27 mars 2012

Sénégal: Macky Sall élu avec près de 66% des voix

Le nouveau président sénégalais Macky Sall (ci-dessus), tombeur... (Photo:  Joe Penney, Reuters)
Le nouveau président du Sénégal, Macky Sall - Photo Joe Penny, Reuter / La Presse
PhiGéo 


Le journal La Presse annonce la victoire par près de 66% des voix contre 34% de Macky Sall à l'élection présidentielle au Sénégal. Le taux de participation est de 55%. 


Le président Wade a concédé la victoire dès dimanche. Le nouveau président devrait prendre le pouvoir le 3 avril. Des élections législatives sont prévues au début du mois de juin.





25 mars 2012

Les Sénégalais ont voté dans le calme

PhiGéo


Le deuxième tour des élections présidentielle s'est déroulé dans le calme au Sénégal d'après le Nouvel Observateur.

"La campagne a donné lieu à quelques incidents violents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences qui avaient précédé le premier tour du 26 février et avaient fait de six à 15 morts et au moins 150 blessés."

Cela augure bien pour l'annonce des résultats qui devrait survenir mardi ou mercredi.

Le challenger Macky Sall est favori pour l'emporter contre le président sortant A. Wade.

11 mars 2012

Mars à Monréal

PhiGéo

Un poème en attendant l'arrivée du printemps à Montréal.


Mars à Montréal

Bandes d’ombre sur la route
Comme autant de traversées
De l’hiver.

Noire dentelle sur la peau du ciel
Pas d’oiseau
Dans la ramure

Vert tendre des bourgeons
Timides au printemps
J’attends.

10 mars 2012

Grand rassemblement anti-Wade à Dakar

PhiGéo

Les treize candidats qui se sont opposés au président Wade lors du premier tour le l'élection présidentielle au Sénégal devraient être réunis demain sur la Place de l'Obélisque à Dakar pour proclamer leur union.

La lutte semble donc de plus en plus difficile pour le président sortant. Mais comme il est souligné dans la dépêche de l'AFP citée par le site Romandie.com, tout n'est pas perdu pour Abdoulaye Wade :

"Le président sortant Abdoulaye Wade est arrivé en tête de ce premier tour avec 34,81% des voix, suivi de son ex-Premier ministre devenu opposant, Macky Sall avec 26,58% des voix.

Un autre ancien Premier ministre d'Abdoulaye Wade, Moustapha Niasse, est arrivé en troisième position avec 13,20% des voix, suivi par le leader du Parti socialiste (PS) Ousmane Tanor Dieng (11,30%) et Idrissa Seck (7,86%), qui avait également été Premier ministre de M. Wade. Les neuf autres candidats ont obtenu chacun moins de 2% des voix et le taux de participation s'est élevé à 51,58%.

Ces treize candidats ont tous annoncé leur soutien à M. Sall pour le second tour.

Mathématiquement, il part favori, mais le camp du président Wade compte sur la mobilisation d'une partie des 48,42% d'abstentionnistes du premier tour."


7 mars 2012

Tiraillements fédéralistes en Libye

La Révolution - Delacroix
PhiGéo 

La Libye est en train de se redéfinir. C'est compréhensible après ce qu'elle a vécue en 2011. Mais, ce qui est surprenant du point de vue canadien, c'est la perception qu'ont les Libyens du fédéralisme. Cette forme de constitution est, en effet, décrite par plusieurs là-bas comme étant incompatible avec l'unité nationale. Si le pays a déjà vécu une certaine forme de fédéralisme, le régime de Kadhafi avait renforcé le pouvoir central et "gommé" les différences régionales. Voici comment Narjes Flici dans L'Expression décrit ce qui est en train de se passer :

"La Libye était autrefois divisée en trois régions administratives: la Cyrénaïque, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzan (sud).

Le système fédéral a été supprimé en 1963. Pour tenter de justifier leur initiative, les initiateurs d'un retour au fédéralisme affirment qu'un tel système sortirait l'Est de sa marginalisation qui dure depuis des décennies alors que ses détracteurs craignent que cette initiative ne favorise la partition de la Libye et ne bloque la réconciliation dans un pays qui sort d'un conflit meurtrier. «Fédéralisme et unité sont des concepts contradictoires», affirme pour sa part l'analyste libyen Mohammed ben Hariz à l'AFP à Benghazi.

«Qu'est-ce que le fédéralisme a apporté à l'Irak, sinon des conflits entre les régions autonomes riches en pétrole comme dans le Kurdistan irakien et le gouvernement central à Baghdad», s'est-t-il interrogé.

Dans la rue, des centaines de personnes ont manifesté hier contre le fédéralisme dans le sud du pays, notamment dans les villes de Sabha et Koufra, dans le désert du Fezzan, selon des vidéos mises en ligne sur Facebook.
"

Le moins que l'on puisse dire c'est que les Libyens ne sont pas encore habitués à vivre l'unité dans la diversité. Mais, ce qui est en cause ici, c'est le pouvoir du Conseil national de transition ou, plutôt, son absence de pouvoir réel sur une bonne partie du territoire Libyen et, notamment, à Benghazi où a commencé la révolte contre Kadhafi. Il semble donc que la rébellion n'est pas terminée et que le nouveau pouvoir devra faire face lui aussi à la Révolution.

5 mars 2012

Présidentielle sénégalaise: le 2e tour aura lieu le 25 mars | Afrique

Macky Sall (à droite), ancien proche du président... (Photo: Archives AFP)
Le président Wade et Macky Sall - Photo La Presse / AFP
PhiGéo 

Le deuxième tour de l'élection présidentielle au Sénégal aura lieu le 25 mars prochain. Le challenger, Macky Sall, bénéficie de l'appui de trois des candidats battus au premier tour : Moustapha Niasse (13,2% des voix), Ousmane Tanor Dieng (11,3% des voix) et Idrissa Seck (7,86% des voix). Youssou NDour appui lui aussi le candidat Sall.

Le président sortant compte pour sa part sur l'appui des nombreux abstentionnistes du premier tour afin de compenser les appuis obtenus par Macky Sall. Le résultat est donc encore incertain même si les opposants au président sortant le compte déjà pour battu.

2 mars 2012

Le terrorisme invoqué pour expliquer l'abstentionisme au Sénégal

Oumar Sarr : « C’est à cause du terrorisme que certains citoyens n’ont pas pu voter »
Oumar Sarr - Image PressAfrik
PhiGéo 

Gata Dore rapporte dans PressAfrik que le ministre sénégalais chargé des élections, Oumar Sarr, a soutenu que c'est le terrorisme qui serait l'une des causes de l'abstentionisme relativement élevé au premier tour de l'élection présidentielle au Sénégal. Voici deux extraits du ministre cité par Gata Dore:

« c’est à cause du terrorisme provoquer par certains candidats à l’élection présidentielle dernière qu’une partie des citoyens sénégalais non pas accomplir [sic] leur devoir civique »

« Il y a peu prés 51% de votant. Je pense que tout le monde a pu le constater c’est surtout à cause du terrorisme installé qui a été installé par une partie de l’opposition au niveau de Dakar et du Sénégal. Donc nous allons étudier tout cela et voir quels sont les moyens que nous allons devoir prendre pour gagner. Parce que nous pensons que nous pouvons largement gagner ces élections »

Quoiqu'il en soit du terrorisme - et de son origine - il est toujours inquiétant d'entendre dire par un chef politique au pouvoir qu'il étudie les moyens qu'il devra prendre pour gagner.

La mobilisation des abstentionnistes au Sénégal


Electeurs attendant de voter devant un bureau de Dakar, le 26 février 2012. La participation sera aussi l'un des enjeux du deuxième tour. REUTERS/Youssef Boudlal
Électeurs sénégalais le 26 février 2012 - Image PressAfrik
PhiGéo

L'un des enjeux cruciaux du second tour de l'élection présidentielle au Sénégal sera le vote des abstentionnistes. Un article de RFI, repris par PressAfrik fait le point :

"Aujourd’hui dans les deux camps on espère mobiliser les abstentionnistes. La participation sera l’une des clés du second tour. Abdoulaye Wade bénéficie sans doute de réserves de voix dans la région de Ziguinchor et le département de Mbacké, qui ont voté aux environs de 40% au premier tour, tandis que Macky Sall pourra sans doute compter sur une plus forte participation dans le sud du bassin arachidier."

Macky Sall peut compter sur le ralliement de Youssou NDour et Moustapha Niasse. Le premier est un chanteur très populaire au Sénégal et dans le monde dont la candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel et le second a terminé troisième lors du premier tour de l'élection présidentielle. Ce sont deux appuis important pour monsieur Sall.

Youssou N'Dour soutient Macky Sall


Le chanteur et opposant Youssou N'Dour (à gauche),... (Photo: AFP)
Youssou NDour et Macky Sall - Photo AFP / La Presse

PhiGéo


Le deuxième tour de l'élection présidentielle au Sénégal - qui aura lieu le 18 ou le 25 mars - opposera le président sortant A. Wade à M. Sall. Ce dernier, d'après Malick Rocky qui publie un article dans La Presse,  vient de recevoir l'appui du populaire chanteur Yossou NDour.

Le président sortant est maintenant en difficulté. Lui qui avait le vent en poupe il y a à peine quelques semaines devant une opposition qui semblait avancée en ordre dispersée.

Voici comment la situation se présente d'après l'article de La Presse :

"Le collectif de jeunes «Y'en a marre», en pointe contre la candidature de Wade et très populaire dans les banlieues dakaroises, a également appelé jeudi à voter massivement pour Macky Sall.
«Dans l'arène, quand tu combats un adversaire et qu'il est (...) presque à terre, il faut l'achever, il ne faut pas lui laisser le temps de se rebiffer», a lancé Thiat, le nom de scène du rappeur Cyrill Touré, un des fondateurs du mouvement.
La presse soulignait jeudi la difficile tâche d'Abdoulaye Wade, qui a perdu un million de suffrages par rapport à son élection au premier tour en 2007 (1 914 043 voix) et qui ne dispose a priori pas de réserves de voix.
Il se voit obligé de changer de stratégie dans l'urgence, alors qu'il s'était déclaré sûr de l'emporter dès le premier tour.
Il va notamment devoir séduire les abstentionnistes: la participation s'est élevée à 51,58 %, en nette baisse par rapport aux 70 % de la présidentielle de 2007."

Un second tour d'élection présidentielle qui suscite beaucoup d'intérêt et qui pourrait voir la fin d'un règne. Mais, "le vieux" comme on l'appelle là-bas, n'a peut-être pas encore dit son dernier mot.

Archives du blogue