14 avril 2012

Gouvernement du Sénégal – Comment trouver 200 milliards, tout de suite

Gouvernement du Sénégal – Ere Macky Sall : Comment trouver 200 milliards, tout de suite
Le président Macky Sall
PhiGéo

L'arrivée aux "vraies" affaires est difficile pour le gouvernement de Macky Sall au Sénégal : "catastrophique" tel est le terme employé pour décrire la situation des finances du pays, "des dettes, rien que des dettes" ajoute le site PressAfrik.

Le gouvernement a besoin de 200 milliards de francs CFA dès le mois d'avril. La famine menace certaines parties du pays. Cela indique la gravité de la situation.

L'article signé Gata Dore donne plus de détails sur le défi immédiat que doit relever le nouveau gouvernement sénégalais.

12 avril 2012

Changement de stratégie

PhiGéo

Depuis plus de deux mois maintenant au-delà de 100,000 étudiants sont en grève au Québec. Ils refusent l'augmentations des frais de scolarité décidée par le gouvernement. Mais, le mouvement commence à montrer des signes d'épuisement. La mobilisation à atteint son plus haut niveau lors d'une grande manifestation tenue à Montréal où environ 200,000 personnes ont défilés dans la rue.

Les auteurs de la lettre publiée sur le site du journal La Presse propose un changement de cap. Cessez d'exiger le gel des frais de scolarité et accepter de négocier la hausse.

8 avril 2012

Youssou Ndour victime du complexe du diplôme au Sénégal !

PhiGéo

Dans un article publié par leralnet, Amadou Ba revient sur le débat entourant la nécessité d'avoir un diplôme pour occuper un poste de responsabilité politique au Sénégal. Cette question a été soulevé après la nomination du chanteur Youssou NDour comme ministre de la culture et du tourisme suite à l'élection du nouveau président Macky Sall.

Le texte est révélateur du débat sénégalais autour des qualifications jugées requises pour gouverner. L'auteur compare la mentalité des Sénégalais avec celle des Nord-Américains et notamment celle des Canadiens, jugés plus pragmatiques !

La nation québécoise et la démocratie


Marc Imbeault - Photo  Everitas
PhiGéo


Discours prononcé à Montréal le 7 avril 2012 au Monument National dans le cadre de l'évènement Vox Populi - La parole est à vous retransmis sur la chaîne Vox.

La nation québécoise et la démocratie

Le Québec abrite l’une des nations les plus démocratiques du monde. Elle l’a prouvé à plusieurs occasions depuis une cinquantaine d’années : en 1960, par l’affirmation de sa volonté de se tenir debout par elle-même; en 1970, lorsqu’elle a donné, en même temps, le feu vert au plus ambitieux projet économique de son histoire et le coup d’envoi au jeune et fringuant Parti Québécois dirigé par René Lévesque; en 1976, en élisant pour la première fois comme premier ministre un chef souverainiste; en 1980, lorsqu’elle a tenu son premier référendum sur la souveraineté; et encore en 1995, lorsqu’elle en a tenu un second avec un taux de participation record et dans un calme serein malgré une lutte extrêmement serrée.

La démocratie québécoise se caractérise par sa faculté d’effectuer des choix importants, de véhiculer des idées enthousiasmantes et de susciter des débats politiques passionnants. Ce dont témoignent les renversements imprévisibles qu’elle est capable d’effectuer, comme lors du vote historique du 2 mai 2011, lorsqu’elle a donné une majorité de sièges au parti mené par l’un de ses plus illustre fils : Jack Layton.

Yes, Jack, my friend … love is better than anger. Hope is better than fear. Optimism is better than despair! Oui, Jack, nous partageons avec toi une certaine idée de la justice sociale, du sens de l’action politique, de l’espoir, de la confiance, de l’amour et de l’amitié. En fait, nous partageons avec toi le sens du mot démocratie. Pour toi, comme pour nous, ce mot signifie respect de la volonté et des décisions des autres. Respect de la volonté de ceux avec qui nous partageons un territoire et une destinée depuis près de cinq cent ans.

Cela signifie aussi que dans la complexe équation canadienne, nous savions qu’avec toi il est toujours possible de traiter d’égal à égal, « d’homme à homme » comme on disait autrefois. Et ce, peu importent la race, l’étendue des richesses, la religion ou l’absence de religion, le passé, le sexe ou l’orientation sexuelle. C’est pourquoi nous avons voté si massivement pour toi et ton parti, pour tes idées et celle de ta grande, jeune et magnifique équipe. Parce que tu nous as toujours respectés et acceptés comme nous sommes. Parce que, finalement, tu as toujours fais partie de « nous ».

Il y a une autre raison pour laquelle la nation québécoise est l’une des plus démocratiques du monde. C’est sa petite population. Elle permet à ses citoyens de se connaître mieux et de partager plus facilement des valeurs communes que des nations plus populeuses. Les Québécois sont, de plus, forcés depuis longtemps d’apprendre une autre langue, ce qui les amène à s’ouvrir du même coup à une autre vision du monde que la leur.

Une chance que n’ont pas ceux qui vivent dans l’univers fermé sur lui-même des nations hégémoniques. Vive les petites nations ! Elles sont autant de foyers d’ouverture sur le monde !

En ce début de troisième millénaire, il faut dire aussi qu’aucune nation ne possède peut-être autant de richesses que la nation québécoise ! Elle a reçu tout ce que la nature peut offrir à un pays. C’est déjà le cas avec les forêts, les mines et l’hydroélectricité, mais avec le réchauffement de la planète, de nouveaux horizons vont s’ouvrir devant elle. Certes, nul ne saurait seulement se réjouir de cette évolution qui, à l’échelle mondiale, recèle des défis et – fort probablement, hélas ! – des catastrophes qu’il va falloir tout faire pour mitiger. Mais, rien ne sert de le nier, pour le Québec, le Canada et quelques autres nations comme la Russie et le Danemark, le réchauffement ouvre d’immenses perspectives.

Les « quelques arpents de neige » dont parlait Voltaire au xviiie siècle sont en train de fondre pour faire place à une vaste étendue de territoire neuf, là où un immense mur de neige et de glace se dressait devant nos ancêtres s’ouvre maintenant un gigantesque chantier. Notre « beau risque » c’est celui de développer sans le détruire ce Grand nord jusqu’alors inaccessible. Notre nation saura-t-elle relever ces nouveaux défis ? assumer ses nouvelles responsabilités ?

Le Québec a donc devant lui un bel avenir économique. Par contre, son statut politique n’est toujours pas réglé. Qu’adviendra-t-il de ses rapports avec le reste du Canada ? de sa place dans le monde ? de son destin en tant que nation ?

Pour résoudre ces questions fondamentales, il faudra inévitablement que le Québec fasse des choix. Et s’il en est un, en particulier, qu’il ne pourra éternellement éluder, c’est celui de son appartenance au Canada.

Le fait est que la constitution canadienne n’a pas été formellement reconnue par le gouvernement du Québec. Et que les tentatives pour mettre fin à cet état de choses n’ont rien donné. Or, comme le disait René Lévesque, il y va « du droit à la vie du peuple québécois [et] de la nation québécoise*».

Mais ce choix devra se faire dans le respect des règles et, surtout, de l’esprit démocratique. Pour cela, il devra être libre et réfléchi. Conclusion du long processus de maturation, d’étude et de réflexion entrepris par le peuple québécois depuis la création du Canada, il devra aussi porter sur des options parfaitement claires de sorte que personne ne puisse en nier la validité, la légitimité et la signification historique. De cette façon, si le Québec décide un jour – proche ou lointain – de devenir un pays, nous serons prêts !

* René Lévesque, Option Québec, Montréal, Éditions Typo, 1997, p. 150

7 avril 2012

Mali: la junte s'engage à rendre le pouvoir aux civils, la Cédao menace d'intervenir par la force

Djibril Bassolé, ministre burkinabé des Affaires étrangères
PhiGéo 

Le site 20minutes.fr relate les rebondissements qui ont cours actuellement au Mali.

D'une part la junte militaire qui s'est installé au pouvoir depuis quelques semaines a conclu un accord avec la Cédao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) qui prévoit le retour au pouvoir d'un gouvernement civil provisoire et une élection présidentielle dans un délais de 40 jours. Les Touaregs, quant à eux, après avoir déclarés l'indépendance du Nord du Mali se retrouvent menacés d'une action militaire.

"La junte militaire au Mali s'est engagée vendredi soir à remettre le pouvoir aux civils dans le cadre d'un accord avec la Cédao, qui a menacé de recourir à la force pour préserver "l'intégrité territoriale" du pays après la déclaration d'indépendance du territoire de l'"Azawad", au Nord, par un mouvement de la rebellion touareg."


Il y a donc une possibilité de stabilisation du Mali. En ce sens, l'embargo diplomatique et économique qui pesait sur le pays et qui menaçait de l'isoler et de le plonger dans la pénurie a été levée.

"Le président en exercice de la Cédéao, l'Ivoirien Alassane Ouattara, a demandé la levée "immédiate" des sanctions de cette organisation contre le Mali à la suite de l'accord, a encore annoncé M. Bassolé. La Cédéao a imposé un embargo diplomatique et économique total au Mali."

Notons enfin que la proclamation d'indépendance des Touaregs n'a pas connu un grand succès sur le plan international :

"Très vite, l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE), les Etats-Unis, des pays voisins du Mali et la France, ex-puissance coloniale, ont rejeté cette déclaration unilatérale comme "nulle et non avenue" ou "sans aucune valeur", selon Jean Ping, président de la Commission de l'UA."

5 avril 2012

Des Sénégalais interrogés sur le nouveau gouvernement

L'ancien et le nouveau premier ministre du Sénégal
PhiGéo

L'Agence de Presse Sénégalaise publie un article relatant la réaction de citoyens sénégalais rencontrés à Dakar peu après la nomination des 25 nouveaux ministres du nouveau gouvernement de leur pays.

Les commentaires des citoyens sont modérés. Ils ne s'attendent pas à des miracles. L'un d'entre eux remarque que la présence de Youssou NDour démontre que l'on a pas besoin d'être bardé de diplômes pour être ministre.   La plupart attendent de voir ce que ce gouvernement fera avant de le juger.

L'article donne une idée de l'atmosphère qui règne à Dakar suite aux cérémonies qui ont marqué la prise de pouvoir par le nouveau président et le changement de régime.

PLAGIAT • La démission de Pál Schmitt.

Le président hongrois Pál Schmitt au palais présidentiel de Budapest, le 22 mars.
Le présumé plagiaire - Photo Courrier International
PhiGéo 

Article intéressant sur l'affaire de plagiat qui entoure la démission du président hongrois Pal Schmitt. Le leader politique a, en effet, été accusé d'avoir utilisé, sans le dire, de long passage d'une étude sur le sport olympique du chercheur bulgare Nikolaï Guéorguiev.

"Il n'est jamais trop tard pour devenir ridicule" aurait lancé la journaliste bulgare qui a présenté le sujet à la télévision !

L'affaire aura au moins permis à l'auteur (le vrai) d'obtenir une reconnaissance posthume pour ses travaux :

"Fonctionnaire du Comité olympique bulgare, polyglotte, Guéorguiev a été le seul Bulgare à avoir travaillé dans le centre de recherche olympique de Lausanne. Il est l'auteur de nombreuses études sur le sport, dont cetteAnalyse du programme olympique, parue en 1985, dans laquelle le président hongrois aurait pompé plusieurs dizaines de pages. "Il s'agit d'une reconnaissance posthume des travaux de mon père", a déclaré sa fille Malina, avec des sanglots dans la voix, depuis la Suisse. Car, en Bulgarie, les choses n'ont pas toujours été simples pour les Guéorguiev. Fils d'un général de l'ancienne armée tsariste fusillé par le pouvoir populaire en 1945, Nikolaï Guéorguiev a vécu frappé du sceau d'"ennemi du peuple" sous le régime communiste. Il a travaillé comme déménageur malgré ses études de droit et sa connaissance des langues étrangères. "La chance lui a souri en 1957", relate 24 Tchassa, le jour où un ancien camarade de son père - qui, lui, s'était retrouvé du bon côté après la prise du pouvoir par les communistes - a été nommé à la tête du Comité olympique bulgare. C'est à lui qu'il doit son poste."

Canadian Forces to close recruiting centres, lay off professors as part of budget cuts

PhiGéo

D'après le journal Ottawa Citizen, 68 postes de professeurs et enseignants seraient coupés aux Collège militaire royal du Canada et au Collège des Forces canadiennes.

Ces coupures ne se traduiront probablement pas par un nombre égal de mise à pieds. Mais, il y devrait tout de même y avoir entre 20 et 30 professeurs ou enseignants de moins à la fin du processus selon le journal d'Ottawa.

Au sujet des coupures en général au MDN, le journal fait aussi part d'une interrogation au sujet du nombre anormalement élevé de coupures de postes au Québec. 

1 avril 2012

Canada as a Sea Power

PhiGéo

Version anglaise  publiée avec Janine Krieber dans la revue Canadian Naval Review de mon article sur le Canada comme puissance maritime.

Les rebelles prennent Tombouctou, le Mali coupé en deux

Amadou Sanogo
Chef de la june militaire au Mali
Photo Le Dauphiné
PhiGéo 

La situation au Mali s'envenime pour la junte militaire qui a renversé le président Touré parce qu'il n'arrivait pas à contrer l'avance de la rébellion Touareg. Or, les Touaregs ne cessent d'avancer depuis la chute du président et la prise du pouvoir par les putschistes !

Le Point fait état, en effet, d'une progression rapide des indépendantistes depuis une semaine. Le nord du Mali est maintenant entre leur mains.

Pendant ce temps, l'armée malienne semble désorganisée. Il y a des défections en son sein et elle n'oppose pas beaucoup de résistance à ceux qu'elle devrait empêcher de progresser.

Pendant ce temps, le chef des putschistes promet à Bamako un retour à la démocratie sans fixer de date.

Tout cela n'est pas très convaincant. Qu'adviendra-t-il du Mali dans ces conditions ? Il est difficile de le prévoir mais il semble de plus en plus clair que le nouveau pouvoir vacille déjà et que le motif invoqué pour sa mise en place ne tient plus.

On ne sait pas, par ailleurs, ce qui est advenu de l'ancien président. C'est une source d'inquiétude. Car, si l'ancien présient pouvait revenir à l'avant-scène et que les élections prévues de toutes façons pouvaient avoir lieu, il me semble qu'une conclusion moins tragique au coup d'État serait possible.

27 mars 2012

Sénégal: Macky Sall élu avec près de 66% des voix

Le nouveau président sénégalais Macky Sall (ci-dessus), tombeur... (Photo:  Joe Penney, Reuters)
Le nouveau président du Sénégal, Macky Sall - Photo Joe Penny, Reuter / La Presse
PhiGéo 


Le journal La Presse annonce la victoire par près de 66% des voix contre 34% de Macky Sall à l'élection présidentielle au Sénégal. Le taux de participation est de 55%. 


Le président Wade a concédé la victoire dès dimanche. Le nouveau président devrait prendre le pouvoir le 3 avril. Des élections législatives sont prévues au début du mois de juin.





25 mars 2012

Les Sénégalais ont voté dans le calme

PhiGéo


Le deuxième tour des élections présidentielle s'est déroulé dans le calme au Sénégal d'après le Nouvel Observateur.

"La campagne a donné lieu à quelques incidents violents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences qui avaient précédé le premier tour du 26 février et avaient fait de six à 15 morts et au moins 150 blessés."

Cela augure bien pour l'annonce des résultats qui devrait survenir mardi ou mercredi.

Le challenger Macky Sall est favori pour l'emporter contre le président sortant A. Wade.

11 mars 2012

Mars à Monréal

PhiGéo

Un poème en attendant l'arrivée du printemps à Montréal.


Mars à Montréal

Bandes d’ombre sur la route
Comme autant de traversées
De l’hiver.

Noire dentelle sur la peau du ciel
Pas d’oiseau
Dans la ramure

Vert tendre des bourgeons
Timides au printemps
J’attends.

10 mars 2012

Grand rassemblement anti-Wade à Dakar

PhiGéo

Les treize candidats qui se sont opposés au président Wade lors du premier tour le l'élection présidentielle au Sénégal devraient être réunis demain sur la Place de l'Obélisque à Dakar pour proclamer leur union.

La lutte semble donc de plus en plus difficile pour le président sortant. Mais comme il est souligné dans la dépêche de l'AFP citée par le site Romandie.com, tout n'est pas perdu pour Abdoulaye Wade :

"Le président sortant Abdoulaye Wade est arrivé en tête de ce premier tour avec 34,81% des voix, suivi de son ex-Premier ministre devenu opposant, Macky Sall avec 26,58% des voix.

Un autre ancien Premier ministre d'Abdoulaye Wade, Moustapha Niasse, est arrivé en troisième position avec 13,20% des voix, suivi par le leader du Parti socialiste (PS) Ousmane Tanor Dieng (11,30%) et Idrissa Seck (7,86%), qui avait également été Premier ministre de M. Wade. Les neuf autres candidats ont obtenu chacun moins de 2% des voix et le taux de participation s'est élevé à 51,58%.

Ces treize candidats ont tous annoncé leur soutien à M. Sall pour le second tour.

Mathématiquement, il part favori, mais le camp du président Wade compte sur la mobilisation d'une partie des 48,42% d'abstentionnistes du premier tour."


7 mars 2012

Tiraillements fédéralistes en Libye

La Révolution - Delacroix
PhiGéo 

La Libye est en train de se redéfinir. C'est compréhensible après ce qu'elle a vécue en 2011. Mais, ce qui est surprenant du point de vue canadien, c'est la perception qu'ont les Libyens du fédéralisme. Cette forme de constitution est, en effet, décrite par plusieurs là-bas comme étant incompatible avec l'unité nationale. Si le pays a déjà vécu une certaine forme de fédéralisme, le régime de Kadhafi avait renforcé le pouvoir central et "gommé" les différences régionales. Voici comment Narjes Flici dans L'Expression décrit ce qui est en train de se passer :

"La Libye était autrefois divisée en trois régions administratives: la Cyrénaïque, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzan (sud).

Le système fédéral a été supprimé en 1963. Pour tenter de justifier leur initiative, les initiateurs d'un retour au fédéralisme affirment qu'un tel système sortirait l'Est de sa marginalisation qui dure depuis des décennies alors que ses détracteurs craignent que cette initiative ne favorise la partition de la Libye et ne bloque la réconciliation dans un pays qui sort d'un conflit meurtrier. «Fédéralisme et unité sont des concepts contradictoires», affirme pour sa part l'analyste libyen Mohammed ben Hariz à l'AFP à Benghazi.

«Qu'est-ce que le fédéralisme a apporté à l'Irak, sinon des conflits entre les régions autonomes riches en pétrole comme dans le Kurdistan irakien et le gouvernement central à Baghdad», s'est-t-il interrogé.

Dans la rue, des centaines de personnes ont manifesté hier contre le fédéralisme dans le sud du pays, notamment dans les villes de Sabha et Koufra, dans le désert du Fezzan, selon des vidéos mises en ligne sur Facebook.
"

Le moins que l'on puisse dire c'est que les Libyens ne sont pas encore habitués à vivre l'unité dans la diversité. Mais, ce qui est en cause ici, c'est le pouvoir du Conseil national de transition ou, plutôt, son absence de pouvoir réel sur une bonne partie du territoire Libyen et, notamment, à Benghazi où a commencé la révolte contre Kadhafi. Il semble donc que la rébellion n'est pas terminée et que le nouveau pouvoir devra faire face lui aussi à la Révolution.

5 mars 2012

Présidentielle sénégalaise: le 2e tour aura lieu le 25 mars | Afrique

Macky Sall (à droite), ancien proche du président... (Photo: Archives AFP)
Le président Wade et Macky Sall - Photo La Presse / AFP
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Le deuxième tour de l'élection présidentielle au Sénégal aura lieu le 25 mars prochain. Le challenger, Macky Sall, bénéficie de l'appui de trois des candidats battus au premier tour : Moustapha Niasse (13,2% des voix), Ousmane Tanor Dieng (11,3% des voix) et Idrissa Seck (7,86% des voix). Youssou NDour appui lui aussi le candidat Sall.

Le président sortant compte pour sa part sur l'appui des nombreux abstentionnistes du premier tour afin de compenser les appuis obtenus par Macky Sall. Le résultat est donc encore incertain même si les opposants au président sortant le compte déjà pour battu.

2 mars 2012

Le terrorisme invoqué pour expliquer l'abstentionisme au Sénégal

Oumar Sarr : « C’est à cause du terrorisme que certains citoyens n’ont pas pu voter »
Oumar Sarr - Image PressAfrik
PhiGéo 

Gata Dore rapporte dans PressAfrik que le ministre sénégalais chargé des élections, Oumar Sarr, a soutenu que c'est le terrorisme qui serait l'une des causes de l'abstentionisme relativement élevé au premier tour de l'élection présidentielle au Sénégal. Voici deux extraits du ministre cité par Gata Dore:

« c’est à cause du terrorisme provoquer par certains candidats à l’élection présidentielle dernière qu’une partie des citoyens sénégalais non pas accomplir [sic] leur devoir civique »

« Il y a peu prés 51% de votant. Je pense que tout le monde a pu le constater c’est surtout à cause du terrorisme installé qui a été installé par une partie de l’opposition au niveau de Dakar et du Sénégal. Donc nous allons étudier tout cela et voir quels sont les moyens que nous allons devoir prendre pour gagner. Parce que nous pensons que nous pouvons largement gagner ces élections »

Quoiqu'il en soit du terrorisme - et de son origine - il est toujours inquiétant d'entendre dire par un chef politique au pouvoir qu'il étudie les moyens qu'il devra prendre pour gagner.

La mobilisation des abstentionnistes au Sénégal


Electeurs attendant de voter devant un bureau de Dakar, le 26 février 2012. La participation sera aussi l'un des enjeux du deuxième tour. REUTERS/Youssef Boudlal
Électeurs sénégalais le 26 février 2012 - Image PressAfrik
PhiGéo

L'un des enjeux cruciaux du second tour de l'élection présidentielle au Sénégal sera le vote des abstentionnistes. Un article de RFI, repris par PressAfrik fait le point :

"Aujourd’hui dans les deux camps on espère mobiliser les abstentionnistes. La participation sera l’une des clés du second tour. Abdoulaye Wade bénéficie sans doute de réserves de voix dans la région de Ziguinchor et le département de Mbacké, qui ont voté aux environs de 40% au premier tour, tandis que Macky Sall pourra sans doute compter sur une plus forte participation dans le sud du bassin arachidier."

Macky Sall peut compter sur le ralliement de Youssou NDour et Moustapha Niasse. Le premier est un chanteur très populaire au Sénégal et dans le monde dont la candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel et le second a terminé troisième lors du premier tour de l'élection présidentielle. Ce sont deux appuis important pour monsieur Sall.

Youssou N'Dour soutient Macky Sall


Le chanteur et opposant Youssou N'Dour (à gauche),... (Photo: AFP)
Youssou NDour et Macky Sall - Photo AFP / La Presse

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Le deuxième tour de l'élection présidentielle au Sénégal - qui aura lieu le 18 ou le 25 mars - opposera le président sortant A. Wade à M. Sall. Ce dernier, d'après Malick Rocky qui publie un article dans La Presse,  vient de recevoir l'appui du populaire chanteur Yossou NDour.

Le président sortant est maintenant en difficulté. Lui qui avait le vent en poupe il y a à peine quelques semaines devant une opposition qui semblait avancée en ordre dispersée.

Voici comment la situation se présente d'après l'article de La Presse :

"Le collectif de jeunes «Y'en a marre», en pointe contre la candidature de Wade et très populaire dans les banlieues dakaroises, a également appelé jeudi à voter massivement pour Macky Sall.
«Dans l'arène, quand tu combats un adversaire et qu'il est (...) presque à terre, il faut l'achever, il ne faut pas lui laisser le temps de se rebiffer», a lancé Thiat, le nom de scène du rappeur Cyrill Touré, un des fondateurs du mouvement.
La presse soulignait jeudi la difficile tâche d'Abdoulaye Wade, qui a perdu un million de suffrages par rapport à son élection au premier tour en 2007 (1 914 043 voix) et qui ne dispose a priori pas de réserves de voix.
Il se voit obligé de changer de stratégie dans l'urgence, alors qu'il s'était déclaré sûr de l'emporter dès le premier tour.
Il va notamment devoir séduire les abstentionnistes: la participation s'est élevée à 51,58 %, en nette baisse par rapport aux 70 % de la présidentielle de 2007."

Un second tour d'élection présidentielle qui suscite beaucoup d'intérêt et qui pourrait voir la fin d'un règne. Mais, "le vieux" comme on l'appelle là-bas, n'a peut-être pas encore dit son dernier mot.

27 février 2012

L'opposition sénégalaise croit en un second tour

Tableau - Libération
PhiGéo

Le premier tour de l'élection présidentielle au Sénégal s'est déroulé dans le calme d'après le journal Libération.

Les premiers résultats officiels seront connus mardi, mais il semble déjà que la lutte soit serrée entre le président sortant Abdoulaye Wade et son principal opposant et ancien premier ministre Macky Sall. Un troisième candidat serait assez proche des leaders, Moustapha Niasse.

Un second tour semble donc possible même s'il encore trop tôt pour affirmer avec certitude qu'il y en aura un. La date du 18 mars est évoqué pour cet éventuel second "round".

L'élection présidentielle au Sénégal est donc l'une des plus palpitante des dernières années. Le taux de participation a été relativement élevé au premier tour (au moins 60%), et il pourrait augmenter dans l'éventualité d'un second tour. Le mot d'ordre des candidats d'opposition est de se rallier à celui qui pourra battre le président Wade. Il sera donc difficile pour ce dernier d'être réélu s'il ne triomphe pas dès le premier tour.

Il faudra attendre encore quelques jours avant d'avoir les résultats complets du premier tour. À suivre !


25 février 2012

Compromis proposé par l'UA au Sénégal

Image - rfI
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Les choses se corsent encore un peu plus à la veille du premier tour de l'élection présidentielle au Sénégal.

Le président du Bénin, Thomas Boni Yayi, actuelle président de l'Union africaine, a proposé, selon le Nouvel Observateur, que celui qui sortira gagnant de l'élection (probablement le président actuel Abdoulaye Wade) ne reste en poste que deux ans.

Ce serait une solution de compromis.

""Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo."

Le fait que le président Wade accepte l'idée d'écourter son mandat est un signe d'ouverture. Est-ce que sera suffisant pour arriver à une entente négocier au Sénégal ? À la lumière de l'article du Nouvel Obs, il semble que non car l'opposition réclame en réalité le départ pur et simple du président et le déclenchement de nouvelles élections d'où il serait absent. Il y a donc encore beaucoup de chemin à faire avant d'en arriver à une entente.

La situation était calme à Dakar samedi. Le vote aura lieu dimanche. Ce sera, pour ainsi dire, l'heure de vérité. Il est somme toute assez peu probable que le pays sombre dans la violence comme le prédisent les plus pessimistes. Par contre, il faudra bien trouver un compromis entre l'installation "longue" du président réélu et son départ immédiat. Deux situations extrêmes qui entraîneraient quant à elles certainement des troubles.

22 février 2012

Tentatives de manifestations au Sénégal

Un jeune homme est mort dimanche soir à Rufisque, dans la banlieue de Dakar, après avoir été blessé à la tête par une pierre lors d'affrontements avec des policiers, a déclaré lundi son tuteur, un imam de la confrérie musulmane tidiane.
(c) Afp
Manifestation au Sénégal
Image AFP / Le Nouvel Observateur
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Le Nouvel Observateur rapporte de vives tensions au Sénégal en ces derniers jours précédant le scrutin du 26 février. Ce jour-là aura lieu le premier tour de l'élection présidentielle.

Malgré l'interdiction de manifester, il y aurait eu plusieurs tentatives de la part de membres de l'opposition. Ce fut le cas notamment de rassemblements vite dispersés à Dakar et ses environs. Il y a eu au moins un mort à Rufisque en banlieue de la capitale. 

"Au total, selon des sources concordantes, six personnes sont mortes dans des violences liées à la contestation, depuis fin janvier, de la candidature de M. Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir.
Lundi, Amnesty International Sénégal (AIS) et la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) ont évoqué "neuf morts et des dizaine de blessés" pendant cette période. [...] Le Mouvement du 23 juin [...] avait appelé à manifester à nouveau Place de l'Indépendance, dans le centre-ville. La police avait bouclé les accès menant à la place, suscitant des craintes de nouvelles violences.Candidat d'opposition à la présidentielle, Cheikh Bamba Dièye a, le premier, tenté d'accéder Place de l'Indépendance. "Je suis obligé de mendier ma liberté pour qu'on me laisse le droit de passer", a-t-il déploré devant la presse, excluant toute confrontation avec les forces de l'ordre.
"

C'est donc dans ce climat tendu que l'élection aura lieu dimanche. Il ne semble pas toutefois que l'ampleur du mouvement de protestation soit comparable à celui qui a frappé les pays arabes le printemps dernier.

21 février 2012

Iran to take pre-emptive action if endangered, warns top general

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D'après une dépêche de l'agence Reuter reprise dans le journal en ligne Haaretz l'Iran serait prête à lancer des attaques préventives si son gouvernement jugeait que des menaces sérieuses pesaient sur elle.

Voilà qui n'est rien pour apaiser les tensions qui règnent déjà depuis un certain dans la région. Haaretz cite le général iranien Mohammed Hejazi :


"Our strategy now is that if we feel our enemies want to endanger Iran's national interests, and want to decide to do that, we will act without waiting for their actions," Mohammad Hejazi told Fars news agency."



20 février 2012

A victory, but at what price?

Bio Image - LIEUTENANT-GENERAL BOUCHARD J.J.C. , CMM, CD
Lieutenant-général Bouchard
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David Publiese signe un excellent article dans le Ottawa Citizen sur le coût politique de la victoire canadienne en Libye célébrer par ailleurs en grande pompe en novembre dernier à Ottawa. C'est à cette occasion que le lieutenant-général Bouchard a reçu la Croix du service méritoire (division militaire) pour ses services exceptionnels comme commandant de la Force opérationnelle interarmées multinationale qui a soutenue la rébellion en Libye.

La démolition du régime de Mouamar Kadhafi (sur qui personne ne pleure en tant que dictateur vaincu) a eu, en effet, d'après Publiese, des conséquences importantes dont il faut tenir compte dans l'évaluation de la participation canadienne à la guerre de libération libyenne.

Ces conséquences sont:

1) D'abord la dissémination d'armes aux groupes terroristes comme Al-Quaïda au Maghreb islamique. Ce groupe salafiste terrorise le Nord de l'Afrique depuis plusieurs années. Il a plusieurs enlèvements à son actif. AQMI a reçu la sanction d'Ousama Ben Laden il y a quelques années et bien que le mouvement origine de l'Algérie il opère au Sénégal, au Mali, au Niger et en Mauritanie. (Plus d'une centaine de soldats maliens ont, par exemple, été massacrés dans le Nord du Mali avec des armes d'origines libyenne il y a environ deux semaines).

2) Ensuite le retour de nombreux travailleurs étrangers dans leurs pays d'origines, ce qui a pour conséquence de gonfler les rangs des chômeurs dans de nombreux pays d'Afrique, dont le Mali par exemple.

3) Finalement, l'instauration du règne de la terreur en Libye où les nouveaux maîtres ne respectent aucunement les principes démocratiques, en général, et les droits de l'Homme, en particulier, et se livrent à toutes sortes d'abus, y compris la torture. Voici comment l'auteur présente les choses à ce sujet :

"Equally troubling for countries that supported the rebels was the ongoing widespread detention of individuals and the use of torture in the new Libya. 
An estimated 8,500 men, women and children are still being held in detention centres run by various militias. Navi Pillay, the United Nations high commissioner for human rights, reported that the detainees were being tortured and that both male and female prisoners were being raped.
In January, Médecins sans Frontières pulled its medical staff from detention facilities in Misrata after they determined more than 100 people had been tortured. The group's doctors were being asked to keep prisoners alive so they could be tortured again.
Around the same time, Amnesty International reported that up to a dozen people had been tortured to death by Libya's new National Military Security agency.
In early February came the news that Libya's former ambassador to France, Omar Brebesh, had been killed shortly after being arrested by a militia group. According to the autopsy, he died after suffering "multiple bodily injuries and fractured ribs."
Such cases prompted Canada's Foreign Affairs Department to deliver a diplomatic note rebuking Libya for allowing such activities to take place.
But Libyan officials dismissed allegations of torture as unfounded. The head of Misrata's military council, Ibrahim Beitelmal, instead claimed that human rights organizations such as Amnesty International and Médecins sans Frontières were part of "Gadhafi's fifth column.""

L'un des facteurs qui expliquent les dérapages en Libye seraient la perte de contrôle par le Conseil national de transition (CNT) qui assurait la jonction entre les pays occidentaux et les rebelles pendant la guerre contre le régime de Kadhafi. Le CNT n'aurait maintenant plus beaucoup d'influence. Ce serait plutôt les milices (souvent islamistes) qui détiendrait le pouvoir réel sur le terrain, et en abuserait.

Le bilan de la victoire canadienne en Libye est donc, pour le moins, nuancé.

Syria, Al Qaeda, and cognitive dissonance for fans of intervention

PhiGéo

Le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, vient, d'après le Christian Science Monitor, de lancer un appel aux musulmans afin qu'ils fassent tombés le régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Si vous êtes un fervent opposant d'al-Assad vous avez donc comme allié le chef d'al-Qaïda. Les salafistes comme al-Zawahiri s'en prennent, en effet, depuis toujours aux régimes "laïcs" comme ceux des dictateurs comme l'était Moubarak en Égypte ou al-Assad en Syrie. C'est donc un paradoxe de voir de que le "printemps arabe" décrit par plusieurs comme une défaite des intégrismes musulmans est en train de se transformer (par exemple en Libye) en terrain de jeux pour les membres d'al-Qaïda et leurs "affiliés" comme les appellent les services de renseignements américains.

En ce qui concerne la rébellion en Syrie, il semble que certaines attaquent contre le régime soient bel et bien menées par des salafistes:

"US officials have started claiming that there is evidence of "Al Qaeda" behind some of the attacks on government forces in Syria, though what precisely they mean by "Al Qaeda" they don't say (the term seems to have become a catch-all for "Sunni jihadi"). Meanwhile, some analysts say Iran is watching all this with alarm, since Syria is something of a client regime and the loss of Assad could leave it more vulnerable to the machinations of enemies like the US and Israel."


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