implique pas seulement un dictateur et son régime d'un côté et son peuple opprimé qui se révolterait pour ainsi dire spontanément après des années de souffrance de l'autre.

La situation est plus nuancées, voici un extrait de l'article publié par Research Feature de  l'Uninerstité de Cambrigde au sujet de l'implication des Frères musulmans en particulier :

“The Syrian Brothers are obsessed with history and, in the past, they struck a deal with an extremist organisation called the Fighting Vanguard to join forces temporarily and topple the regime, but this actually created the right pretext for the regime to crackdown very harshly on the whole Islamic movement. It’s a mistake the Syrian Brotherhood is not ready to make again and that’s why they are not prepared to finance the most extremist Islamist groups of a jihadist bent.”
Lefevre says that the Muslim Brotherhood has been trying to galvanise support from a broad audience since just before 9/11 by conveying a sense of moderation and a message of appeasement. Although there are ideological links between the Brotherhood across the Middle East region, he believes the Syrian movement is primarily a nationalist one and one that is rooted in the democratic system."

Syria’s Muslim Brotherhood looking to return from exile - Research - University of Cambridge

22 novembre 2012

Les nationalistes québécois divisés autour de la politique budgétaire

PhiGéo 

Un texte de Michel David dans le journal Le Devoir qui résume assez bien la situation des nationalistes québécois pris entre les exigences de la rigueur budgétaire d'un gouvernement et les exigences idéologiques d'un mouvement de libération nationale.

Le Parti Québécois au pouvoir ne veut pas risquer une décote mais il doit faire face dans l'opposition, d'une part à des partis "néolibéraux" fédéralistes qui n'attendent que ses faux-pas en matière économique et, d'autre part à deux partis nationalistes et progressistes qui exigent de lui des mesures radicales contre le néolibéralisme.

Que faire ?

S'aliéner les alliés potentiels sur la question nationale ou bien risquer de perdre la confiance des agences de cotations et donc risquer de perdre aussi le pouvoir. Telle semble être la question.

L'auteur signale une piste de solution en commentant l'idée d'un Congrès national québécois proposé par le Nouveau mouvement pour le Québec dans son dernier manifeste, Lettre aux militans indépendantistes que l'on peut lire à l'adresse suivante : http://www.ledevoir.com/documents/pdf/lettre_militants_independantistes.pdf

Le budget de la discorde | Le Devoir:


17 novembre 2012

Nouvelle approche d'Israël vis-à-vis le Hamas

PhiGéo

Le New York Times propose une analyse de la nouvelle approche d'Israël dans son bras-de-fer avec le Hamas. En résumé, les mots clés sont : durcissement et dissuasion continue. Les leaders israéliens n'espèrent pas - ou en tous cas ne se font pas d'illusions - sur l'acceptation de l'existence de leur pays par leurs voisins dans la région. Ils se préparent donc en conséquence à devoir lutter encore longtemps, voire tout le temps, pour assurer la sécurité de leurs concitoyens. La tâche sera un éternelle recommencement. La métaphore de l'entretien du gazon est même utilisé. C'est dire à quel point ce qui arrive en ce moment peut être intégré dans le fonctionnement du système de sécurité. Ce qui a changé c'est le contexte dans lequel s'inscrit l'action du Hamas :

"The combination of longer-range and far deadlier rockets in the hands of more radicalized Palestinians, the arrival in Gaza and Sinai from North Africa of other militants pressuring Hamas to fight more, and the growing tide of anti-Israel fury in a region where authoritarian rulers have been replaced by Islamists means that Israel is engaging in this conflict with a different set of challenges.
The Middle East of 2012 is not what it was in late 2008, the last time Israel mounted a military invasion to reduce the rocket threat from Gaza. Many analysts and diplomats outside Israel say the country today needs a different approach to Hamas and the Palestinians based more on acknowledging historic grievances and shifting alliances."

http://www.nytimes.com/2012/11/17/world/middleeast/israel-sticks-to-tough-approach-in-conflict-with-hamas.html?nl=todaysheadlines&emc=edit_th_20121117&_r=0

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