1 septembre 2011

La Libye s'engage dans une transition à hauts risques ?

PhiGéo

Nicolas Sarkozy accueille, jeudi, le leader du Conseil national de transition libyen, Moustapha Abdeljalil (au centre), et son numéro deux, Mahmoud Jibril, au Palais de l'Élysée.
Moustafa Abdeljalil, leader du CNT, Mamoud Jibril son adjoint et Nicolas Sarkozi
D'après Le Figaro, la "conférence des amis de la Libye" tenue à Paris a permis de débloquer plusieurs milliards de dollars que le CNT pourra utiliser pour commencer à rebâtir l'administration de ce pays. Une soixantaine de pays participaient à la réunion organisée par le président Sarkozy et le premier ministre Cameron. L'absent le plus remarqué était l'Afrique du Sud qui ne reconnaît toujours pas le nouveau pouvoir en Libye. la RSA reproche aux rebelles libyens de faire feu sur tous les africains d'origine sub-sahariennes comme s'il s'agissait d'ennemis mortels, de mercenaires au service de Kadhafi et en guerre à mort contre eux alors qu'il s'agirait souvent de simples travailleurs étrangers.

La situation sur le terrain n'est, par ailleurs, pas encore stabiliser et il y a encore de la résistance de la part des partisans du "colonel" Kadhafi:

"Stabiliser le pays et normaliser ses relations de voisinage ne sera pas le moindre défi que devra relever la Libye nouvelle. La fin des combats se fait toujours attendre. "Le sort des armes ne peut plus s'inverser, mais la force de nuisance des pro-Kadhafi, les snipers notamment, reste importante", note-t-on à l'Élysée. L'Otan poursuivra ses frappes "tant que cela sera nécessaire", a averti David Cameron."

Le président Sarkozy a insisté pour sa part sur l'importance du pardon et de la réconciliation pour assurer la reconstruction du pays et sa réussite dans l'avenir. La "feuille de route" de la Libye se présente de la manière suivante:

"La «feuille de route» institutionnelle du CNT prévoit, sur dix-huit mois, la mise en place d'un gouvernement provisoire, d'une Assemblée constituante et l'adoption par référendum d'une Constitution suivie d'élections générales. Mais le projet est loin d'être finalisé."

S'il y a encore beaucoup d'incertitudes en Libye, du moins les choses commencent-elles à se préciser. Les autorités françaises ne semblent pas craindre la montée possible de l'islamisme radicale malgré la présence d'anciens partisans d'al-Qaida parmi les rebelles. L'avenir saura nous dire si les craintes exprimées à ce sujets par plusieurs analyses étaient exagérées. D'après moi, elles le sont en bonne partie même s'il faut demeurer vigilant : on ne sait jamais...

Le Figaro - International : La Libye s'engage dans une transition �hauts risques�:

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