20 novembre 2006

Les nations des libéraux

Il y a un drôle de débat au sein du parti libéral du Canada depuis quelques temps. Ce parti est depuis toujours l'incarnation politique du Canada, de son unité et de son projet. Peut-être utopique, peut-être contraignant, le projet du parti libéral a toujours été clair jusqu'à maintenant.

Le projet du parti libéral devient en effet plus flou depuis que l'aile québécoise, sous l'impulsion du sénateur Joyal, du député Coderre et de l'astronaute Garneau a adopté une résolution sur la reconnaissance du Québec comme nation. Il s'agit peut-être d'une manoeuvre tactique pour attirer les Québécois "séparatistes mous", quelque chose qui ressemblerait donc aux manoeuvres traditionnelles du parti conservateur. Les Québécois "séparatistes mous" seraient conviés à joindre les rangs des libéraux plutôt que ceux des conservateurs. Pourtant ce ne sont pas les "séparatistes mous" qui ont jadis votés pour le parti conservateur, ce sont les "séparatistes" tout court qui l'on fait car les "séparatistes mous" n'existent pas, ou presque pas. Les penseurs de la nouvelle stratégie libéral me semblent cibler une cible qui n'existe pas !

Pour avoir le vote des "séparatistes", il faut d'abord et avant tout avoir un chef québécois. Ce chef peut-être fédéraliste de stricte observance (comme l'était Pierre Trudeau), ou néofédéraliste (comme l'était Brian Mulroney), cela n'a aucune importance ! Mais seul le parti conservateur a réussi à gagner au Québec avec un chef d'une autre province depuis cinquante ans. Le souvernir de cette victoire ne doit d'ailleurs pas être très bon puisque les libéraux n'ont plus jamais été battus au Québec par les conservateurs !

M.I.

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